Noms de familles – CH à CZ

CHADEFAUD

Un nom peu porté avec cette graphie : 177 naissances en France en un siècle, Charente-Maritime, Charente, Dordogne, Gironde…

1891 – 1915 : 32 ; 1916 – 1940 : 41 ; 1941 – 1965 : 65 ; 1966 – 1990 : 39

Pays de Buch : en 1884, Jean CHADEFAUD convole à La Teste-de-Buch avec Marie Marguerite VILLENAVE.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 415 CHADEFAUX (15, 75…), 84 CHADEFFAUD (16)…

Toponymie – Un lieu-dit ‘Chadefaud’ à Augnat dans le Puy-de-Dôme. Un lieu-dit ‘Les Chadefaux’ à Collandres dans le Cantal. Un lieu-dit ‘Chadefeaud’ à Saint-Bonnet en Charente. Un lieu-dit ‘Chadefaine’ à Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne.

Geneanet – 2 611 résultats pour une requête avec le nom CHADEFAUD dont 1262 pour la Charente. Les plus anciens porteurs de la base avant 1650 : Salers (15), Ciré-d’Aunis (17), Rioux-Martin (16).

Origine – Ce nom est quand même assez mystérieux. Yves Lavalade donne au moins deux pistes à suivre. Dans les deux cas c’est le nom du lieu où habitait l’auteur de la lignée.

1°) à partir de l’occitan « chas dau fau ». « chas » comme « chez » désigne la maison, la chaumière (du latin casa) ; « dau » c’est la préposition  « du » ; « fau » c’est le hêtre (du latin fagus). Ce serait donc la maison près du hêtre. Cette hypothèse me plaît bien, surtout en considérant le toponyme ‘Chadefaine’ de Saint-Yrieix-la-Perche, quand on sait que le fruit du hêtre, c’est justement… la faîne !

2° à partir du latin catafalicum, issu du croisement du latin fala (tour de défense en bois) et de catasta issu du grec katastasis (estrade où l’on expose les esclaves à vendre), qui a engendré des mots comme catafalque, échafaud, échafaudage. En toponymie ce nom a pu désigner une petite colline ou un poste de guet.


CHAILLOT

Statistiques – 1891 – 1915 : 436 ; 1916 – 1940 : 435 ; 1941 – 1965 : 615 ; 1966 – 1990 : 565

Donc 2 051 CHAILLOT sont nés en France en un siècle, dans 75 départements : 85, 16, 21, 17…

Pendant la même période on relève 5 966 CHAILLOU (85, 17, 41…), 1 906 CHAILLOUX (85, 49, 18…), 113 CHAILLEU, (72, 44…), 818 CHAILLEUX (44, 72…), 1 289 CHAILLET (25, 75, 71…), 261 CHAILLE (17…)…

Toponymie – En France, nous rencontrons plus de 100 lieux-dits avec le not ‘Chaillot’ dont un en gironde, commune d’Abzac.

Geneanet – 50 724 résultats avec le nom CHAILLOT dont 6 724 en Vendée.

Origine – Il s’agit du nom du lieu où habitait le lointain ancêtre. Il s’agissait d’un lieu caillouteux, rocheux. De l’ancien français chail, caillou, issu lui-même du gaulois caliauo, avec le suffixe –OT, diminutif.

Autre variante : Caillot

À Paris, la colline de Chaillot occupée par le palais de Chaillot, depuis 1935, est formée par des couches successives constituées de craie blanche, d’argile, de calcaire grossier, de marnes, de gypse, de glaise verte, de sable de Fontainebleau et de terre arable.


CHANUT

4 019 naissances en France en 100 ans : Saône-et-Loire, Cantal, Loire, Ardèche, Paris… Plusieurs souches.

1891 – 1915 : 840 ; 1916 – 1940 : 987 ; 1941 – 1965 : 1 204 ; 1966 – 1990 : 988

Pays de Buch – Arcachon.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 4 726 CHENU (75, 22, 85, 02…), 4 274 CANU (76, 27, 14, 50…), 1 717 CHANU (61, 27, 14, 76…), 705 CHANUDET (63, 23, 03…), 700 CANUT (31, 11, 32…), 618 CHENUT (19, 54, 21…), 173 CHANUC (82, 30, 33…).

