1835 – France, Bory de St Vincent – Bassin d’Arcachon, I. de la Tête, la Tête de Buch, Leyre R., Belin, Audenge

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Carte de la France par bassins naturels indiquant en outre les routes stratégiques, les chemins de fer, les canaux, etc.

Pour servir à l’intelligence de l’introduction de la France en 100 tableaux, sous la direction de Mr. Jean-Baptiste-Geneviève-Marcellin Bory de St Vincent (1778-1846), Charles Schreiber (18..-18.. ; graveur).

Bassin d’Arcachon, I. de la Tête, la Tête de Buch, Leyre R., Belin, Audenge

Echelles, 10 Myriamètres [= 0m. 041 ; 1 : 2 440 000 env.].

Il présente les versants généraux et climats de la France

 

Jean-Baptiste Geneviève Marcellin Bory de Saint-Vincent est né le 6 juillet 1778 à Agen (fils de Géraud Bory de Saint-Vincent et de Madeleine de Journu) et mort le 22 décembre 1846 à Paris.

Naturaliste et géographe, il s’intéresse notamment à la vulcanologie, à la botanique et à la systématique.

Jean-Baptiste Bory suit sa famille à Bordeaux en 1787. Il aurait suivi des cours de chirurgie et de médecine de 1791 à 1793. Pendant la Terreur (1793-1794), il se réfugie dans les Landes.

Ses premières publications savantes remontent à 1796-1798. Il entre alors en contact avec de nombreux naturalistes. Ainsi, on sait qu’il est l’élève du géologue et minéralogiste Déodat Gratet de Dolomieu à l’École des mines de Paris.

Après le décès de son père, il s’engage dans l’armée en 1799. Il est alors affecté en Bretagne.

En septembre 1800, il épouse à Rennes Anne-Charlotte Delacroix de la Thébaudais, avec qui il a deux filles : Augustine, née le 7 février 1801, et Clotilde, née le 25 mai 1803. Son épouse décède en 1823, après leur séparation.

En 1799, il apprend le départ d’une expédition scientifique organisée par le gouvernement et obtient, grâce à celui qui lui tient lieu de père, la place de zoologiste en chef à bord de l’une des corvettes participantes puis rencontre Bernard Germain de Lacépède, qui lui accorde sa confiance. C’est ainsi qu’après avoir quitté l’armée de l’ouest fin août puis obtenu du ministère de la guerre un congé indéfini, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent quitte Paris le 30 septembre 1800, arrive au Havre le 2 octobre et quitte la ville le 19 à bord de l’un des deux navires que le capitaine Nicolas Baudin emmènera autour du monde de 1800 à 1804, Le Naturaliste.

Il s’arrête lors d’une escale à l’île Maurice en mars 1801. De là, le 23 mai 1801, il rejoint la Réunion voisine, où il effectue, en octobre et novembre 1801, l’ascension et la première description scientifique générale du Piton de la Fournaise, le volcan actif de l’île.

Il est de retour en France métropolitaine le 11 juillet 1802. Sa mère est décédée lors de son absence. Il publie un Voyage dans les îles d’Afrique. Il reprend par ailleurs du service dans l’armée dès son retour comme officier d’état-major : il devient capitaine-adjoint d’état-major de Louis Nicolas Davout le 3 octobre 1804. Il est alors affecté, en 1803-1805, au camp de Boulogne.

Il poursuit en parallèle sa carrière savante : il est élu correspondant du Muséum en août 1803 et correspondant de la première classe de l’Institut de France au printemps 1808. En 1804, il publie « Essais sur les îles fortunées » et « Voyage dans les quatre principales îles des mers d’Afrique ». L’impression de cette relation dédiée à Mathieu Dumas est surveillée par le jeune Jean-Marie Léon Dufour, en qui Bory entrevoit un futur grand naturaliste.

Avec Pierre Auguste Joseph Drapiez et Jean-Baptiste Van Mons, il est un des directeurs scientifiques des « Annales générales des Sciences physiques », éditées à Bruxelles par l’imprimeur Weissenbruch de 1819 à 1821. Les articles, rédigés par des sommités scientifiques internationales, sont illustrés de lithographies imprimées par Duval de Mercourt puis par Marcellin Jobard.

En 1805, il prend part à la Campagne d’Autriche, devient capitaine de Dragons en novembre et est présent le mois suivant à la Bataille d’Austerlitz. Bory passe ensuite deux ans en Prusse et en Pologne. Il sert à partir d’octobre 1808 dans l’état-major de Ney, puis de Soult à partir d’octobre 1809. Il participe ainsi à la Campagne d’Espagne. En mai 1811, il devient chef d’escadron, puis est fait chevalier de la légion d’honneur et lieutenant-colonel à la fin de l’année.

Aux côtés de Soult, il prend part à la campagne de Prusse de 1813 et à la campagne de France de 1814. Après la chute de Napoléon, il intègre le service du dépôt de la Guerre à Paris le 10 octobre 1814. Il participe aussi à la publication du « Nain Jaune ».

Pendant les Cent-Jours, il est élu député d’Agen. Il se signale par son patriotisme.

Au début de la Seconde Restauration, il est condamné à cinq ans d’exil le 24 juillet 1815. Il fuit vers Rouen et y rencontre l’actrice Maria Gros (1787-1847). Il fait aussi paraître ses « Justifications ».

Il passe les années de 1816 à 1819 en exil entre la Belgique et la Prusse. Il s’installe alors avec Maria Gros en 1817. Le 17 mai 1818 naît leur première fille : Cassilda. Une seconde fille, Athanalgide, voit le jour le 22 juillet 1823, mais après la séparation de ses parents.

En 1820, au traitement de réforme à partir de juillet en tant que lieutenant-colonel, Bory de Saint-Vincent revient s’installer à Paris où il réside jusqu’en 1825. Il collabore à divers journaux libéraux. En 1825, il est jeté en prison (Sainte-Pélagie) pour dettes. Il y reste jusqu’en 1827.

Le 9 décembre 1828, il est nommé pour diriger la commission scientifique d’exploration de Morée, qui a lieu en 1829-1830.

En 1830, il se présente à une élection pour devenir membre de l’Institut après le décès de Lamarck.

Il meurt le 22 décembre 1846 rue de Bussy à Paris. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (49e division).

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8493462z.r=canaux?rk=472105;2

http://college-bory-stvincent.ac-reunion.fr/infos-pratiques/bory-de-saint-vincent/

 

Dans ses archives se trouvent les lettres à Chautelat, pharmacien à la Teste de Buch.

Raphaël

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