Mios – La balade des gens heureux !

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À la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Mios devient commune.

C’est aux Celtes ses ancêtres

Que Mios doit son nom sonore,

Le pays de Buch pour décor,

C’est ainsi qu’on l’a vu naître.

Près de l’Eyre qui serpente,

Mios est dévoué à Saint Martin,

Le soleil s’y lève tôt le matin,

La porte de l’océan est béante.

La chapelle Saint-Brice disparue

A pourtant laissé sa source,

Mais le temps poursuit sa course

Dans ce pays qui pousse dru.

Sur les berges de l’Eyre, au lieu-dit « Le Lavoir », site classé par arrêté du 16 septembre 1942, à la rencontre de l’Eyre et du ruisseau d’Andron, un bois de feuillus s’est développé dans un méandre qu’un long plan d’eau tend à refermer et à transformer en presque-île. Le site classe en fait un élargissement remarquable de la forêt-galerie dans une dépression dite « La Fosse », où se côtoient les chênes, quelques pins, mais aussi en sous-bois de l’aubépine, des saules, des fougères. Le relief est légèrement ondulé par les cours d’eau qui sillonnent sporadiquement le bois en perçant de petits vallons accessibles. Sur les berges de l’Eyre, de petites plages aménagées ouvrent le bois à la lumière de la rivière rouille qui glisse sur le sable onduleux.

La forêt galerie s’étend tout le long de la vallée de l’Eyre et de ses affluents (le ruisseau du Get, le ruisseau de la Surgenne, le ruisseau de l’Audet, le ruisseau d’Andron, le ruisseau de Lacanau, etc.), dans les dépressions humides ou marécageuses. Elle connaît de nettes interruptions à hauteur du bourg. Cette voûte végétale qui forme un dôme au-dessus de la rivière, est la conséquence de deux phénomènes. Les arbres, qui poussent vers la lumière du ciel, se penchent, en même temps, vers la rivière, en raison du sol sableux des berges qui les retient difficilement. L’été, cette voûte laisse difficilement passer la lumière. L’hiver, on voit mieux l’entrelacement des troncs et des branches. Dans cette véritable coulée verte, fraîche et tranquille se développe un écosystème particulier, très différent de celui de la forêt de pins toute proche. Les principales espèces d’arbres présentes sont les chênes pédonculés et tauzin, châtaignier, robinier (espèce exotique), charme, aulnes, frênes, bouleaux, saules et noisetiers, ponctuellement accompagnés quelques pins maritimes. La faune se caractérise par la cistude d’Europe (l’une des deux espèces de tortues aquatiques d’eau douce de France, la seule endémique), le héron garde-bœufs, le ragondin, la grenouille verte, … L’eau, couleur rouille, glisse sur le sable onduleux.

Les bords de l’Eyre ne sont accessibles et aménagés qu’à très peu d’endroits (très proche du centre) ce qui laisse à ce site un caractère très naturel. Le site du lavoir bénéficie d’aménagements sur ses abords, qui contribuent à le mettre en valeur : son entrée est marquée par une prairie cernée de chênes, la place Birabeille, qui accueille une aire de jeux pour enfants. Cet espace permet de mettre une distance par rapport au camping qui s’est construit à proximité. À l’entrée plus immédiate du bois, deux bâtiments accueillent les visiteurs et groupes scolaires ; des bancs et des tables en bois sont mis à leur disposition sous ce pré-bois de pins clair. Ce lieu forme une antichambre au site classé mais introduit aussi à un parcours sportif de 2,4 km dans les bois situés au-dessus de la dépression. Entre cette antichambre et la prairie, un ancien lavoir a été marqué par l’aménagement d’une plate-forme en bois qui donne accès à l’eau et offre un point de vue remarquable sur l’Eyre et sa forêt-galerie.

Si les différents équipements et aménagements autour du site participent à la mise en valeur et à l’accessibilité de ces berges exceptionnelles, le site reste fragile. Le plan d’eau tend aujourd’hui à se refermer et à se transformer petit à petit en zone humide. Son accès n’est pas entretenu, le chemin s’enfriche. Or cette pièce d’eau ouverte possède des qualités intéressantes au sein du bois qui l’entoure, qui justifient sa préservation : la diversité végétale de ses berges compose une ambiance distincte de celles que l’on rencontre dans le bois le long des chemins.

Randonnée :

Laissez-vous bercer par le son du courant d’Eyre et rencontrez la faune et la flore qu’abrite ce milieu à préserver.

Étape 1- Le parcours de 4,8 km (facile) débute à l’office de tourisme.

Étape 2 – À la sortie de l’office de tourisme prenez à gauche l’Allée de la Plage menant à l’Eyre. Au bout de l’Allée, prenez un sentier à droite menant à l’accrobranche « T en L’Eyre ». Passez une petite passerelle et rendez-vous devant l’accueil du site d’accrobranche. De là, suivez le petit sentier qui part dans la forêt sur votre droite. Au bout du chemin, vous arrivez à une intersection. Prenez sur votre gauche le Chemin de Lamothe (petite route se trouvant avant la piste cyclable), et continuez tout droit jusqu’à la « Zone Libellule ».