Toponymie – Sept noms de lieux où apparaît ‘Chanut’ : ‘Grange Chanut’ à Brénot (01), ‘Bois Chanut’ à Le Petit-Abergement (01), Chanut à Peyrieu (01), ‘Mas Chanut’ à Graveson (13), ‘Font Chanut’ à Poinson-lès-Grancey (52), ‘Étang Chanut’ et ‘Le Bois Chanut’ à Juif (71). On relève aussi 19 noms de lieux avec ‘Chanu’, 12 ‘Canu’ et 7 ‘Canut’.

Geneanet – 90 808 résultats pour une requête avec le nom CHANUT dont 22 942 pour la Saône-et-Loire, 17 431 pour le Cantal… Des concentrations importantes de porteurs du nom apparaissent à Mauriac et Le Falgoux (15), Saint-Germain-du-Plain, Devrouze et Simard (71), Paris (75), Salon-de-Provence (13)…

Origine –  Tous les spécialistes de l’onomastique sont unanimes, il s’agit d’un sobriquet désignant celui qui est chenu (qui a les cheveux blancs), du latin canutus (gris, blanc). Yves Lavalade signale que ce mot est très ancien puisqu’il apparaît déjà en 960 dans le plus vieux texte occitan connu « La Chanson de Boèce » : Om per veltat non a lo pel chanut (vers n° 107) : un homme, par vieillesse, n’a pas les cheveux blancs. Il est à remarquer que la graphie de l’époque est identique à celle d’aujourd’hui.

Autre piste : en languedocien et en provençal chanut veut dire excellent, de première qualité, vigoureux, plantureux…

Quant au canut, tisserand de soie travaillant sur un métier à tisser, au XIXe siècle, l’origine est obscure, peut-être à rattacher au mot canette (bobine creuse servant aux tisserands).


CHARLES

La maire de Saint-Magne est Madame Ghislaine CHAR LES

Le nom est classé 128e dans la liste des noms les plus portés en France avec 26 771 naissances sur tout le territoire mais en particulier dans les 2/3 nord.

Détail – 1891 – 1915 : 4 772 ; 1916 – 1940 : 5 929 ; 1941 – 1965 : 8 271 ; 1966 – 1990 : 7 799

Dans la zone HTBA – Saint-Magne, Arcachon, La Teste-de-Buch, Arès, Andernos-les-Bains, Lège-Cap-Ferret, Gujan-Mestras, Le Teich, Lacanau, Salles, Sanguinet, Biscarrosse.

Pendant la même période on relève aussi les naissances de 466 CHARLE (59, 62…).

Toponymie – De très nombreux noms de lieux comportent le mot ‘Charles’. En Gironde, on en compte sept : Roaillan, Quinsac, Donzac, Semens, Puynormand et… Lugos (‘Le Pas de Charles’)

Geneanet – 907 145 résultats en effectuant une recherche avec le nom CHARLES dont 1 985 en Gironde. C’est à Bordeaux et à Ambarès qu’on en croise le plus.

Origine – C’est un nom de personne germanique (vieux haut-allemand karl, karal (fort, homme, mari) latinisé en Carolus. il est à l’origine du nom de Charlemagne (Carolus magnus, (Charles le Grand).

Pour savoir à quel saint se vouer, ce n’est pas aisé, on dénombre au moins 19 saints Charles.


CHARNEAU

Naissances – 1891 – 1915 : 152 ; 1916 – 1940 : 223 ; 1941 – 1965 : 374 ; 1966 – 1990 : 354

Ce qui fait que 1103 CHARNEAU sont nés en 100 ans, dans 61 départements dont essentiellement la Vendée.

Sur Geneanet on peut constater les plus anciens Charneau vivaient en Suisse.

Origine – L’ancêtre lointain devait habiter près d’un arbre remarquable : un charme. Du latin carpinus. Jean Coste signale dans son dictionnaire que cet arbre a donné un nombre considérable de toponymes différents. Je cite seulement ceux qui commencent par Charn- : Charnaie, Charnais, Charnaye, Charne, Charneau, Charnée, Charnet, Charneuil, Charneux, Charney, Charnier, Charnière, Charnoie, Charnois, Charnoux, Charnoz, et Charny.

