La Revue de presse d’octobre 1926 dans L’Avenir d’Arcachon

 LA VIE QUOTIDIENNE ARCACHONNAISE

IL Y A CENT ANS, EN 1926, VUE PAR L’AVENIR D’ARCACHON

DU MOIS D’OCTOBRE 1926

La saison d’été se ferme, voici la rentrée, et la préparation de la saison d’hiver.

L’Avenir d’Arcachon, publiera de nombreux articles sur l’ouverture des écoles privées et les inscriptions possibles.

Quelques excursions encore possibles à cette époque.

Mais les sujets importants qui seront redondants tout le mois seront :

  • la fête du littoral du Bassin avec les dessous de l’élection des reines ;
  • la puanteur et la saleté à Arcachon et la réfection de l’avenue des Mérics ;
  • sans oublier le Conseil municipal et ses actions.

NB : On remarquera qu’il n’y a aucun article sur l’actualité de la France au sens large.


L’avenue des Mérics

Sa progression – Son histoire

L’avenue des Mérics, qui va devenir une véritable rue, est un signe des temps. Nulle voie si ce n’est sa proche parente la Règue Blanque, Ne peut mieux servir de baromètre à la progression constante, à la prospérité sans cesse accrue, de notre ville du côté de Saint-Ferdinand et de l’Aiguillon.

Déserte, il y a 5 ou 6 ans à peine, la voici maintenant bordée d’habitations dans la quasi-totalité de son parcours. Ses environs, il y a si peu de temps forestiers dans la partie haute, champêtre dans la partie basse, n’offre plus au regard des passants, dans cette dernière partie surtout, qu’une agglomération de modestes villas, parfois de simples maisonnettes, entourées de petits jardins. Dans ces jardins, s’accumulent de plus en plus au détriment des espaces libres, d’inévitables dépendances, chais, volières, clapiers, ateliers, etc. Tout cela tend à cette confusion, à cette profusion de choses et d’individus qui, à l’entrée de toutes les villes en constituent les faubourgs.

On chercherait vainement dans ces lieux le cordier qui, avant la guerre, s’était tranquillement établi sous les teints de l’antique forêt.

On ne marchandait pas alors à cet artisan l’espace nécessaire à la fabrication, à l’allongement indéfini de ces cordages. Il l’étendait sous un dôme de verdure. Le vent bruissait dans la ramée, imitant le grondement de la mer ; le soleil dorait la cime des grands pins, piquetait le sol de taches lumineuses à travers les branchages. Les jours de chaleur, les cigales scandaient la fuite du temps. Lui, tout en tressant sa marchandise, faisait chorus avec les pinsons et les rossignols …

Le machinisme supprima le Cordier ; le mercantilisme morcela, déboisa, nivela le terrain sur lequel le gagne-petit travaillait.

Que reste-t-il de ce touchant souvenir ? Une ébauche de rue qui, de l’avenue des Mérics descend dans la lède devenue populeuse. On baptisa cette descente : rue Cordier. Avant tout, l’on se demandera ce que ce nom veut dire.

L’avenue des Mérics a une histoire. C’est l’un des plus anciens chemins d’accès d’Arcachon. À ce titre, au moment où, sur le point d’être mise en parfait état de viabilité, elle va devenir digne de faire partie de notre agglomération urbaine, il est curieux de rappeler ses origines.

Ce fut d’abord l’un des deux chemins de sable qui, de La Teste, après la traversée ou le contournement des marais aujourd’hui disparus, conduisait à la chapelle de Notre-Dame d’Arcachon à travers la forêt sauvage et déserte. L’autre chemin était la Règue Blanque. Ils se rejoignaient à l’endroit où devaient être plus tard notre passage à niveau du cours Desbiey. Au lieu de finir avenue du Collège comme de nos jours, – cette dernière avenue n’existait pas alors, non plus que le boulevard Deganne,- le chemin continuait en sautillant et serpentant à travers les dunes boisées pour aboutir à ce passage à niveau.

