Découvertes archéologiques

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Nécropole de Bos de Caubet

Les tumulus de la région d’Arcachon sont regroupés sur les communes de Biganos et de Mios en plusieurs nécropoles regroupant chacune de 3 à 17 tumulus. Les renseignements que nous possédons sur elles proviennent de 1’ouvrage du Dr. Peyneau, repris par J.- P. Mohen et A. Coffyn en 1970.

Installés sur la rive droite de l’Eyre, sur les bords du ruisseau de la Mole et sur un terrain argileux dépourvu d’alios, les trois tumulus du Bos de Caubet, disposés en triangle (en trèfle ; d’un diamètre variant de 10 à 12 mètres et d’une hauteur de 60 à 70 cm) et n’abritant qu’une sépulture chacun, sont constitués par de la terre de bruyère ; ils ont été intégralement fouillés par B. Peyneau entre 1913 et 1917 ; deux tumulus ont pu être datés (2 et 3) : ils appartiennent à la première phase d’occupation : ils sont parsemés de fragments de charbons et renferment au centre et à la base, 50 ou 60 cm au-dessous du sol naturel, une urne cinéraire. Les « vases étaient enveloppés d’une épaisse carapace de cendres et de charbons en poussières » qui doit être le comblement de la fosse de dépôt avec des restes du bûcher. Les urnes sont couvertes d’un vase couvercle et renferment dans deux cas sur trois un petit gobelet.

http://aquitania.u-bordeaux-montaigne.fr/_jumi/pdf/1099.pdf

 

Bos de Caubet, Tumulus 1

Tumulus (2a) de 11 m de diamètre,  0,65 m de haut, hauteur totale : 1,2 m, profond de 0,55 m Tertre en terre de bruyère – Une sépulture centrale à la base du tumulus. Présence d’une carapace de charbons autour des vases. – un couvercle non conservé. – un vase accessoire non conservé (un exemplaire retrouvé par J.-P. Mohen et A. Coffyn correspond en fait à la sépulture du tumulus 3 de cette nécropole).

 

Bos de Caubet, Tumulus 2

Tumulus (2a) de 11 m de diamètre, hauteur de 0,65 m, hauteur totale : 1,2 m, profond de 0,55 m. Tertre en terre de bruyère – Une sépulture centrale à la base du tumulus. Présence d’une carapace de charbon autour des vases. – un couvercle à cannelures internes, non conservé. – un vase accessoire de type VB-Arr.1.

Remarque : La provenance du vase accessoire n’est pas certaine. Il a été trouvé au musée d’Aquitaine, avec seulement la mention de la nécropole. La description qu’en fait B. Peyneau semble correspondre. Quoi qu’il en soit, le couvercle à cannelures nous amène à placer cette sépulture et donc ce tumulus dans la première phase d’occupation de la nécropole.

 

Bos de Caubet, Tumulus 3

Tumulus (2a) de 11 m de diamètre, hauteur de 0,65 m, hauteur totale : 1,2 m, profond de 0,55 m. Tertre en terre de bruyère

Une sépulture centrale à la base du tumulus. Carapace de charbons entourant le mobilier. – Mobilier céramique – une urne non conservée (depuis J.-P. Mohen et A. Coffyn) – un couvercle de type Pl.tronc-2a – un vase accessoire de type VB-Arr.1.

Remarque : Si l’urne n’a pas été retrouvée, J.-P. Mohen et A. Coffyn l’avaient dessinée. Elle correspond au type «VH-Hemis» et appartient sûrement à la première phase d’occupation de la nécropole. Le même type d’urne retrouvée dans la sépulture 8 de la nécropole de Balanos (Le Teich) est associée à un couvercle à cannelures internes. Ce type de céramique est également présent dans des régions comme le Lot-et-Garonne, dont il est caractéristique.