Vous me direz que le ‘m’ s’est transformé en ‘n’, je vous ferai remarquer que le nom Charneau semble plus proche de la racine latine que charme.

Il n’existe pas de toponyme Charneau en France mais il en existe 8 avec ‘Charmeau’.


CHASTENET

Le 7e nom le plus porté au Teich. 547 naissances en France en 100 ans : Dordogne, Haute-Vienne, Gironde, Pas-de-Calais… Plusieurs souches.

1891 – 1915 : 120 ; 1916 – 1940 : 135 ; 1941 – 1965 : 163 ; 1966 – 1990 : 129

Zone HTBA – Le Teich, Gujan-Mestras…

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 1 466 CHASTANET (19, 24, 75…), 906 CHASTAGNER (07/19, 75…), 302 CHASTANIER (07, 30…), 568 CHASTAGNIER (07, 19, 43…), 1 127 CHÂTAIGNIER (42, 18, 75, 71…), 2 266 CHÂTAGNER (85, 49, 17, 63…)…

Toponymie – Même en cherchant bien, on ne trouve pas de lieu-dit ‘Chastenet’. En revanche, on repère cinq ‘Chastenay’ (49, 89), un ‘Chastenuel’ (43), douze ‘Chastanet’ (07, 19, 24, 30 47), seize ‘Chastang’ (05, 19, 63). Et puis aussi 78 ‘Chastain’.

Viographie – Rue Jacques-Chastenet et place Guillaume-Chastenet à Saint-Médard-de-Guizières, rue Jacques-Chastenet à Saillans (33).

Le nom CHASTENET apparaît sur le Monument aux Morts de Gujan-Mestras.

Geneanet – 3 6 103 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom CHASTENET dont 3 421 pour la Dordogne, 3 330 pour la Haute-Vienne, 1 143 pour la Creuse, 1 091 pour la Gironde. Dans notre zone HTBA, la plus forte concentration de porteurs du nom apparaît au Teich avec 240 résultats et à Gujan-Mestras avec 66 résultats. Ces CHASTENET me semblent tous issus du couple Pierre CHASTENET et Jeanne BIENER D’où étaient-ils originaires ?

Origine – Un arbre autrefois vénéré et nourricier est à l’origine de ce nom de famille : le châtaignier. Du latin castanea (châtaigne, châtaignier), emprunté au grec ancien κάστανον, kástanon, de même sens. Le premier porteur du nom devait habiter près d’un châtaignier remarquable ou d’une châtaigneraie. En gascon castanhèra, castanhar, castanheda.


CHAUTARD

Monsieur Didier CHAUTARD est le maire de Saumos

1 868 naissances en France en 100 ans : Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Ardèche, Paris, Drôme…

1891 – 1915 : 391 ; 1916 – 1940 : 423 ; 1941 – 1965 : 578 ; 1966 – 1990 : 476

Zone HTBA – Saumos, Arès.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 3 739 CHOTARD (56, 35, 44…), 1 037 CHOTEAU (50, 95, 62…), 265 CHAUT (42, 28…), 101 CHAUTEAU (47, 24…).

Toponymie – On rencontre 20 noms de lieux avec ‘Chautard’ en France (11, 16, 24, 26, 45, 47, 81, 83). On trouve également 19 ‘Chotard’, un ‘Choteau’ (Saint-Quentin-de-Caplong 33), deux ‘Chaut’ (on un à Gradignan 33) et ‘Le Chauteau’ à Agnac (47).

Geneanet – 62 529 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom CHAUTARD dont 9 333 pour le Puy-de-Dôme, 8 081 pour la Haute-Loire, 7 663 pour l’Ardèche… et 124 pour la Gironde. Les principales concentrations apparaissent à Auzelles (63) et à Rochessauve (07).