Il épousait ensuite le tracé de notre actuel cours Desbiey. À ces époques lointaines, le boulevard de la plage n’était pas construit.

Les pins de la forêt, escaladant des monticules de sable maintenant aplanis, baignait presque leurs pieds dans les eaux du Bassin.

Enfin Arcachon, station balnéaire, naquit. Le cours Desbiey fut classé comme chemin vicinal dans son long parcours.

L’ouverture du boulevard Deganne en 1900 changea complétement l’aspect des lieux : La partie de l’ancien chemin comprise entre l’avenue du Collège et l’origine actuelle du cours Desbiey sur ce boulevard fut déclassée. De nombreuses constructions s’élèvent sur son ancien emplacement, entre autres le presbytère. L’autre partie, entre le boulevard Mestrezat et l’avenue du Collège devenue inutile comme chemin d’accès fut classée dans la voirie urbaine et s’appela d’abord rue Alexandrine, avant de prendre le nom d’avenue des Mérics.

Longtemps inhabitée on la laissa sans entretien, sans se soucier des marécages que son niveau très bas laissait se produire, l’hiver, du côté de la rue de la Pêcherie.

Tous ces inconvénients vont disparaître. Il était temps car on n’est plus à la campagne avenue des Mérics mais bel et bien en pleine ville.

Albert de Ricaudy (Avenir d’Arcachon du 31/10/1926)

Plan 1908 maj en 1926 : (plan complet HD)


L’Avenir d’Arcachon du 10/10/1926

RÉCLAMATION

Jusques à quand les riverains de l’avenue des Mérics attendront-ils les travaux de réfection et d’assainissement de cette avenue ?

Voici plusieurs années que ces travaux s’imposent, que le Conseil municipal s’est prononcé en leur faveur, il a voté des crédits pour cet usage et l’on ne voit rien venir.

La dernière délibération prévoyez un crédit de 76 800 francs en décembre 1925.

On nous dit que ce n’est pas assez car tout augmente. Possible. En tout cas il faut voter davantage. Mais il faut surtout ne pas attendre que ça augmente encore plus.

Allons ! Le taux d’actualité de l’avenue des Mérics est largement venu.

On ne peut laisser ses habitants, cet hiver encore, au milieu des marécages d’un bas-fond insalubre, privé d’eau, de gaz, de trottoirs, d’égouts, de tout ce que la civilisation et la réputation d’Arcachon exigent.

À l’œuvre Messieurs nos Édiles, à l’œuvre M. Souchet ! Ou il faudrait désespérer de vous…


INCURIE

L’infecte compagnie des Chemins de Fer du Midi se moque du monde. Toujours des retards de trains. Hier matin, vendredi, le train de 08h20 n’est arrivé qu’à 09h30 ; celui de 09h32 à 10h20. Les marchands de journaux se morfondent et perdent leur temps. Au marché, on attend les marchandises inutilement. Il n’en résulte un grave préjudice pour beaucoup de gens.

Et toujours les barrières pourries le long desquelles s’amassent les ordures. Qu’en pense la commission d’hygiène ? Pourquoi ne pas dresser des procès-verbaux ? La puissante compagnie est-elle au-dessus des lois ? Nous demandons une action énergique. Il est temps que ce scandale cesse.

Albert Chiché


L’avenir d’Arcachon du 17/10/1926

Tous les matins, on vide les bourriers au Stade Matéo-Petit, pour les enlever plus ou moins complétement le soir ou le lendemain. Le voisinage en est empesté. Les habitants du boulevard Deganne protestent avec indignation et appellent l’attention de la Commission d’hygiène sur cet état de chose peu hygiénique.


Tandis que le temps se maintient au beau pendant la journée, il pleut la nuit. On ne s’en aperçoit que devant la ferme Saint-Yves du prince De Broglie. Un cloaque immonde d’eau boueuse mine les murs de la ferme et les autos passent en soulevant jusque dans l’intérieur des voitures des tourbillons d’une eau jaunâtre et nauséabonde. Qu’attend-on pour faire cesser ce spectacle dans une ville qui a mérité le nom de reine de la Côte d’Argent ?


