Bibliographie – Auteurs – S

Saint-Jours B.

Titre du livre : Le Littoral Gascon

Editeur : Marcel Mounastre-Picamilh

Date de parution : 1921

Ville de parution : Bordeaux

Nombre de pages : 418

Chef d’œuvre au sens étymologique du terme de ce chercheur jamais rassasié qu’était le capitaine des Douanes Bernard Saint-Jours et qui montre dans ce livre une personnalité attachante. Le travail qu’il nous propose ici est colossal même si peut-être il ne faut pas toujours se fier à lui.

Pour tout savoir sur la constitution des lacs landais, l’évolution des passes du Bassin d’Arcachon, le climat, les communes disparues dans l’océan, la propriété des dunes et bien d’autres choses encore…

Le troisième de couverture comporte un avis tout à fait original :

“Se faisant fort de l’assentissement de la Chambre, le ministre de l’Instruction publique signait, le 25 février 1911, un arrêté tendant à encourager la production et la vulgarisation d’œuvres locales ou régionales d’histoire et de géographie.

Ce vœu ne s’accomplira que très difficilement. L’industrie du livre régional à faible tirage se trouve actuellement tuée par les répercussions de la grande guerre. Bien qu’une page de couverture ne soit guère destinée à recevoir un avertissement comme celui-ci, on croit devoir y montrer à quel sacrifice d’argent irrécouvrable a dû, sous les conditions nouvelles, se résigner un homme sans fortune, et pressé par l’approche de sa fin d’existence, mais qui reste pénétré du désir de montrer la vérité sur le passé d’une vaste région très mal connue.”

Suit une énumération chiffrée des différents frais engagés où le “travail de l’auteur, parcours et études de la région pendant vingt-trois ans, recherches dans les dépôts d’archives et les communes, achat de documents” est compté pour mémoire. Le total s’établit à 7 923 francs pour un tirage limité à 250 exemplaires, ce qui donne un coût unitaire de 31,70 francs pour un ouvrage vendu en librairie 38 francs.

Et Bernard Saint-Jours de terminer : “Le livre régional est pour ainsi dire mort, à l’heure actuelle, pour les simples particuliers.”

Rassurons-nous. Il avait pris sa retraite en 1904 et ce “pressé par l’approche de sa fin d’existence” ne s’éteindra qu’en 1938, un mois avant de fêter ses 94 ans.

Bernard Saint-Jours est un auteur qui assurait auprès des lecteurs le service après-vente de ses livres.

En mars 1923, il leur propose une page 406 bis, manuscrite et ronéotypée “à annexer au volume”.

En avril 1928, il récidive en leur confiant une nouvelle page 282, imprimée et portant la carte de Cassini montrant l’ancien lit de l’Adour.

En fin de volume la rectification concernant la page 94 est complétée d’une autre relative aux pages 76, 377 et 418 sous forme d’une vignette collée.

Cf. Michel Boyé, “Une figure emblématique de la douane française : le Boucalais Bernard Saint-Jours (1844-1938)” in le Bulletin n° 13 – 2002 de l’association “Mémoire en Marensin”.

16 07 2004 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand


Saint Angel Eric de

Titre du livre : LA VILLA ALGERIENNE

Editeur : Grasset

Date de parution : avril 1985

Nombre de pages : 176

Le Cap-Ferret en saison morte, comme une aquarelle tombée dans l’eau ; des paysages au bord des larmes, noyés d’incertitude et de souvenirs. Un film dont il ne resterait qu’une seule image, superbe et maléfique…

(extrait de la quatrième de couverture)

09 06 2009 par Eric de Saint Angel


Sargos Jacques

Titre du livre : Histoire de la Forêt Landaise. Du désert à l’âge d’or

Editeur : L’Horizon chimérique

Date de parution : 1997

Ville de parution : Bordeaux

Nombre de pages : 559

Jacques Sargos a trois passions dévorantes : les Landes dont sa famille est originaire (“Rarement un arbre généalogique aura, aussi parfaitement que le mien, épousé la forme d’un conifère.”), la peinture et les livres. Il les a réunies ici pour notre plus grand plaisir.

