1841 – Portion de France et d’Espagne, Colomès de Juillan – la Teste de Buch

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Portion des cartes de France et d’Espagne comprenant la chaîne des Pyrénées

profils développés du noyau central et de diverses traversées. Recherches sur les grandes voies de communication nécessaires à la région comprises entre la Garonne et l’Ebre, Charles-Joseph Colomès de Juillan (1799-1870),  ingénieur en chef des Ponts et chaussées, député des Hautes-Pyrénées ; lith. de N. Gratia, Lithographe

Tracé du chemin de fer

Charles-Joseph Colomès de Juillan, couramment appelé Colomès de Juillan, est né à Tarbes le 22 septembre 1799, et mort à Tarbes le 15 avril 1870.

Ancien élève de l’École polytechnique, et ingénieur des ponts et chaussées, il est aussi député de 1831 à 1842. Destitué quelques jours avant les ordonnances de Charles X, pour l’indépendance qu’il a montrée dans les élections, il est élu – allié à Boyer-Fonfrède – comme candidat libéral, le 5 juillet 1831, député du 2e collège des Hautes-Pyrénées (Tarbes). Il siège dans l’opposition, et s’associe dès le début à la plupart des votes de la gauche. Réélu le 21 juin 1834, il se prononce notamment contre les lois de septembre. Il est encore réélu le 4 novembre 1837, cette fois comme député d’Argelès. Le gouvernement de Louis-Philippe le promeut, pendant cette législature, au grade d’ingénieur en chef. Il obtient une dernière réélection à la Chambre des députés, le 2 mars 1839.

Colomès de Juillan est conseiller-général des Hautes-Pyrénées.

Le 14 mai 1862, il est admis à la retraite comme ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées.

Son nom reste attaché au développement du réseau ferroviaire français au sein de la Compagnie des Chemins de fer du Midi accompli par les frères Pereire

Son activité n’est pas séparée de son action politique d’inspiration saint-simonienne comme on peut en juger par ses écrits consacrés au développement technique et économique grâce aux voies de communication. Il est le premier à avoir présenté, dès 1841, un projet de liaison ferroviaire transpyrénéenne. Ce projet qui prévoit une liaison ferroviaire entre Tarbes et Huesca et qui aurait exigé un tunnel sous le Marboré, dans le cirque de Gavarnie, sera repris sous le Second Empire pour être abandonné en raison de l’importance des infrastructures à réaliser. Appuyé par Achille Fould, ministre influent de Napoléon III, il organise le tracé de la ligne de Toulouse à Bayonne, en passant par Tarbes et non par Auch, ce qui offre l’avantage de mieux desservir le département de la Haute-Garonne et de permettre le développement du thermalisme pyrénéen en plein essor.

Une rue importante de Tarbes porte son nom.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53087571b.r=gratia?rk=85837;2

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-Joseph_Colom%C3%A8s_de_Juillan

Raphaël

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