Parole ouverte aux lecteurs :

Arcachon le 10 octobre 1926

Monsieur,

La saison estivale étant finie. Voici quelques desiderata pour l’été 1927 :

1°) toujours les mêmes récriminations contre les odeurs nauséabondes des égouts et des urinoirs. C’est vraiment infect durant les grandes chaleurs.

2°) Réparation des Bornes-fontaines et prises d’eau qui perdent l’eau nuit jour. D’où gaspillage dont les ménagères ne sont pas en cause.

3° Voir à empêcher la déperdition du gaz aux anciens réverbère probablement mal suturés tels que ceux des marches de Notre-Dame ; l’odeur du gaz y est toujours très forte.

4°) Avant la saison prochaine 1927 quelques journées de travail à des personnes dans le besoin, pour débarrasser la plage des tessons de verre, de faïence, vieux fers, toujours en abondance et si dangereux aux pieds des enfants.

5°) Dans la grande sécheresse, les trottoirs forment des trous de sable ; on ne semble plus y pratiquer le pilage à sable cimenté. Pourrait-on faire payer uniformément de moitié Ville et propriétaires en bordure ?

Je viens à Arcachon depuis plus de 30 ans ; j’y ai vu, certes, beaucoup de progrès, mais il en reste à faire et j’espère en voir quelques-uns de plus dont les habitants bénéficieront tous les premiers.

Avec mes sincères salutations de Bordelaise.

Une lectrice S. H.


L’Avenir d’Arcachon du 31/10/1926

Le prince de Broglie a entamé un procès contre la ville à propos du lac boueux qui vient battre les murs de sa ferme La Farandole, de ses eaux nauséabondes.

On prétend que l’administration municipale va faire des offres au Prince. Il s’agirait de construire un pont au-dessus du lac, d’y faire pousser des nénuphars et d’y organiser des courses de canards et des régates de bateaux en papiers.


NOS REINES


L’Avenir d’Arcachon du 17/10/1926

Avant que s’efface le souvenir de nos fêtes d’été, parlons des Reines qui les embellirent : Mesdemoiselles Yvonne Lauga et Alonzo. Leur triangle fut complet, mais un ressentir à travers les louanges dont on les accabla, quelques piqûres d’épingle sensibles à la délicatesse de leur épiderme.

La première semblait désignée par sa grâce et sa beauté pour être choisi comme reine du Bassin. Elle l’eût certainement été en cas d’élection, mais les membres du comité, fuyant lâchement les responsabilités et craignant des amours propres, décidèrent de s’en remettre au sort, et le sort aveugle fut favorable à la reine de La Teste qui décrocha ainsi le superbe diadème et le magnifique collier généreusement offert par un bijoutier de l’avenue Gambetta.

Le lendemain de la fête où tout s’était passé avec une correction irréprochable, sous la surveillance d’hommes rigides tels que MM. Ferrut et de Ricaudy, Notre gentille reine reçut un affront aussi grave qu’injuste : Monsieur le curé de Saint-Ferdinand lui signifia qu’elle était chassée du patronage des Enfants de Marie parce qu’elle avait dansé au Casino. Voilà qui n’est pas encourageant pour les jeunes filles dont on ira solliciter le concours ! M. de Mendivil s’est montré, dans la circonstance, bien rigoureux. Il n’y regarde pas de si près lorsqu’il s’agit de recueillir de l’argent pour son clocher ; en ce cas, les bénéfices d’un bal de charité ne lui font pas peur. On dit qu’il y a avec le Ciel des accommodements. M. Le curé ne s’est pas montré accommodant le jour où il a cru devoir prendre une semblable décision.

Mademoiselle Alonzo eut un règne plus long, plus brillant et plus fructueux, bien qu’elle ait à se plaindre de la mesquinerie de certains procédés. D’abord on l’a placée dans un wagon de troisième classe, ce qui n’est pas convenable pour une reine. Elle avait droit à la première classe. Passe encore pour la deuxième, Mais en troisième, avec les marchands de de la halle ! Fi, fi, Messieurs du syndicat d’initiative. Êtes-vous socialistes ou communistes pour traiter ainsi une tête couronnée.