 

Biganos – Nécropole tumulaire de Lamothe

Situés sur la rive gauche de l’Eyre, sur l’alignement de la voie antique. Coordonnées Lambert 2 E : – X : 335,768 – Y : 1, 964, les tumulus sont détruits lors de la construction de la route reliant La-Teste à Bordeaux entre 1816 et 1819. Un matériel important sorti de terre est perdu. F.-V. Jouannet qui rédige une communication à l’intention de la Société royale des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux en avril 1829.

La destruction de cette nécropole, dont il ne reste rien aujourd’hui, est une grande perte pour nos connaissances des populations du Premier Âge du Fer dans la région d’Arcachon. En effet, il semble qu’il y ait eu beaucoup d’objets métalliques et notamment, d’après F.-V. Jouannet, une anse de vase en métal. Cependant, d’après J.-P. Mohen et A. Coffyn, une réutilisation à l’époque gallo-romaine n’est pas à exclure.

 

Biganos – Nécropole tumulaire Houn de la Peyre

Bibliographie : Peyneau (B.), 1926 (a), p ; Mohen (J.-P.) et Coffyn (A.), 1970, p ; Sion, 1994

Houn de la Peyre, en gascon, signifie fontaine de pierre.

 

Située sur la rive droite de l’Eyre, la nécroplole surplombe le ruisseau de la Mole, à proximité de carrières à ciel ouvert. Coordonnées Lambert 2 E : – X : 338,790 – Y : 1,967,655, cette nécropole a été fouillée intégralement par B. Peyneau entre 1913 et 1917.

Comporte trois tumulus organisés en trèfle contenant chacun une sépulture ; c’est la seule nécropole dont la particularité réside dans l’utilisation, à l’intérieur des structures tumulaires, de blocs de garluche ; l’organisation des blocs entre eux nous est inconnue. Il semble que les deux premiers tumulus soient datés de la première phase d’occupation, le troisième ne pouvant être daté.

 

Houn de la Peyre, Tumulus 1 dit David

Tumulus (type : 1b) de 17 m de diamètre, 1,2 m de haut, hauteur totale : 1,45 m, 0,25 m de profondeur- Tertre en terre de bruyère et garluche. Parmi les pierres utilisées dans la construction du tumulus, on remarque que certaines sont placées de manière à former une sorte de petite chambre funéraire au sein de laquelle sont placées les céramiques. C’est le seul exemple existant dans les nécropoles étudiées. Une sépulture centrale à la base du tumulus. Carapace de charbons. – Mobilier céramique – une urne dont il ne reste qu’un fragment de col. – un couvercle de type Pl.tronc-2b. – un vase accessoire de type VB-Arr.2.

Remarques : la présence des cannelures internes dans le couvercle ainsi que la présence d’un gobelet de type Gob.ARR-2 nous incite à placer cette sépulture et donc ce tumulus dans la première phase d’occupation.

 

Houn de la Peyre, Tumulus 2 dit Chivret

Un tumulus (type : 1b) de 10 m de diamètre, 0,4 m de haut,  hauteur totale : 1,65 m, 0,25 m de profondeur. Tertre en terre de bruyère et garluche ; la proportion de garluche est moins importante que dans le tumulus 1. – Une sépulture centrale à la base du tumulus. Carapace de charbons entourant les vases cinéraires. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un couvercle de type Pl.tronc-1b. – un vase accessoire non conservé.

Remarques : malgré la présence du vase accessoire dont le décor pourrait être un indice chronologique, il reste difficile de déterminer la phase chronologique de cette sépulture. En effet, certains décors ne peuvent encore être placés chronologiquement par manque de données comparatives.

 

Houn de la Peyre, Tumulus 3

Un tumulus (type : 1b) de 10 m de diamètre, 0,4 m de haut,  hauteur totale : 1,65 m, 0,25 m de profondeur.