Tous les ½ siècles ou toutes les deux générations, les Sargos nous gratifient d’un livre essentiel sur la forêt landaise. Comme s’ils se devaient de répondre à un devoir auquel leur origine landaise les astreindrait.

Ce très joli livre, très aéré, très illustré, aussi facile qu’agréable à lire, apparaît finalement un peu comme un travail de vulgarisation du livre un peu aride du grand-père : “Contribution à l’Histoire du boisement des Landes de Gascogne”.

La réserve exprimée vis-à-vis de quelques personnalités établies qui était une des originalités de ce premier livre est ici encore plus marquée, surtout à l’égard de Jules Chambrelent : “Cela pour réfuter la légende selon laquelle le massif gascon aurait été semé à la vitesse de la foudre par deux ou trois bienfaiteurs, sous l’œil médusé des indigènes.”.

Il est bien sûr beaucoup question de notre région dans cet épais livre dont la lecture donne le sentiment que par bien des points notre Bassin et le pays qui l’entoure sont plus landais que girondins…

Il manque à l’évidence à la fin d’un ouvrage aussi sérieux un index des noms cités et une bibliographie. Cette double absence qui se remarquait déjà dans le livre du grand-père pouvait s’expliquer par les difficultés de l’époque.

15 07 2004 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand


Sargos Roger

Titre du livre : Contribution à l’Histoire du boisement des Landes de Gascogne

Editeur : Editions Delmas

Date de parution : 1949

Ville de parution : Bordeaux

Nombre de pages : 836

Somme remarquable sur l’histoire du boisement des Landes de Gascoge par Roger Sargos, ingénieur agronome, ingénieur des Eaux et Forêts, né à Pissos et représentant d’une famille grosse propriétaire de forêt landaise. Elle est préfacée par Jean Berthier, polytechnicien, Directeur Général de la Cellulose du Pin et Président du Syndicat des Fabricants de Pâtes et Papiers de Pin maritime français.

C’est une mine d’informations extraordinaire et elle présente la particularité d’être quelque peu circonspecte sur l’action de Jules Chambrelent.

Cette œuvre représente à coup sûr le dernier élément de cette trilogie essentielle, véritable fonds d’une bibliothèque consacrée au Bassin d’Arcachon et à ses environs, qu’elle forme avec “Le Littoral Gascon” de Bernard Saint-Jours et l'”Histoire des dunes maritimes de la Gascogne” de Pierre Buffault.

Le frontispice est orné d’un portrait photographique de l’auteur.

L’ouvrage comporte en outre 122 illustrations photographiques, cartes et plans, 2 graphiques et une carte hors-texte ainsi qu’une feuille d’errata collée à la page 835.

Une note précise qu’il a été tiré cinq cents exemplaires, numérotés de 1 à 500, et attribués aux souscripteurs.

Préfaciers : Jean Berthier

14 07 2004 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand


Simmat Gérard

Titre du livre : Les Quinconces. Arès et Andernos sur la Côte Noroît du Bassin d’Arcachon

Editeur : Michel Fontaine, éditeur

Date de parution : 2000

Ville de parution : Poitiers

Nombre de pages : 128

Quand il rédige cet ouvrage, Gérard Simmat peut se prévaloir d’une certaine expérience en la matière puisqu’il affiche à son actif treize publications sur diverses régions ou villes dont déjà une sur Andernos-les-Bains et une autre sur Arès. Le tout en un peu moins de sept ans ce qui nécessite certainement des nerfs solides.

Cet ouvrage est original à double titre les deux étant liés. L’auteur ne se contente pas que de cartes postales et s’appuie sur des albums familiaux de photos ou de dessins, ces derniers permettant de remonter plus avant dans le temps. Lesquels albums autorisent l’auteur à se concentrer sur des histoires familiales qu’il nous fait partager. Les chapitres sur Robert Easthope et sur René Lescombes, personnages hors du commun, sont à cet égard particulièrement significatifs.

Nombre de documents sont inédits ce qui accentue leur intérêt. La photographie prise en 1896 et reproduite tant en page 69 qu’en quatrième de couverture est une véritable œuvre d’art.