Conduite à Paris, au grand Opéra, nommées Reine de France à Vichy, grisée d’hommage et d’adulations, elle pensait qu’à son retour dans notre ville on lui ferait à la gare une grandiose réception. Personne ne s’est dérangé ; rien, ni tambours, ni trompettes, ni délégations, pas même un adjoint en queue de morue pour lui adresser un compliment. Elle semblait une reine détrônée, abandonnée par ses courtisans.

Par contre, le maire de Vichy, homme généreux et bon, lui a donné un billet de mille francs ; les cadeaux qu’elle a reçus de différents cotés représentent une valeur de cinq mille francs environ. Mais le Syndicat d’initiative d’Arcachon a décidé de lui réclamer un reliquat de 176 francs sur la somme à elle remise pour ses frais de voyage. Voilà qui est bien mesquin !

Et les gens de l’opposition, car il y a une opposition dans tous les royaumes, lui ont reproché d’être Espagnole. Est-ce un crime ?

Au lieu de critiquer cette jeune fille […] une société cinématographique lui a offert 3 000 francs par mois. Elle a refusé parce qu’elle est fiancée au contremaître de l’entreprise chargée de construire la route de la Teste à Pyla-sur-Mer. Elle veut déposer la couronne pour se consacrer à des devoirs plus sérieux.

Appartenant à une famille très nombreuse, elle ne porte en dot que sa vertu et ses charmes ; c’est déjà beaucoup. Fiancée avant d’être reine, n’ayant accepté ce rôle qu’avec la permission de son futur, elle marchera bientôt à l’autel, la tête ceinte de la plus belle des couronnes, celle de fleurs d’orangers. En attendant elle est vendangeuse, ainsi que Mademoiselle Lauga, preuve de leur modestie.

À toutes deux je souhaite sincèrement d’être plus heureuse que Marie-Antoinette, guillotinée, que la dernière impératrice de Russie, et tant d’autres souverains […] qui n’ont pas eu le bon sens, comme nos gentilles reines, d’abandonner la pourpre royale pour aller faire les vendanges.

Albert Chiché – Ancien député de Bordeaux


L’Avenir d’Arcachon du 24/10/1926

RECTIFICATION

Bordeaux le 21 octobre 1926

Mon cher Directeur,

Dans votre article sur « Nos Reines » paru dans le dernier numéro de votre journal, quelques erreurs se sont glissées ? Veuillez me permettre de les rectifier dans l’intérêt du Syndicat d’initiative qui a le plus grand souci de ses obligations.

En effet à son arrivée de Vichy, Mademoiselle Alonzo était attendue par une délégation de cinq membres du Syndicat à la tête de laquelle je me trouvais. Un vin d’honneur a suivi sa réception.

Enfin le syndicat qui n’avait rien à lui réclamer, non seulement a pris à sa charge tous les frais du voyage d’agrément qu’elle a fait à Paris et qui n’était pas prévu, mais encore lui a voté le don d’une somme de deux cents francs.

Soyez persuadé, mon cher Directeur, que la Reine des Reines de France, a été l’objet de la part du Syndicat, de tous les égards qui lui étaient dus.

Bien cordialement vôtre.

D. Valleau, président du Syndicat d’initiative.


L’Avenir d’Arcachon du 31/10/1926

Méa culpa

Au sujet des reines : […] Combien il est difficile, en toute chose, de connaître la vérité ! …M ; Valleau nous a écrit pour démentir. Cette jeune reine n’a rien à reprocher au Syndicat, mais elle peut se plaindre à juste titre des personnes qui la poursuivent de leurs calomnies. On a été jusqu’à l’accuser d’avoir dérobé une plante verte […]

Le curé de Saint-Ferdinand, lui aussi, est entré en polémique, non par la plume, mais par la parole : du haut de sa chaire de son église […] nous n’avons aucune autorité épiscopale pour censurer ses actes.