Nature du tertre indéterminée mais probablement en terre de bruyère ; seule la garluche est mentionnée. La proportion de garluche est moins importante que dans le tumulus 1. Une sépulture centrale à la base du tumulus. Carapace de charbons. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un couvercle non conservé. – un vase accessoire de type VB-Arr.1

 

Biganos – Nécropole tumulaire Les Gaillards

Bibliographie : Peyneau (B.), 1926 (a), p ; Mohen (J.-P.) et Coffyn (A.), 1970, p ; Sion, (H.), 1994

La nécropole des Gaillards, installée sur un terrain plat situé à 1 km de Biganos, est distante de 800 mètres de l’Eyre, est très étendue et n’a été fouillée que partiellement par B. Peyneau entre 1913 et 1917 ; lors de l’établissement d’un lotissement dans la zone, fouille de sauvetage du tumulus T (1979, par A. Lesca-Seigne, P. Jacques et A. Dautant) et S (1980, par M. Schwaller) : ce dernier s’est révélé être une formation dunaire.

La nécropole des Gaillards semble avoir regroupé un nombre très important de structures funéraires d’orientation nord-est / sud-ouest. Coordonnées Lambert 2 E : – X : 335,936 – Y : 1,966.

Cette nécropole est la plus importante de cette zone d’étude : elle a livré dix-neuf tumulus dont 17 ont été fouillés mais il est possible que certains aient été détruits ; les fouilles préventives, menées sur des tumulus semblant isolés, amènent à poser la question de l’extension véritable de la nécropole. Le nombre de sépultures ne peut être correctement appréhendé. B. Peyneau l’a lui-même avoué, la fouille de ce site n’a pas été menée selon une bonne méthode et de nombreuses données ont été perdues : c’est notamment le cas pour un nombre important de céramiques, fragmentaires, et que l’inventeur a jeté. Quoi qu’il en soit, nous sommes face à la plus grande nécropole tumulaire connue de notre zone d’étude. Elle semble également avoir été utilisée durant les trois phases d’occupation. Il est intéressant de remarquer qu’un tumulus de cette nécropole a livré une sépulture gallo-romaine.

Cette nécropole est constituée par « deux groupes distants d’environ 200 mètres, qui devaient être autrefois réunis et qui sont séparés aujourd’hui par des terres labourables dont la mise en culture a dû en faire disparaître un certain nombre ». Les distances entre les tumulus varient de 0 m (le tumulus J étant accolé au tumulus K) à 25 m. Leurs diamètres varient de 4 à 20 m avec une moyenne de 12 m. La plupart sont constitués de terre parsemée de charbons. Les seules structures reconnues sont de légers fossés creusés à la périphérie de trois d’entre eux ; ces trois tumulus sont constitués de terre mêlée de charbons. Six conservent des traces de bûchers funéraires. Quatre tumulus (H, 1, J, L) n’ont pas livré de sépulture. Au moins trois des tumulus renferment plusieurs sépultures (2 doubles et 1 triple). La nature des matériaux utilisés pour édifier les tumulus et les méthodes de fouilles n’ont pas permis d’observer clairement si 1′ enfouissement des urnes secondaires a été accompagné d’une simple recharge sur le tumulus ou de la constitution de formes complexes comme celles observées par exemple sur la nécropole du Frau sur la commune de Cazals (Tarn-et-Garonne) (adossement, inclusions, etc.). Six sépultures ne renferment qu’une urne, quatre, une urne et un vase accessoire, cinq, comptent en plus un vase couvercle. La sépulture du tumulus C a livré une urne, un couvercle et deux gobelets.

Les Gaillards, Tumulus A

Tumulus (type : 2a) au nord-ouest de la nécropole, à proximité du tumulus D. – 9 m de diamètre, 0,50 m de haut, hauteur totale : 1,05 m, 0,50-0,60 m de profondeur. Tertre en terre de bruyère (par déduction).

Une sépulture centrale à la base du tumulus. – Mobilier céramique – une urne non conservée (depuis J.-P. Mohen et A. Coffyn)) – un couvercle non conservé. – un vase accessoire Gob.Bic-2b.