Sommaire bien présenté, page 5.

Bibliographie conséquente, page 128.

20 07 2004 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand


Simmat Gérard

Titre du livre : Arès

Editeur : Alan Sutton. Collection Mémoire en Images.

Date de parution : 1997

Ville de parution : Joué-lès-Tours

Nombre de pages : 128

Dans son introduction l’auteur précise : “Ce choix des documents a tenu compte de l’ouvrage de nos amis Max Baumann et Marc Jean-Jean paru en 1994 : nous avons tenu à ce qu’aucun document ne soit identique, ce qui nous permet, cher lecteur, de vous offrir ces 230 clichés totalement différents”.

A la satisfaction de cette première exigence, l’auteur a ajouté l’option de nommer autant que faire se peut les personnages apparaissant sur les cartes postales dont il nous propose les reproductions.

On sent ici l’auteur, mais qui pourrait le lui reprocher, fier de montrer les perles de sa collection comme cette rarissime carte du facteur d’Arès monté sur ses échasses ou ce reportage autour de René Lescombes et son « Pot au Noir » qu’il est difficile de regarder sans une certaine émotion.

Ce livre nous montre plus des images qu’il ne nous raconte une histoire, laissant ainsi, par exemple, le lecteur dans l’ignorance de l’existence d’un château à Arès.

Mais il permet aussi à travers une iconographie très variée de nous faire ressentir une ambiance bien différente de celle de la côte sud. On a plus l’impression d’être à la campagne qu’au bord de la mer.

Il est vrai qu’Arès n’est au bord de la mer que deux fois par jour au rythme des marées…

L’ouvrage propose page 6 une bibliographie somme toute assez complète compte tenu de l’importance de la ville auquelle elle s’intéresse.

28 07 2004 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand


Simon aîné

Titre du livre : Projet de colonisation d’une partie des Landes de Gascogne et de Bordeaux

Editeur : Veuve Pagny, imprimeur de la Préfecture

Date de parution : 1852

Ville de parution : Caen

Nombre de pages : 55

Où un fonctionnaire zélé s’aperçoit tout à coup que les deux départements contigus que sont Les Landes et la Gironde sont les plus étendus de France et qu’il conviendrait dans l’intérêt de leur administration de les amputer d’une partie de leur surface pour former un nouveau département, dit “département du Leyre.”

Jean Simon, dit Simon aîné, est géomètre en chef du Cadastre du département du Calvados, membre de plusieurs Sociétés savantes quand il élucubre “un vaste projet ayant pour titre : Considérations sur la division territoriale de la France et sur les améliorations dont elle est susceptible, tant dans l’intérêt des populations, de la Justice civile, administrative et religieuse, que pour faciliter la conservation des plans cadastraux”, resté inédit. En 1835, il en tirera une première plaquette consacrée à un “Projet de cadastre général perpétuel et quotidien pour les changements de toute nature”. En 1851, l’heure de la retraite ayant sonnée pour lui, il complètera son projet de la création d’un nouveau département qu’il explicitera dans la présente plaquette.

Normand, n’étant pas venu souvent dans notre région, il n’en a qu’une connaissance livresque qui lui permet cependant des jugements péremptoires :

“Comme on le voit, la chasse, la pêche, les forêts et les troupeaux, absorbent les bras les plus vigoureux, car les femmes ne s’occupent guère que du ménage; la culture des champs est donc très négligée : aussi en conclut-on que la population des Landes “est impropre à la colonisation.””

La plaquette comporte une belle carte du département du Leyre qui s’étend le long du littoral depuis le Verdon jusqu’à Lit-et-Mixe. Il englobe donc le Médoc, le Bassin d’Arcachon, le pays de Born et le Marensin. A l’Est, il est bordé par la Gironde jusqu’au bec d’Ambès, ensuite il contourne Bordeaux et fait une légère pointe vers l’intérieur des terres pour absorber Sore et Sabres. Outre le Bassin d’Arcachon, il comprend les lacs d’Hourtin, de Lacanau, de Cazaux, de Biscarrosse, d’Aureilhan et de Saint Julien.

