1775 – Océan Occidental, Gaugy – Arcachon, Basin de Arrachon, d’Archohon, Feret, Variations de la Boussole

Carte réduite de l’Océan Occidental

Contenant partie des Côtes d’Europe et d’Afrique depuis le 51e degré de latitude Septentrionale jusqu’au 8e degré Méridional, et celles d’Amérique qui leur sont opposées : dans laquelle on rectifie les latitudes et Gissemens de la Côte d’Angole,

Arcachon

suivant les observations et les relevés qui ont été faits pendant les Voyages du Navire la Marie Séraphique de Nantes, Capitaine Gaugy,

et sur laquelle on a marqué les Variations de la Boussole, les vents et les routes desdits Voyages.

Sçavoir :

1er – Voyage commencé le 1er mai 1769, fini le 29 juin 1770.

2 – Ve…………………. le 9 octobre 1770, fini le 10 octobre 1771.

3 – Ve…………………. 18 février 1772, fini le 30 avril 1773

4 – Ve…………………. 31 décembre 1773, fini le 5 avril 1775

Nota – la 5ème route tracée en rouge était a crayon sur l’original.

Communiqué en 1775 par M. l’Evêque Professeur d’Hydrographie à Nantes.

N.B. Cette carte est connue sous le nom de Carte du Capit. Gaugy.

Voir dans le carton 61 les extraits des journaux du Cn Gaugy.

Jean-Baptiste Fautrel-Gaugy, capitaine du navire négrier la Marie-Séraphique, Cartographe, vit dans le quartier de la Fosse à Nantes ; Fautrel-Gaugy possède deux maisons : une dans une rue perpendiculaire à la Loire, un peu plus loin vers l’ouest. L’autre est rue de la Contrescarpe dans le prolongement de la rue des Gorges.

Le vingt-huit frimaire, an second de la République, (ère vulgaire 18 décembre 1793) à huit heure du matin, devant moi Joseph Theulier, membre du conseil général provisoire de la commune de Nantes département de la Loire Inférieure, élu pour constater l’état civil des citoyens, ont comparu en la maison commune Julie Houary cuisinière, âgée de trente six ans, et Marie Seché, femme de Julien Loiseau, boucher, âgée de quarante cinq ans, demeurant l’une section de la Halle rue Contrescarpe, et l’autre section de Saint-Nicolas rue du bois Tortu. Lesquelles m’ont déclaré que Jean-Baptiste Fautrel-Gaugy, capitaine de navire, époux de Marie Rose Lemachois, natif de Saint-Nicolas de cette commune, est décédé en sa demeure sise rue Contrescarpe, hier à sept heures du matin, âgé de soixante trois ans. D’après cette déclaration et le procès verbal de Louis Ruelle, commissaire de police qui s’est assuré du décès de Jean-Baptiste Fautrel-Gaugy, j’ai rédigé le présent acte sous mon seing le dit jour et an. Et ont les comparantes ayant déclaré ne savoir signer.

Signature : Theulier, officier public

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531774085/f1.item

http://www.archives.nantes.fr/PAGES/EDUCATIF_NEW2/dossierspeda_pdf/niveau_3eme/14_traite/09_theme2.pdf

Afin de répondre aux besoins de main d’œuvre des colonies, Nantes se lance dans le commerce d’esclaves vers 1715. Les armateurs se lancent dans l’aventure, trouvant que le commerce triangulaire rapporte beaucoup plus que le commerce en droiture : Nantes devient rapidement le premier port négrier de France.

La Marie Séraphique est construite en 1760 chez Jacques Prébois, un important constructeur de navires Nantais.

Une campagne de traite nécessite une longue préparation et un investissement lourd. Plus d’une centaine de produits et d’objets composent la cargaison du navire. Il est possible d’y trouver des indiennes nantaises, des textiles de Hollande, des cotonnades d’Inde, ou encore, des armes, des barres de métal, de l’alcool et des vivres.

La Marie-Séraphique, représentée sur cette aquarelle, est un navire adapté aux besoins des trois étapes du commerce triangulaire : transporter une cargaison de traite, une cargaison humaine, puis coloniale (sucre, coton, café,…). La spécificité d’un navire négrier réside dans la forme de la coque, ronde et tendue, pour être porteuse et plus rapide. L’entrepont et les cales sont plus importants pour loger la « cargaison humaine », stocker l’eau, et les denrées alimentaires. Il comporte 4 à 6 canons pour se protéger de la piraterie. Le navire a une longueur de 20,41 m et une largeur de 7,45 m donc c’est un navire de petite taille.

Le 9 octobre 1764, le brick négrier nantais est baptisé Le Dannecourt par son propriétaire, Charles d’Havelooze.