Remarques : Comme nous pouvons le remarquer, seul le vase accessoire a été conservé. J.-P. Mohen et A. Coffyn ont retrouvé et dessiné un morceau de l’urne mais il n’a pas été retrouvé au musée d’Arcachon. Cependant, un dessin de B. Peyneau nous donne quelques informations sur l’urne, qui semble faire partie de la famille VH-El. Son association avec un gobelet biconique nous incite à placer cette sépulture dans la deuxième phase d’occupation de la nécropole.

 

Les Gaillards, Tumulus B

De type 2a, situé au nord, un peu à l’écart des tumulus.

9 m de diamètre, 0,50 m de haut, hauteur totale : 1,05 m, profondeur indéterminée. Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Une sépulture centrale à la base du tumulus. Carapace de charbons. – Mobilier céramique une urne non conservée – un couvercle non conservé. – un vase accessoire non conservé.

Remarques : B. Peyneau renvoie à des illustrations du type de céramique qu’il pense avoir découvert dans cette sépulture. Il s’agit d’une urne de type VH-Gm.2. La restitution du vase accessoire est semblable à l’exemplaire trouvé au Truc du Bourdiou, sépulture 2. L’association de ces deux vases nous confirme qu’il s’agit d’une sépulture relative à la 1ère phase d’occupation de la nécropole.

 

Les Gaillards, Tumulus C

De type 2b, situé au nord-est, un peu à l’écart des autres tumulus. Tumulus de 11 m de diamètre, 0,50 m de haut, hauteur totale : 1 m, et au moins 0,50 m de profondeur. Tertre en terre de bruyère (par déduction) – B. Peyneau insiste sur le fait qu’aucune urne cinéraire n’a été trouvée au centre de ce tumulus. Cependant, cela reste étonnant. On peut également se demander quel est le rôle joué par la sépulture trouvée sur le versant ouest, car cette dernière est entourée d’une épine aliotique, et donc est située dans la partie basse du tumulus. Une sépulture (donnée incertaine) – sur le versant ouest, à peu près à égale distance du centre et des bords. – repose sur l’alios. – Mobilier céramique – une urne non conservée. – un couvercle non conservé. – un vase accessoire dont la restauration abusive ne nous permet pas de placer dans la typologie. – un autre vase accessoire non conservé. Le dessin du premier vase accessoire par B. Peyneau permet de l’associer à la catégorie des VB-Arr. La restitution de l’urne amène à penser qu’il s’agit d’une urne de type VH-El. Ce matériel peut donc être placé dans la seconde phase d’occupation des nécropoles.

 

Les Gaillards, Tumulus D

Tumulus au nord-ouest de la nécropole, à proximité du tumulus A. Tumulus de 10 m de diamètre, de hauteur inconnue, profondeur  au moins 0,50 m. Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Ce tumulus renferme deux sépultures dont une sépulture centrale à la base du tumulus. – présence d’une épine aliotique. – un vase accessoire non conservé.

Sépulture 1 : malgré la non conservation du mobilier, la description de B. Peyneau nous amène à penser que l’urne était de type VH- Gm.2 ou Gm.3 et donc relative à la première phase d’occupation de la nécropole. – sépulture dans la partie haute du tumulus. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un vase accessoire non conservé.

Sépulture 2 : Grâce à sa situation dans le tumulus, on peut dire que cette sépulture appartient soit à la 1ère phase d’occupation, soit à une phase postérieure. Cependant, le mobilier n’ayant pas été conservé, nous ne pouvons aller plus loin dans l’analyse.

 

Les Gaillards, Tumulus E

Tumulus au nord-ouest de la nécropole, à proximité du tumulus A. – 9 m de diamètre, hauteur inconnue, profondeur inconnue. Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Une sépulture centrale à la base du tumulus. Mobilier céramique : une urne non conservée.

  1. Peyneau ne précise pas clairement si ce tumulus est creusé ou non. Il semble toutefois que ce soit implicite, puisqu’il s’étonne de l’absence d’épine aliotique. – Nous ne pouvons donner de précision chronologique à cet ensemble.

