Traversée de l’Eyre à Salles

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Traversée de l’Eyre

1730 Droit de tenir deux bacs sur l’Eyre, à Salles

Au début du XVIe siècle, il est fait mention dans une charte de « droits de péage pour la traversée de l’Eyre qui se faisait, par l’intermédiaire d’un passeur, à bord d’un bateau appartenant au seigneur ». Les dimensions du bac devaient être d’une longueur de 10 mètres sur 3,25 mètres de large.

Il est probable que la tour qui se trouve en bord de l’Eyre près du pont de Salles, soit l’ancienne demeure du passeur.

[Gué et passeurs ; extraits de l’article de Jean-Jacques Cluzeau, « Le passage de la Leyre », Bulletin municipal de Salles, août 1998.]

https://www.canoesurlaleyre.com/Canoe-sur-la-Leyre/Se-documenter/Foire-aux-questions/Connaitre-le-cours-d-eau

1737 Suppression des droits de péage

 Le 23 avril 1737, arrêt du conseil d’Etat qui supprime les droits de péage prétendus par le Sr Le Conte sur la rivière de Leyre et dans l’étendue des terres de Salles, Belin et Beliet, en Guyenne.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8611146g.r=p%C3%A9age%20leyre?rk=42918;4

 

Pont sur l’Eyre

Le Pont sur le ruisseau du Martinet vers le XVIIe siècle – Calcaire fossilifère –

Bien qu’il soit situé sur une voie romaine, ce pont constitué d’une arche unique est, contrairement à une idée répandue, bien postérieur à l’époque gallo-romaine.

Le décret du 6 juin 1811 autorise le sieur Juhel Renoy propriétaire de forges et fonderies dans la commune de Salles, à construire à ses frais un pont sur l’Eyre au lieu-dit appelé le Bournet (au sud-est de la commune), et à percevoir à son profit pendant cinquante ans à compter de la date du présent décret, le droit de péage réglé :

Napoléon, etc. ; sur le rapport de notre ministre de l’intérieur ; Vu la pétition par laquelle le sieur Juhel Renoy, propriétaire de forges et fonderies dans la commune de Salles, département de la Gironde, demande l’autorisation de construire à ses frais un pont sur la rivière de Leyre, et la concession d’un droit de péage ; la délibération du conseil municipal de la commune de Salles, en date du 8 octobre 1809 ; l’avis du préfet en date du 3 mai 1810, et la loi du 14 floréal an X, Notre conseil d’État entendu, Nous avons décrété et décrétons ce qui suit : Art. 1er. Le sieur Juhel Renoy, propriétaire de forges et fonderies dans la commune de Salles, département de la Gironde, est autorisé à construire à ses frais, et conformément aux plans et devis dressés par l’ingénieur en chef du département, un pont sur la rivière de l’Eyre, au lieu appelé le Bournet, et à percevoir à son profit pendant cinquante ans, à compter de la date du présent décret, le droit de péage réglé :

  • Pour le passage d’une personne chargée ou non chargée, deux centimes et demi 0 Fr. 2 c. 1 /2
  • d’un cheval monté, cinq centimes 0 5
  • d’un cheval ou mulet en laisse ou d’un âne, deux centimes et demi 0 2 1/2
  • d’une paire de bœufs attelés, quinze centimes. 0 15
  • d’une charrette attelée d’un ou plusieurs chevaux, quinze centimes 0 15
  • de chaque bœuf ou vache, deux centimes et demi. 0 2 ½
  • De chaque veau, mouton ou porc, un centime 0 1

Art. 2. Le sieur Renoy ou ses ayants-cause sont tenus d’établir de chaque côté du pont, les levées portées au devis ; d’indemniser, s’il y a lieu, les propriétaires riverains, et de faire pour l’entretien du pont et desdites levées, les réparations nécessaires et qui seront prescrites par le préfet du département, sur l’avis de l’ingénieur des ponts et chaussées. À défaut, par le sieur Renoy ou ses ayants-cause de faire lesdites réparations dans le délai déterminé, il sera par nous déclaré déchu de la propriété du pont et du droit de péage, pour être conférés à la commune de Salles, aux mêmes clauses et conditions.

Art. 3. Il ne sera autorisé aucun établissement de pont ou de bac entre le pont à établir et le bac de Salles.

Les habitants et autres voyageurs seront toujours libres de passer avec leurs bestiaux et chevaux la rivière de l’Eyre, à gué entre ces deux points.

Art. 4. Les contestations relatives à la quotité du droit seront portées devant le maire, les contraventions et délits seront renvoyés aux tribunaux qui doivent en connaître.

Art. 5. La compétence des uns et des autres sera réglée d’après les principes établis par la loi du 6 frimaire an VII, relative à la police des bacs et bateaux.

 

[Code des ponts et chaussées et des mines ou Collection complète des lois, arrêtés, décrets, ordonnances, arrêts de la Cour de cassation, règlemens et circulaires concernant le service des ponts et chaussées et des mines. Tome 2 / par Th. Ravinet,…Éditeur : Carilian-Goeury et V. Dalmont (Paris), 1847]

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6461403r/f103.image.r=bacs%20salles%20gironde?rk=107296;4

Les premiers ponts de bois sont construits au XIXsiècle. Vers 1893, un pont de fer est installé et remplacé en 1961-1962 par le pont actuel.

Raphaël

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