« Du 12 janvier 1769, […] a comparu noble homme Jacques Gruel, négociant à Nantes, demeurant [en] l’isle Feydeaux [au centre de Nantes], paroisse Sainte-Croix, lequel nous a déclaré [à l’Amirauté] avoir acquis un navire qu’il a nommé La Marie Séraphique de Nantes […] lequel est du port de 150 tonneaux actuellement mouillé en cette rivière et en armement pour faire le voyage vers la coste de Guinée sous le commandement du capitaine Jean-Baptiste Fautrel-Gaugy […] »

Lors de l’achat du Le Dannecourt, Gruel a à son actif l’armement de cinq navires : 4 négriers et un de droiture (commerce direct avec les Antilles). Gruel monte une société d’assurance pour les risques encourus par le commerce.

Il attribue au navire le prénom de sa défunte épouse : « Marie-Séraphique » (il servira de modèle à François Bourgeon pour sa bande dessinée « Les Passagers du vent ».)

C’est l’armateur qui choisit le capitaine ; Gruel porte sa préférence sur Jean-Baptiste Fautrel-Gaugy, un marin expérimenté, qui à son tour choisit son équipage : 40  marins, 10  officiers (25  ans de moyenne d’âge), un chirurgien pour soigner les esclaves. Les salaires sont très inégaux. Un ouvrier gagne 25 livres environ par mois, un marin gagne 30 livres par mois et le capitaine du navire plus de 150 livres. Le coût du voyage est de 194 845 livres, un esclave est de 348 livres à l’achat et de 1140 livres à la vente.

Les esclaves sont entassés dans l’entrepont d’une hauteur de 78 cm ; il y a moins de 1 m3 par esclave. Les conditions de transport des captifs sont atroces.

La Marie-Séraphique quitte Paimboeuf le 1er mai 1768, longe les côtes pour arriver à Louango (dans l’actuel Angola) le 22 août. Elle y reste 116 jours, pour les formalités, vente de la cargaison, achat des esclaves auprès des indispensables courtiers (la traite est réalisée entre le capitaine et le roi de Loango).

Le capitaine ouvre le livre de traite à son arrivée en Afrique et y consigne tous les achats, pertes, frais etc.… pour les remettre à l’armateur à son retour. La traite peut durer de 15 jours à 3 mois ; parce que l’offre n’est pas toujours intéressante, qu’on peut faire patienter un équipage pour faire monter les cours, etc. Les comptables mettent en place des tableaux : un tableau de synthèse des achats en Afrique et un tableau de synthèse des ventes aux Antilles.

Si on lit un livre de compte on peut s’apercevoir dans l’amorce de négociation (qu’on retrouve sous l’appellation « Présents »), les perles en verre (souvent de Murano ou de Hollande) sont utilisées mais en très petite quantité par rapport au volume global des perles utilisées dans la Traite. Il s’agit d’une monnaie d’échange et on est bien loin de l’image de l’esclave échangé contre des pacotilles au sens d’« objet sans valeur ». Le terme « Pacotille » vient de la notion de « Paquet ». On n’a pas de monnaie alors on crée des étalons avec de la petite marchandise (perle, manille) et de la grande marchandise (indienne en coton, fabriquée à Nantes) : un esclave s’échange contre un certain nombre de paquets.

Le navire embarque 317 esclaves : 192 hommes, 60 femmes, 51 garçons, 9 filles et 5 port-permis. Outre des gages élevés, le capitaine perçoit un « port permis » lui donnant droit à la revente de captifs supplémentaires pour son propre compte.

Le 18 décembre  1769, la Marie-Séraphique lève l’ancre vers le Cap Français. La traversée dure 2 mois. Le navire est muni d’une clôture de 2 mètres en cas de révolte pour se protéger mais cela est très rare car à bord, les captifs sont ferrés durant la traversée.

Les esclaves sortent une fois par jour sur le pont, où on les force à danser, enchaînés, où selon l’expression on les « rafraîchit ». Dix esclaves meurent dans cette traversée (la plupart du temps, on observe sur ces traversées 15% de mortalité chez les esclaves ; 17% chez les marins de l’équipage, comme quoi, tout compte fait ; ne vaut-il mieux pas être esclave ?).

Les hommes prennent leur repas à l’avant, les femmes à l’arrière…

À Saint-Domingue, les acheteurs viennent à bord. Le capitaine fait des « lots » pour vendre tous les esclaves, y compris les malades : ceux-ci sont passés à l’eau, au vinaigre, au citron, pour avoir meilleure mine. Chacun est vendu environ 3,5 fois son prix d’achat. La recette est doublée, tout compris, dès la vente des esclaves et avant même la vente en Europe du sucre et du café, denrées qui servent de monnaie d’échange.