Reste à définir la Préfecture :

“A tous ces points de vue, nous pensons que la position la plus favorable serait entre le village de Beliet, le hameau de Lugos et le bourg de Belin, puisqu’elle serait : 1° sur le canal de jonction projeté de la Gironde, près Castres, au bassin d’Arcachon; 2° à un kilomètre de la route nationale n° 132, de Bordeaux à Bayonne; 3° à un kilomètre du Leyre, à l’origine de sa navigation et au point de concours du canal de jonction précité; 4° à deux kilomètres du bourg de Belin; 5° à cinq kilomètres de la forêt de Salles; 6° à douze de celle de Biganon, qui touche la route n° 132.

On pourrait donner à ce chef-lieu départemental le nom de “Lugôville”, tiré de Lugos, son hameau originaire.”

Reste à tirer ce nouveau département du sous-développement :

“Cette vaste solitude, placée sous l’administration d’un seul Préfet, gagnerait beaucoup. Ce magistrat n’ayant d’abord qu’une faible population, l’expédition des affaires administratives l’occuperait peu : il pourrait donc se livrer plus spécialement à tout ce qui concernerait le développement de l’agriculture, de l’industrie et du commerce de son département.”

“Dix mille hommes de troupes, renouvelés tous les ans, seraient employés pendant dix ans aux travaux des routes.”

“Par exception, le département du Leyre serait affranchi, pendant dix ans, de tout contingent militaire dans l’intérêt de son agriculture et de son industrie.”

“Pendant quinze ans, tout acte translatif de propriété immobilière par vente, échange, succession ou donation, ne donnerait lieu qu’à la moitié du droit “ordinaire” d’enregistrement dans le département du Leyre.”

Pendant quinze ans, tous les objets de première nécessité “pour la classe ouvrière”, ne paierait que la moitié du droit ordinaire à leur entrée dans le port de La Teste.”

A quoi s’ajouteraient plein d’autres propositions aussi alléchantes les unes que les autres et appuyées sur des exemptions d’impôts directs.

Et si cette utopie venue du Nord n’était pas aussi farfelue qu’elle en a l’air?

17 07 2004 par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand


Sorr (de) Angelo

Titre du livre : Les Amours des rustres

Editeur : Alexandre Cadot

Date de parution : 1857

Ville de parution : Paris

Nombre de pages : 330

L’ouvrage comprend deux romans : “Fils de paysans” et “Le Chasseur d’alouettes”. Seul ce dernier nous intéresse en ce que l’histoire se déroule sur le bassin d’Arcachon.

L’intrigue fait se rencontrer, à l’occasion d’un mariage à Arès, des personnages divers et variés : des gens du cru, un aristocrate épileptique retiré dans son “château des dunes”, un artiste américain, des gens de lettres et autres fêtards parisiens.

L’auteur, originaire de Bordeaux, nous décrit un pays certes pauvre mais si beau et au climat si doux qu’il commence à attirer les riches citadins en quête de villégiature.

Dans ce roman régionaliste auquel aucun ingrédient du genre ne manque, on trouve notamment le récit fort pittoresque d’un voyage en “char à bancs” à travers les sables entre Audenge et Arès.

17 11 2005 par Marie-Hélène Ricquier


Sorr Angelo (de)

Titre du livre : Le Chasseur d’alouettes ou Le bassin d’Arcachon

Editeur : Confluences

Date de parution : 2007

Ville de parution : Bordeaux

Nombre de pages : 144

Un ouvrage introuvable, petit joyau du roman régionaliste réaliste et social, publié en 1857, année de la naissance d’Arcachon (voir la notice qui lui est consacrée sous le titre d’origine “Les amours des rustres”) est réédité 150 ans plus tard avec une présentation passionnante et passionnée par son “inventeur” (comme on le dit d’un archéologue) Jean-Pierre Bernès, universitaire aux multiples talents qui est revenu vivre sur le bassin d’Arcachon où il a passé son enfance.

Préfaciers : Jean-Pierre Bernès

20 03 2007 par Marie-Hélène Ricquier

Aimé

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