 

Les Gaillards, Tumulus F

Tumulus dans la partie centrale, à proximité du tumulus D. 8 m de diamètre, 0,80 m de haut, hauteur totale : 0,80 m, profondeur inconnue.  Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Un foyer et une sépulture au centre du tertre, à un niveau intermédiaire. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un vase accessoire non conservé. B. Peyneau affirme que l’urne est située sur une aire composée de charbons de bois de 4 à 5 cm de long. Il affirme également que certains ont encore une section nette. On peut se demander si B. Peyneau ne se trouve pas face aux restes d’un bûcher particulièrement bien conservé. Toutefois, nous ne pouvons donner de précision quant à la phase chronologique à laquelle appartient ce tumulus.

 

Les Gaillards, Tumulus G

Tumulus (type : 1a – B) dans la partie centrale, un peu à l’est, un peu à l’écart des autres tumulus. 13,60 m de diamètre, 0,80 m de haut, hauteur totale : 0,80  m au moins, profondeur inconnue. – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Un foyer 1 -. Une sépulture au centre du tertre, à un niveau intermédiaire. Peyneau insiste sur l’absence de sépulture au centre et à la base du tumulus. – Le mobilier, non conservé, ne permet pas d’attribution chronologique. -Mobilier céramique : une urne non conservée ; l’urne présentée par J.-P. Mohen et A. Coffyn appartient en fait au tumulus C de la même nécropole.

 

Les Gaillards, Tumulus H

Tumulus (type : 1a – B) au sud de la nécropole, à proximité du tumulus I. – 20 m de diamètre, 1,20 m de haut, hauteur totale : 1,40  m au moins, profondeur 0,20 m. – Tertre en terre de bruyère (par déduction). Nombre de sépultures indéterminé. – Un foyer (donnée incertaine) -. Peyneau voit dans la plaque de terre cuite un sol d’habitation. Il pourrait toutefois s’agir de la conséquence du bûcher sur la terre environnante, qui devait être argileuse. B. Peyneau a également trouvé les restes d’une poutre de chêne. Il semble que ce foyer soit situé un peu plus haut que le sol naturel. Il a également ramassé des tessons de poterie, non conservés. L’absence totale d’informations sur les fragments de céramique retrouvés, ainsi que l’interprétation abusive de l’auteur, ne permet de créer une fiche relative à une quelconque sépulture.

 

Les Gaillards, Tumulus I

Tumulus au sud de la nécropole, à proximité du tumulus H. 10 m de diamètre, hauteur inconnue, profondeur inconnue. – B. Peyneau n’a absolument rien trouvé dans ce tumulus. Il peut s’agir d’une formation dunaire naturelle, comme c’est également le cas pour le tumulus S de la même nécropole.

 

Les Gaillards, Tumulus J

Tumulus situé au sud-ouest de la nécropole – attenant au tumulus K

  1. Peyneau n’a pas relaté la fouille de ce tertre.

 

Les Gaillards, Tumulus K

Tumulus (type : 1a) au sud-ouest de la nécropole, attenant au tumulus J. 20 m de diamètre, 0,60 m de haut, hauteur totale : 1,1  m au moins, profondeur inconnue. – Tertre en terre de bruyère (par déduction)

Nombre de foyers indéterminé. B. Peyneau pense être face à une ancienne habitation. On peut penser que le sol durci est la conséquence d’un bûcher funéraire mais il est étonnant qu’il n’y ait pas eu de charbons présents dans le tertre. B. Peyneau dit avoir trouvé des fragments de poterie rougeâtre alors que le musée nous a livré des céramiques dont l’étiquette, de la main de B. Peyneau, indique provenir de ce tumulus. Il ne s’agit en aucun cas de fragments de poteries rouges. La définition des sépultures de ce tumulus vient donc de l’analyse du mobilier présent au musée d’Arcachon. – Si l’on sait que la 2ème sépulture est située à la base du tumulus (présence d’une épine aliotique), aucune indication n’est donnée quant à la situation de la suivante. – La première sépulture peut être placée dans la seconde phase d’occupation ; la deuxième, quant à elle, n’a pu faire l’objet d’une datation.