Albert Chiché Ancien député de Bordeaux


L’Avenir d’Arcachon du 24/10/1926

Séance du conseil Municipal du 19 octobre 1926

Résumé :

20 édiles présents sur 27. La séance est remarquée très « calme » par rapport aux séances habituelles.

  • Question de l’avenue des Mérics : il faut voter un budget de 215 000 francs contre 25 000 la première fois et 75 000 la deuxième fois !
  • Bon, maire, incitera tous les propriétaires riverains en plus des 12 déjà partants à s’abonner à la Cie des eaux et de financer à hauteur de 25 000 francs les travaux d’asséchement du bas fond (sur 50 000 francs). C’est voté.
  • Quelques budgets pour des travaux courants vont être approuvés (réparation escalier Turenne ; toit de l’église Notre-Dame ; éclairage des jetées ;
  • Affaire Armaingaud. Il s’agit de la vente du sanatorium. Le maire refuse toute explication et dit juste que le fondateur de l’établissement veut tout simplement passer la main à la Ville après son décès. Il s’agissait d’accepter le délai de 3 mois après le décès pour ce faire. Mais à la lecture de différents articles en octobre on comprendra que cela ne passe pas auprès de la population.
  • Le Conseil municipal vote son accord pour l’accueil d’une école de jeune fille en Ville d’Hiver, villa Simonne Juliette, contre l’avis du maire. (vote secret pour ménager les susceptibilités).
  • Vote pour allouer un budget dans le but de numéroter les villas et la pose des noms de rues.
  • Le personnel municipal est très mal payé, des articles de journaux parleront de cette misère. Le Maire s’engage à augmenter le salaire du personnel municipal.

On apprend :


L’Avenir d’Arcachon du 24/10/1926

MM.Veyrier-Montagnère, Loude, Dr Baudin, Lafon, Dumora viennent d’acheter l’Ile aux Oiseaux à MM. Cameleyre frères. Que vont-ils en faire ?

 

 

 


L’Avenir d’Arcachon du 31/10/1926

 Lundi, jour de la Toussaint, nous espérons que le cortège officiel, après avoir visité les tombes de nos soldats français […] ira saluer les Nègres et les Annamites qui ont versé leur sang (qui a la même couleur que le nôtre) pour défendre la civilisation européenne.

Quelle dévastation ! On dirait que les Boches sont passé par là. Les poteaux qui portent les noms de ces héros noirs ou jaunes jonchent le sol et ceux qui restent encore debout ont les inscriptions effacées par les pluies. Il n’y a pas besoin d‘aller sous l’Arc de Triomphe pour voir la tombe du Héros inconnu, un petit pèlerinage au cimetière d’Arcachon suffit.


L’Assistance publique de Paris va-t-elle s’installer au sanatorium du Moulleau ? Devant le silence inquiétant du Maire et des conseillers à la dernière réunion du Conseil municipal, cette question est à l’ordre du jour, et nous publierons avec plaisir les avis, même anonymes, de ceux qui voudront bien éclairer notre lanterne journalistique.


* ET PENDANT CE TEMPS, SUR LES UNES DU QUOTIDIEN

01/10 :

  • L’entrevue Chamberlain-Mussolini- Le communiqué officiel précise que « les deux hommes d’État ont eu « la satisfaction de voir se confirmer l’intimité des relations italo-britanniques et la coïncidence de la ligne suivie par les gouvernements pour la solution des plus importants problèmes européens ».
  • Le Conseil des ministres se prononcera aujourd’hui sur les économies proposées par M. Herriot.
  • LONDRES- MELBOURNE ET RETOUR – Alan Cobham a amerri hier soir à Sartrouville : il repart ce matin à 11h pour Londres où il arrivera vers 3h30.

02/10 :

  • IMPORTANT CONSEIL DES MINISTRES – Le gouvernement réalise de nouvelles économies.
  • Alan Cobham reçoit à Londres un accueil enthousiaste : L’aviateur a terminé son raid de 45 000 kilomètres en amerrissant sur la Tamise.