C’est ainsi que les marins échangent les esclaves contre 88 753 kg de sucre, 26 724 kg de café qui seront finalement vendus à profit au retour du navire en France. Le planteur va mettre beaucoup de temps à payer l’armateur : on appelle cela la queue de traite. Elle peut être de deux ans mais peut aussi durer 10 à 15 ans. Lorsqu’on regarde les acheteurs on constate qu’il n’y a pas que des blancs mais aussi des noms africains ; peut être un noir libre, un mulâtre, un gérant de plantation noir… On n’est pas ici dans un rapport d’épiderme mais dans une économie !

La plupart des esclaves travaillent alors dans les « habitations », soumis à des conditions de travail éprouvantes ; aux Antilles françaises, en Guyane, en Louisiane, les exploitations agricoles sont appelées des habitations : « Habitation » est donc le terme approprié pour traduire le terme anglais « plantation » dans le contexte caribéen.

Après 12 campagnes de traite dont 4 voyages faits dans une atmosphère de goudron et de cassonade, la Marie-Séraphique aura transporté 1344 esclaves de la Guinée à Saint-Domingue.

L’armateur Jacques-Barthélemy Gruel 1731-1787, est natif du Cap Français sur l’île de Saint-Domingue et installé depuis peu en terre bretonne. Un tour d’horizon de sa fortune montre la part investie dans le commerce, les biens immobiliers acquis à Nantes et dans les alentours, mais surtout que Gruel n’a pas oublié son origine créole où il développe son héritage : “habitation”, usine à sucre. Sa fortune le hisse dans la société nantaise et l’autorise à acheter une charge anoblissante en 1777 ; sa fortune dépasse alors les 2 millions de livres. Il fait faillite en novembre 1780 après que ses navires soient arraisonnés par les Anglais.

Quand il meurt épuisé en 1787, il ne laisse que 10 000 livres et sa sucrerie du Cap Français (aujourd’hui en Haïti) qui sera incendiée en 1791 par les esclaves en révolte.

La traite ne profite pas qu’à l’armateur mais à une beaucoup plus large part de la population à commencer par les capitaines comme Jean Baptiste Fautrel-Gaugy, capitaine de la Marie Séraphique, sans doute l’auteur des dessins et aquarelles présents dans les documents du navire car on le connaît aussi pour sa cartographie minutieuse des côtes africaines.

Plan, profil et distribution du navire la Marie Séraphique de Nantes (…) René Lhermitte vers 1770

Les contenus détaillés de la cale, de l’entrepont et du pont, renseignent sur la manière dont s’organise la traversée.

Entassement des captifs, position notée avec minutie jusqu’à révéler la présence de plusieurs d’entre eux enveloppés de linge, sans doute souffrants, au milieu de l’entrepont.

Le tableau général de la traite, commencée le 25 août et achevée le 16 décembre 1769, présenté dans la partie inférieure, est ainsi clairement illustré.

 

Arrivée de la Marie-Séraphique à Cap Français

Au nombre de 307, les esclaves, hommes, femmes et enfants, traités à Loangue, sont amenés par les pirogues qui s’approchent du navire.

En 1775, la Marie-Séraphique est en vente et c’est le 25 janvier 1776 que le navire est vendu à Jean-Baptiste Legrand puis 4 jours plus tard à Joseph-Yves Da Costa. La Marie-Séraphique devient le Sartine qui transportera encore 421 esclaves.

Le 18 juin 1779, le navire est saisi par le gouvernement des États-Unis d’Amérique lors de la guerre d’Indépendance américaine.

Après la vente de la Marie-Séraphique en 1775, Gruel s’établit dans l’île Feydeau, sur les bords de la Loire ; dans un hôtel particulier édifié par Joseph Raimbaud cédé en 1756 par les frères Bossinot du Motay doté de la même façade et d’une cour commune appelée aujourd’hui la « cour ovale ».

Pendant très longtemps, la ville de Nantes restera muette sur son passé esclavagiste. Cela conduit même à des « lapsus » : en  1945, le ministre de la Reconstruction, Raoul Dautry, vient à Nantes et invite les Nantais à rendre à leur ville « la beauté et la grandeur qu’elle avait du temps des négriers » ; et leur souhaite à eux-mêmes : « que vous redeveniez comme vos ancêtres les négriers ».

https://bergson.paysdelaloire.e-lyco.fr/espace-pedagogique/histoire-geographie/travaux-interdisciplinaires-sur-la-traite-l-esclavage-et-leurs-abolitions-2016/l-histoire-des-armateurs-et-des-navires-la-marie-seraphique-et-le-brooks-55452/

https://encoursdhistoire.files.wordpress.com/2019/10/groupe-1-1.pdf

L’Ouest-Éclair du 18 novembre 1934

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k625729b/f8.image.r=%22Marie%20S%C3%A9raphique%22nantes?rk=236052;4