Deux sépultures au minimum (donnée incertaine)

Sépulture 1 – Mobilier céramique- une urne restaurée de manière abusive et non intégrée à la typologie. [- un gobelet de type VB-Arr.1] (donnée incertaine) – Mobilier métallique : [- une pointe de lance type 4] (donnée incertaine) l’urne retrouvée au musée est en fait de gobelet biconique, ce qui nous prouve la contemporanéité des gobelets globulaires et des gobelets biconiques si l’on est sûr de la provenance de ce dernier. L’apparition des gobelets biconiques à col moyen (comme cela doit être le cas ici) est contemporain de la deuxième phase d’occupation de la nécropole. La présence d’une arme semble affirmer cette idée et peut-être même rapprocher cette sépulture de la troisième phase.

Sépulture 2 – présence d’une épine aliotique (étiquette sur la poterie). – Mobilier céramique [- un gobelet de type VB-Arr.1.] (donnée incertaine) – Mobilier métallique : [- une pointe de lance type 4] (donnée incertaine)

 

Les Gaillards, Tumulus L

Tumulus à l’ouest de la nécropole, à proximité de la zone centrale ; à proximité des tumulus J, K, L, N, O, avec qui il semble former un groupe. – 14 m de diamètre,  0,55 m de haut. – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – B. Peyneau parle de l’aménagement d’un parquet sur la moitié du diamètre du tumulus. Une banquette aménagée aurait livré une poterie gallo-romaine (non retrouvée).

 

Les Gaillards, Tumulus M

Tumulus dans la zone centrale de la nécropole, à proximité du tumulus L. – 15,60 m de diamètre – 1 m de haut – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – au moins 2 sépultures. – B. Peyneau pense encore être face à un ancien habitat, une zone de terre cuite et la présence de restes de bois l’incitant à penser à la présence d’un âtre. Il dit toutefois avoir trouvé de la céramique à 30 ou 40 cm de profondeur depuis le haut du tertre. Une reconstitution de grande céramique a été retrouvée, mais également un vase accessoire portant la mention « sépulture 2 ».

 

Les Gaillards, Tumulus N

Tumulus (type : 2b) dans la zone centrale, à proximité du tumulus O. – 14 m de diamètre, 1 m de hauteur, hauteur totale : 1,5 m, au moins 0,5 m de  profondeur – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Un foyer : 1 – Les trois sépultures sont situées sur le même niveau et on remarque que B. Peyneau ne mentionne qu’un foyer pour les trois sépultures. La datation de cet ensemble reste très difficile, le matériel ayant disparu.

Sépulture 1 – sépulture centrale à la base du tumulus. – présence d’une épine aliotique. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un couvercle non conservé. – un vase accessoire non conservé (depuis J.-P. Mohen et A. Coffyn). Si aucune conclusion n’est possible puisque le matériel n’a pas été retrouvé, on peut toutefois remarquer que le vase accessoire dessiné par J.-P. Mohen et A. Coffyn rappelle ceux présents dans les sépultures 1 et 6 de la nécropole du Martinet (VB-Bic-1a). Néanmoins, les données restent trop fragmentaires et ce type céramique trop peu connu pour associer avec certitude cette sépulture à la première phase d’occupation : cette datation reste donc hypothétique.

Sépulture 2 – à proximité de la sépulture 1, sans précisions supplémentaires. – présence d’une épine aliotique. Mobilier céramique – une urne non conservée

Sépulture 3 – à la base du tumulus, sur le versant nord-ouest. – présence d’une épine aliotique. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un couvercle non conservé (depuis J.-P Mohen et A. Coffyn). – un vase accessoire non conservé (depuis J.-P. Mohen et A. Coffyn). – Mobilier métallique : – un torque en fer type 1.