03/10 :

  • En Angleterre un avion français prend feu et s’écrase sur le sol – 7 morts
  • LA SITUATION DU BUDGET ET DE LA TRÉSORERIE – Dans une lettre adressée aux présidents des commissions des Finances de la Chambre et du Sénat, M. Poincarré indique les principaux éléments de la situation financière. Il compte, pour poursuivre et achever l’œuvre de redressement, sur la confiance du Pays et du Parlement.

04/10 :

  • LE GALA INTERNATIONAL DE SPORTS FÉMININS FUT UN MAGNIFIQUE SPECTACLE DE FORCE ET DE GRÂCE

05/10 :

  • PARIS-BENDER-ABBAS – 5200 kilomètres sans escale ! La prodigieuse randonnée de Challe et de Weiser

06/10 :

  • LE CABINET DÉSIRE QUE LES CHAMBRES STATUENT AVANT LA FIN DE L’ANNÉE SUR LE BUDGET ET SUR LES DETTES.

 

07/10 :

  • LE SALON DE L’AUTOMOBILE OUVRE AUJOURD’HUI

09/10 :

  • LE TELEPHONE AUTOMATIQUE A PARIS – Les travaux de transformation vont commencer.

11/10 :

  • LES ANCIENS COMBATTANTS REMETTENT À M. POINCARRÉ UNE RÉSOLUTION SUR LE RÈGLEMENT DES DETTES INTERALLIÉES.

12/10 :

  • LA PRÉPARATION DU SERVICE D’UN AN – Les deux projets de M. Painlevé sont prêts et la commission de l’Armée les recevra dans quelques jours.

13/10 :

  • LE PROJET DE BUDGET POUR 1927 EST EN SUPER-ÉQUILIBRE – Aucun impôt nouveau, amortissement de la dette publique.
  • LE MUSÉE DE CHANTILLY CAMBRIOLÉ – le cabinet des gemmes mis au pillage.

15/10 :

  • LES TROUBLES EN CHINE – Un aviso français essuie des coups de feu sur le Yang-tse-Kiang. Deux matelots atteint, l’un tué l’autre blessé.

16/10 :

  • AU CONGRES RADICAL DE BORDEAUX  – Maurice Sarraut sera président du Parti.

20/10 :

  • LE MANIFESTE DES BANQUIERS EN FAVEUR DU LIBRE ÉCHANGE.

21/10 :

  • LA CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS S’EST OCCUPEE HIER DU DÉSARMEMENT DU REICH
  • UN CYCLONE RAVAGE CUBA ET S’AVANCE VERS LA FLORIDE À LA VITESSE DE 150 KM/H.

25/10 :

  • LA Belgique STABILISE SON FRANC À 175 PAR LIVRE STERLING

26/10 :

  • LA Belgique A DÉSORMAIS UNE DOUBLE MONNAIE- Le Belga valant 75 centimes-or, ou 5 Francs-papier sera employée pour les règlements internationaux, la monnaie de change ; le Franc-papier restera monnaie légale pour la circulation intérieure et pourra être convertie en Belga.

30/10 :

  • LES ÉLECTIONS AUX ÉTATS-UNIS AURONT LIEU MARDI PROCHAIN – Que les Républicains ou les Démocrates l’emportent, les dissidents du groupe Lafollette seront probablement les arbitres de la situation.
  • LE RECORD AÉRIEN LE PLUS LONG ENCORE BATTU : Coste et Rignot ont atterri à Djask à l’extrémité méridionale de la Perse. Ils ont franchi une distance de 5 400 kilomètres. Le précédent record par Challe et Weiser sur Paris-Bender-Abbas était de 5 170 kilomètres.

31/10 :

  • Le procès de la belle-mère meurtrière : CONDAMNÉE À MORT. Les jurés n’ont délibéré qu’un quart d’heure et ont rendu un verdict affirmatif. Auparavant, l’accusée avait demandé pardon à la famille de la victime.

Claude-Valérie COHEN

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Aimé

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