Étape 3 – Les rives de l’Eyre ; après avoir lu la planche graphique à l’entrée de la Zone Libellule, continuez tout droit sur environ 400 m, et, à la deuxième intersection prenez à gauche un chemin forestier en direction de l’Eyre. Au bout, prenez de nouveau à gauche et suivez la rive en remontant vers le site d’accrobranche et son point d’accueil.

Étape 4 – Retour à l’office de tourisme depuis le site de l’accrobranche : vous n’avez plus qu’à remonter l’allée de la Plage jusqu’à l’office de tourisme pour retrouver votre point de départ.

A – Zone Libellule : Si les stations d’épuration sont performantes pour la dépollution des eaux usées en matière de macro polluants (carbone, azote, phosphore), la zone libellule permet d’aller plus loin en jouant le rôle de zone tampon. Cette zone humide permet de réduire l’impact des eaux usées traitées sur le milieu récepteur, tout en stimulant la biodiversité locale.

B – Zone Natura 2000 : Le réseau de sites Natura 2000 a la particularité de protéger les habitats et les espèces plutôt que les seules espèces tout en tenant compte des activités sociales, économiques et régionales présentes sur le site. La vallée de l’Eyre a intégré ce réseau en juillet 1999.

C – L’Eyre

D – Ce milieu peu accessible à l’homme, constitue un habitat pour le Vison d’Europe et la Loutre tous deux mis sous protection.

E – Osmonde royale : Cette fougère est l’une des plus grandes fougères poussant en climat tempéré. Surnommée la fougère fleurie, elle se pare d’un étrange plumet de couleur rouille durant l’été qui lui permet de se reproduire. Imposante et majestueuse c’est une plante préhistorique.

F – Odonates : Libellules et demoiselles font partie de cette famille d’insecte qui se métamorphose 4 fois au cours de sa vie. De l’état d’œuf, elles passent à celui de larve puis se transforment en nymphe pour enfin devenir l’insecte adulte que l’on voit voler au-dessus de l’Eyre aux beaux jours. On différencie une libellule d’une demoiselle grâce à la posture de leurs ailes lorsqu’elles se posent. Les libellules ont les ailes étendues tandis que celles des demoiselles se rejoignent au-dessus d’elles.

G – Iris des marais : Aussi connu sous le nom d’Iris jaune ou “Flambe d’eau”, il se caractérise par sa longue tige et ses fleurs d’un jaune lumineux. Sur ses racines sont fixés des micro-organismes qui ont le pouvoir de purifier l’eau d’où son utilisation dans la zone libellule.

H – Martin pêcheur : Très vif, il est difficile de l’observer malgré ses vives couleurs. Pour attraper les petits poissons dont il se nourrit, il les guette depuis un perchoir. Une fois sa proie repérée, il plonge littéralement sur elle et la saisit de son puissant bec. De retour sur son perchoir, il frappe sa victime contre une branche pour l’assommer et l’avaler la tête la première pour ne pas que les nageoires oppose une résistance.

Pour les plus vaillants, la randonnée “Petite boucle du Val de l’Eyre Ouest”, longue de 7,5 kms. Le départ se fait de la place Birabeille. Traversez le pont et dirigez-vous vers le chemin sur votre droite. Rejoignez le chemin à gauche de la piste cyclable, puis allez en direction de la Zone Libellule d’une surface de 5,5 hectares. Continuez ensuite votre chemin, jusqu’à atteindre l’autoroute A660. Longez-là puis dirigez-vous vers la gauche en direction du Pas d’Arneyre. Un panneau vous indiquera la direction. Le Pas d’Arneyre ? C’est l’un des très anciens chemins forestiers situé dans l’axe du ruisseau d’Arneyre. Après, prenez le chemin de droite, puis partez vers le « Trou de Beber » en suivant la rivière ; le « Trou de Beber » est une zone forestière où une partie de la Leyre a formé un plan d’eau d’une couleur ocre due à la présence de l’alios. De là, prenez le chemin de gauche qui monte légèrement, puis continuez de suivre le chemin pour atteindre la zone de départ.

Ou partez à la découverte de la forêt miossaise en empruntant un sentier de randonnée de 9 km… ou même, pour les plus vaillants, 24 km !

(https://ignrando.fr/fr/parcours/257954-mios-vallee-de-la-leyre)

http://www.donnees.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/DREAL/ficheinfo/?Code=SCL0000628&Rubrique=SCL

[Balade au fil de l’Eyre]

http://www.villemios.fr/wp-content/uploads/2019/02/Randonnee-petite-boucle-PNRLG_2019.pdf

Voir [Carnet de terrain Eyre]

https://fr.calameo.com/books/0004783571dbbd600fdf2

Raphaël

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