Remarques : il reste difficile de placer chronologiquement cette sépulture. Le vase accessoire semble appartenir à la famille des VB- Arr. L’urne est d’un type particulier. Elle est assez proche des certaines urnes de la fin de la première phase ou du début de la seconde. Toutefois, la présence du cordon est gênante, puisque c’est le seul exemple que nous ayons sur ce type. Cette urne est relativement similaire à celle trouvée dans la sépulture 3 de la nécropole du Martinet. Le torque en fer est daté du début du VIème siècle par analogie avec les exemples de Saint-Sulpice du Tarn. La phase 2 serait envisageable pour la datation de cet ensemble.

 

Les Gaillards, Tumulus O

Tumulus (type : 1a) au centre-ouest de la nécropole, à proximité du tumulus N. – 13,60 m de diamètre – 1 m de hauteur – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Ce tumulus a été interprété par B. Peyneau comme une habitation utilisée par la suite comme un tertre funéraire. – Aucune possibilité de datation. 1 sépulture – au centre du tumulus, à un niveau intermédiaire. – les deux couvercles étaient posés l’un sur l’autre, en sens inverse. Un petit vase accessoire siégeait entre les deux. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un couvercle non conservé. – un autre couvercle non conservé. – un vase accessoire non conservé. – Autre mobilier : – un silex informe.

 

Les Gaillards, Tumulus P

Ce tumulus (type : 1a) fait partie de ce que B. Peyneau appelle le second groupe, et qui est un peu éloigné des tumulus précédemment étudiés. Aucun plan n’a été proposé pour cette partie de la nécropole. – 10 m de diamètre, 0,5 m de haut, hauteur totale : 1 m – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Le matériel n’étant pas conservé, cette sépulture n’a pu être attribuée à une phase chronologique. 1 sépulture au centre du tumulus. Aucune autre précision n’est donnée mais on peut penser, d’après les écrits de B. Peyneau, qu’elle était située à la base du tertre. Cela est confirmé par son analogie avec le tumulus Q. – présence d’une épine aliotique. – Mobilier céramique – une urne non conservée – un vase accessoire non conservé.

 

Les Gaillards, Tumulus Q

Ce tumulus (type : 2a) fait partie de ce que B. Peyneau appelle le second groupe, et qui est un peu éloigné des tumulus précédemment étudiés. Aucun plan n’a été proposé pour cette partie de la nécropole. – 10 m de diamètre – 0,5 m de haut, hauteur totale : 1 m – 0,5 m de profondeur – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Un foyer – Le matériel n’étant pas conservé, cette sépulture n’a pu être attribuée à une phase chronologique. 1 sépulture centrale à la base du tumulus. – présence d’une épine aliotique. – Mobilier céramique – une urne non conservée – Mobilier métallique : – lamelle de fer (8cm x 2 ou 3cm) : arme, rasoir, couteau?

 

Les Gaillards, Tumulus R

Ce tumulus fait partie de ce que B. Peyneau appelle le second groupe, et qui est un peu éloigné des tumulus précédemment étudiés. Aucun plan n’a été proposé pour cette partie de la nécropole. – 15 m de diamètre, 1 m de hauteur – Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Nombre de foyers : 1 (donnée incertaine) – B. Peyneau n’a trouvé qu’un ossuaire dans ce tumulus. Il n’était pas à sa place habituelle, comme cela a été constaté plusieurs fois aux Gaillards. Il semble que l’on puisse le dater de la première phase d’occupation. 1 sépulture (donnée incertaine) – sur le versant ouest, au niveau intermédiaire du tumulus. – d’après la description de B. Peyneau, cette urne appartiendrait au type VH-Gm.2 ou VH-Gm.3, tous deux caractéristiques de la première phase d’occupation. – Rapports de fouilles SRA Aquitaine.

 

Les Gaillards, Tumulus S

Ce tumulus a été déclaré vierge lors des fouilles de sauvetage dirigées par A. Schwaller en 1980. Il semble s’agir d’une formation dunaire naturelle.