Origine – Ce nom de famille est issu du nom de baptême Michel, d’origine biblique mîkha’el (celui qui est à l’image de Dieu). Puis le diminutif (ou hypocoristique) MICHAUT a désigné le fils de Michel, puis la première syllabe a disparu (par aphèrèse) pour donner CHAUT, et enfin, l’ajout du suffixe -ARD sans doute péjoratif nous amène à CHAUTARD.

En résumé : Michel > Michaut > Chaut > Chautard.

La mécanique est la même pour CHAUTEAU : Michel > Michaut > Chaut > Chauteau. Avec en dernier un diminutif plutôt gentil et affectueux.


CHAUTEAU

Un nom qui est peu porté avec seulement 101 naissances en France en 100 ans : Lot-et-Garonne, Dordogne, Gironde… Plusieurs souches.

1891 – 1915 : 10 ; 1916 – 1940 : 22 ; 1941 – 1965 : 35 ; 1966 – 1990 : 34

Zone HTBA – Andernos-les-Bains, Lanton, Arcachon, Sanguinet.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 1 037 CHOTEAU (59, 85, 62…), 2 206 CHOUTEAU (49, 72, 79…), 1 868 CHOTARD (63, 43, 07…)

Toponymie – On trouve ‘Le Chauteau’ à Agnac (47), ‘Choteau’ à Saint-Quentin-de-Caplong (33), ‘Place Choteau’ à Landas (59).

Geneanet – 1 244 résultats en effectuant une recherche avec le nom CHAUTEAU dont 208 pour la Gironde, 188 pour le Lot-et-Garonne. On ne voit pas apparaître de grosses concentations, citons les zones autour de Escaudain (59), Ségalas et Roumagne (47), Auriolles et Castillon-la-Bataille (33). Un petit cluster de CHAUTEAU se repère autour de Pauillac.

Origine – C’est vraisemblablement un diminutif du prénom Michel, formé par aphérèse. « Michel » a entraîné « Michaut », qui a entraîné « Chaut » qui a entraîné « Chauteau ».

Rappelons que l’aphérèse est une modification phonétique impliquant la perte d’une ou plusieurs syllabes au début d’un mot.

Le nom de baptême Michel est d’origine hébraïque : « qui est comme Dieu ».


CHEVALIER

C’est l’un des cinquante noms les plus répandus en France, l’un des dix premiers si l’on ajoute la variante Chevallier.

Issu du latin populaire *caballarius, le nom désigne un chevalier. Il convient cependant de préciser que les chevaliers médiévaux n’avaient qu’un très lointain rapport avec ceux de la Table ronde, qui représentent plus une image idéalisée que la réalité. Qui sont nos cavaliers ou chevaliers ? Au départ des mercenaires auxquels les seigneurs confient la garde de leurs donjons et, sans doute, la collecte des redevances auprès des paysans. Plus tard, à partir du XIIe siècle, la chevalerie deviendra un ordre auquel on accèdera par le célèbre adoubement, qui transforme le cavalier en noble. Mais, dans le royaume d’Aragon, on continue à attribuer au cavalier un rang inférieur au noble dans la hiérarchie sociale. Le nom de famille peut correspondre à cette définition, ou bien être un sobriquet moqueur, ou encore désigner celui qui était au service d’un chevalier. À envisager aussi, au moins dans certains cas, celui qui garde ou élève des chevaux.


CHOUTEAU
2 206 naissances en France en 100 ans, essentiellement dans le Maine-et-Loire, mais aussi dans la Sarthe, les Deux-Sèvres, la Loire-Atlantique… Plusieurs souches.

1891 – 1915 : 304 ; 1916 – 1940 : 454 ; 1941 – 1965 : 755 ; 1966 – 1990 : 693

En Pays de Buch on en croise à Arès, Lanton, Arcachon, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch, Le Teich, Biganos, Mios.

Pendant la même période, on relève les naissances de 1038 CHOTEAU (59…)

Toponymie – En France, on trouve deux noms de lieu ‘Chouteau’, en Gironde (Lussac) et en Charente-Maritime (Courpignac), ‘Les Chouteaux’ dans l’Aisne (Marchais-en-Brie), Choteau en Gironde (Saint-Quentin-de-Caplong), ‘Place Choteau’ dans le Nord (Landas).