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9784786w/f19.item.r=%22Marie%20S%C3%A9raphique%22nantes.zoom

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3322835f.r=%22Marie%20S%C3%A9raphique%22nantes?rk=815454;4

http://blog.ac-versailles.fr/histoirebda/public/hist_arts_traites_negrieres.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Navire_n%C3%A9grier

https://storymaps.arcgis.com/stories/52610dd5479640bcb3f8a5de07ffbcfc

file:///C:/Users/rapha/Downloads/mv_80_201707.pdf

file:///C:/Users/rapha/Downloads/Synth%C3%A8se%20Atelier3.pdf

1814 – Atlantique Nord, J. Horsburgh – d’Archohon

Première édition de l’importante carte de l’Atlantique Nord de James Horsburgh, publiée pour l’East India Company en 1814.

La carte d’Horsburgh est la première d’une série de cartes régionales destinées à accompagner son livre des instructions de navigation vers les Indes orientales. Il comprend les traces de plusieurs voyages qui ont aidé à la compilation des données de la carte, y compris certaines données saisonnières.

Le besoin de cartes plus précises s’impose par la force des choses à James Horsburgh le 30 mai 1786 lorsque son navire fait naufrage au large de Diego Garcia “à la suite d’une erreur dans sa carte”. Pendant près de vingt ans, Horsburgh recueille des informations sur les voies maritimes parcourues par la Compagnie des Indes orientales, à la fois à partir de ses propres observations – plus particulièrement pendant une période de sept ans lorsqu’il commande l’ “Anna” – et à partir du travail des autres. La valeur et l’importance de ses observations et des graphiques résultants sont rapidement reconnues et sont publiées sur une longue période, des révisions étant apportées au besoin. Horsburgh est récompensé en étant élu membre de la Royal Society en mars 1806 et, plus important encore, d’un point de vue financier, il est nommé hydrographe de l’East India Company en octobre 1810.

d’Archohon

James Horsburgh (1762-1836) est un hydrographe écossais qui travaille pour la British East India Company (EIC) et cartographie une grande partie de la Chine, de l’Asie du Sud-Est, de l’Inde et des régions contiguës à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle.

Horsburgh prend la mer à l’âge de seize ans ; il est capturé et emprisonné par les Français à Dunkerque. Après sa libération, il fait des voyages aux Antilles et à Calcutta. En 1786, en tant que premier lieutenant sur l’Atlas, Horsburgh navigue de Batavia à Ceylan et ensuite fait naufrage sur le Diego Garcia. Cette catastrophe l’influence dans sa décision de produire des cartes précises après avoir retrouvé son chemin vers l’Inde. L’hydrographe d’EIC, Alexander Dalrymple, publie trois des premières cartes de Horsburgh sur le détroit de Macassar, dans l’ouest des Philippines, et sur la région allant du détroit de Dampier à Batavia. En 1799, Dalrymple publie les observations de Horsburgh sur les mers orientales au nom de l’EIC.

Pendant ce temps, Horsburgh poursuit sa carrière sur le Carron, qui a été pris par le gouvernement britannique comme moyen de transport vers les Antilles et, à son retour en Angleterre, navigue à nouveau pour Bombay. Là, en avril 1798, il est nommé au commandement de son ancien navire, l’Anna, et pendant les sept années suivantes, il fait deux  voyages en Angleterre, en plus de plusieurs en Chine, au Bengale et à Madras.

Sur la carte, tracé de la route suivie par l’Anna, avec mesures des variations de la boussole.

https://www.raremaps.com/gallery/detail/60617op/atlantic-ocean-to-the-honble-the-court-of-directors-of-th-horsburgh

1844 – Atlantique nord, Harrison – Basin de Arrachon, Feret

Atlantique au nord de l’équateur

Écrite par D. R. Harrison, gravée par W. Hooker. Publié à New York par la firme Edmund & George W. Blunt, 179 Water St S.E. Corner of Burling Slip. Avec des mises à jour jusqu’en 1844.

Basin de Arrachon, Feret

Mesures des variations magnétiques.

La croisière de Heela & Griper, en 1820, dans le grand nord, note l’apparition d’aurores boréales : «  After 10 p.m. the Aurora borealis imparted light equal to the moon when 6 or 7 days old »

Navigation du Columbia en avril 1831, skippé par Joseph C. Delano de Pothsmouth à New-York en 15 jours 13 heures

La carte présente une piste maritime au crayon menant de Montauk aux Açores au Cap-Vert et vers le sud.

La carte a une trace de mer incomplète supplémentaire à l’ouest des Bermudes pointant vers New York.

https://www.raremaps.com/gallery/detail/56044/chart-of-the-north-atlantic-ocean-from-the-equator-to-65-no-blunt

Raphaël

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