 

Les Gaillards, Tumulus T

Ce tumulus fait partie de ce que B. Peyneau appelle le second groupe, et qui est un peu éloigné des tumulus précédemment étudiés. Aucun plan n’a été proposé pour cette partie de la nécropole. Tertre en terre de bruyère (par déduction) Ce tumulus a été détruit lors de travaux de construction. Les archéologues n’ont pu que ramasser les débris de céramique et d’objets métalliques. Aucune cohérence n’a pu donc être donnée entre les divers éléments, mais on remarque qu’un très important mobilier métallique a été découvert, et qu’il se rapporte en grande partie à la troisième phase d’occupation des nécropoles. – une urne fragmentaire de type VH-Gm.1. Mobilier céramique – une urne fragmentaire dérivée du type VH-Gm.3c. – un couvercle de type Pl.tronc-1d – un vase accessoire de type VB-Bic.3. Mobilier métallique : – une épée à antennes en fer et bronze type 1a. – un fourreau en fer et bronze. – une pointe de lance en fer type 3. – un talon de lance en fer. – un couteau (2 fragments) en fer. – un bracelet à tampons en bronze type 1c – un élément spiralé en fer et bronze. – une fibule en fer et bronze, à trois branches type 7 – une fibule en fer et bronze, à ressort très développé type 6. – une autre fibule en fer et bronze, à ressort très développé type 6. – éléments divers difficilement interprétables.

 

Les Gaillards, Tumulus U

Ce tumulus (type 3) fait partie de ce que B. Peyneau appelle le second groupe, et qui est un peu éloigné des tumulus précédemment étudiés. Aucun plan n’a été proposé pour cette partie de la nécropole. Tertre en terre de bruyère (par déduction) – Comprend deux sépultures dont une gallo-romaine dans un niveau intermédiaire ; fosse visible, comblement inconnu. – Mobilier céramique inconnu.

http://aquitania.u-bordeaux-montaigne.fr/_jumi/pdf/1099.pdf

 

Premier âge de Fer en Aquitaine

Légende de la carte des nécropoles de plaine du premier Âge du Fer en Aquitaine. 1 : Grayan, le Gurp ; 2 : Talais ; 3 : Vendays ; 4 : Moulis et Listrac ; 5: Coutras, les Petits Sablons ; 6 : Pessac ; 7 : Léognan ; 8 : La Brède ; 9 : Audenge, Certes ; 10 : Biganos, Houn de la Peyre ; 11 : Biganos, Bos de Caubet ; 12 : Balanos, Le Teich ; 13 : Biganos, Le Gaillard ; 14 : Mios, Berceau ; 15: Mios, Pujaut ; 16 : Mios, Tuc du Bourdiou ; 17 : Salles ; 18 : Marimbault ; 19 : Cudos ; 20 : Mimizan, Louron ; 21 : Moustey, Pignote ; 22 : Fauillet, La Gravière ; 23 : Tonneins, Montamat ; 24 : Laffitte-sur-Lot, La Batisse ; 25 : Ambus, Bataille ; 26 : Barbaste, Lesparre ; 27 : Barbaste, Les Ribérotes ; 28 : Agen, Bellile ; 29 : Tayrac, Le Tucol ; 30 : Montréal-du-Gers ; 31 : Larresingle ; 32 : Lafrançaise ; 33 : Négrepelisse, Le Tap ; 34 : Castelferrus, Saint Genès.(d’après Coffyn/974, Mohen et Coffin 1970). 1 : Inhumation. 2 : nécropole de 1 à 5 tombes plates, 3 : nécropole de plus de 5 tombes plates, 4 : nécropole de 1 à 5 tumulus, 5 : nécropole de plus de 5 tumulus

http://aquitania.u-bordeaux-montaigne.fr/_jumi/pdf/1099.pdf

 

Voir https://shaapb.fr/wp-content/uploads/files/SHAA_064_opt.pdf

 

ainsi que l’occupation de la protohistoire au Moyen Âge à Lamothe, les Abatuts

https://www.sybarval.fr/wp-content/uploads/2019/10/EtatInitialEnvironnement-V14102019.pdf

Raphaël

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