Rue Auguste-Chouteau à Trélazé (49), rue Louis-Chouteau à Chacé (49), rue Simon-Chouteau à Yvré-le-Pôlin (72), boulevard et impasse Guy-Chouteau à Cholet (49) et même Chouteau avenue à Saint-Louis dans le Missouri (USA).

Geneanet – 51 338 résultats avec une requête sur le nom CHOUTEAU dont 15 438 pour le Maine-et-Loire, 6 926 pour la Sarthe, 1 497 pour les Deux-Sèvres, 1 325 pour la Loire-Atlantique… On note une grosse concentration de CHOUTEAU vers la commune de La Tourlandry dans le Maine-et-Loire (1 012 résultats, 13 426 dans un rayon de 30 km).

Origine – C’est probablement un diminutif (hypocoristique) du prénom Michel, formé par aphérèse Michel > Michou > Chou > Chouteau.

On peut envisager d’autres diminutifs de noms de baptême, exemple Martin > Martichou > Chou > Chouteau


CITRAIN

129 naissances en France en 100 ans : Gironde, Landes…

Sur le Bassin – Salles, Arès, La Teste-de-Buch, Arcachon…

On repère des lieux-dits ‘Citran’ en Gironde (Avensan) et dans les Landes (Lipostey, Pissos).

La principale concentration de porteurs du nom se trouve à Sabres (40) et dans les communes voisines, notamment à Garein.

CITRAIN est sans doute un nom monophylétique et tous les porteurs seraient parents.

Origine – En ancien français, une citre est une espèce de citrouille. CITRAIN pourrait être un diminutif : une petite citrouille. Peut-être un sobriquet attribué au lointain ancêtre. Sans certitude.


CLAVERIE

Ce nom est très porté avec 6 346 naissances en 100 ans en France : Pyrénées-Atlantiques, Gironde, Hautes-Pyrénées, Landes…

Sur le Bassin – Arcachon, Biganos, Arès, Marcheprime, Gujan-Mestras…

Parmi les nombreux lieux-dits ‘Claverie’, on en repère trois en Gironde (Aillas, Coimères, Sallebœuf) ainsi qu’un Laclaverie (Saint-Cibard).

Le nom apparaît sur les Monuments aux Morts de La Teste-de-Buch, Arcachon, Biganos, Marcheprime et Mios.

Origine – Il s’agit d’un nom de lieu dont l’origine est sans doute l’occitan clau. Cela se complique quand on sait que ce mot désigne à la fois un clou et une clé. On ne peut exclure la présence d’un cloutier en ce lieu, mais notre choix va se porter principalement sur un endroit clos, une enceinte munie de défenses ou – pourquoi pas – sur le logis de celui qui possède les clés.

De même origine : LACLAVERIE, LACLAU, DUCLOS, DESCLOS, CLAVET, CLAVIER, CLAVÈRE…


CLOPPET

Les statistiques nous apprennent que 201 CLOPPET sont nés en France en un siècle essentiellement en Savoie.

(1891 – 1915 : 39 ; 1916 – 1940 : 49 ; 1941 – 1965 : 74 ; 1966 – 1990 : 39)

On note aussi, pendant la même période les naissances de 50 CLOPET dispersées en France (16, 73, 17…) et de 449 CLOP, essentiellement dans le Vaucluse. Logiquement CLOPPET et CLOPET devraient être des diminutifs de CLOP.

Toponymie – On trouve un lieu ‘Chez les Cloppet’ à Mercury en Savoie. Trois lieux avec ‘Clopet’ en Charente-Maritime, Creuse et Drôme.

Geneanet – 6 985 résultats pour une requête sur le nom CLOPPET dont 4 640 pour la Savoie où les plus anciens vivaient avant 1600 dans les paroisses de Beaufort, Mercury et Conflans.

Origine – Si l’on consulte le dictionnaire du vieux français de Godefroy on lit que clop et des variantes clep et glop désignent un boiteux, un éclopé. Le clopin désignait le boiteux. Boiter se disait cloper. Du latin tardif cloppus. En prenant en compte le diminutif –et, nous allons en déduire que le lointain ancêtre était boiteux ou bien qu’il était l’enfant du boiteux.

Autres noms apparentés : CLOPT, CLOPEAU, CLOPEAUD.

Clopin-clopant peut se traduire par boiteux-boitant…


COIFFE

Naissances pour le patronyme – 1891 – 1915 : 101 ; 1916 – 1940 : 123 ; 1941 – 1965 : 140 ; 1966 – 1990 : 139

Donc 503 personnes sont nées en France en 100 ans, dans 38 départements

Dans l’ordre décroissant, départements : Ille-et-Vilaine, Mayenne, Maine-et-Loire, Oise, Indre, Orne, etc. Les ancêtres Coiffe de Patrice sont pourtant limougeauds !

Variantes : Coeffe (Ille-et-Vilaine, Mayenne, Maine-et-Loire), Coefe (Calvados), Coffe (Moselle, Haute-Garonne, Ariège, Meurthe-et-Moselle).

Origines possibles (à vous de choisir) :

– peut-être issu de l’ancien français « coffe », désignant un baquet,

– possible, comme forme courte de Godefroy, nom de personne d’origine germanique, Godafrid (god = dieu + frid = paix), c’est mon préféré,

– possible comme adjectif avec le sens de lourdaud, grossier.

– et aussi venant du germanique kuffia = casque

On trouve quatre toponymes en France : 05, 71(2), 72.


COLLY

509 naissances en un siècle en France : Loire, Haute-Loire, Savoie, Ain… Plusieurs souches.
1891 – 1915 : 84 ; 1916 – 1940 : 101 ; 1941 – 1965 : 185 ; 1966 – 1990 : 139

Pays de Buch : Arcachon.

Pendant la même période on relève également les naissances de  839 COLY (24, 19, 9A…), 155 COLI (13, 2A…), 299 COLLI (2B, 57…).

Toponymie – On relève ‘Colly’ à Étalle (08), ‘Le Colly’ à Veyssilieu (38), ‘Colly’, ‘Gagnerie de Colly’, ‘Marais de Colly’ à La Chapelle-des-Marais (44), ‘Chez Colly’ à Rochefort-Montagne (63). 15 lieux-dits avec ‘Coly’ (16, 19, 24, 26, 38, 87), quatre avec ‘Coli’ (26, 63, 76, 88), deux avec ‘Colli’ (2B, 90).

Viographie – Rue Jean-Colly à Paris 13e, rue Jean-Colly à Alfortville (94), rue Jean-Colly à Saint-Étienne (42). Jean Colly était un homme politique (1858, Roche-la-Molière (42) – 1929, Paris).

Geneanet – 18 919 en effectuant une recherche avec le nom COLLY dont 7 941 pour le Royaume-Uni, 7 795 pour la France, dont 1 743 pour la Haute-Loire, 704 pour l’Ain, 571 pour la Savoie… Les plus fortes concentrations de porteurs du nom COLLY apparaissent à Saint-Jeunes (43), Aussois (73), Boissey (01), La Ciotat (13)…

Origine – Il s’agit de l’un des nombreux diminutifs (hypocoristiques) formés à partir du nom de baptême Nicolas, nom qui vient du grec Nikolaos (victoire et peuple).

La chute de la première syllabe du nom se nomme « aphérèse ».

Yves Lavalade écrit « on se rend compte de la mode frénétique qui s’empara des scribes et porte-plumes de l’époque pour généraliser un Y final qui ne traduisait pas d’anglomanie prématurée mais devait avoir une valeur purement esthétique, à l’instar du –X qui remplaça le –S au pluriel ».

Autres noms de même origine : COULY, COLIN, COLLIN, COLLINET, COLINÉ, COLINEAU, COLIGNON, COLLIGNON, COLINOT, MAUCOLIN, PETITCOLIN, COLAS, COLASSEAU, COLLASSON, COLASSOT, NICOULAUD, COULAUD, PETITCOULAUD, COULAUDON, etc.


COMMARIEU

Statistiques – 1891 – 1915 : 51 ; 1916 – 1940 : 58 ; 1941 – 1965 : 58 ; 1966 – 1990 : 66

233 personnes nées en France depuis 1890, dans 24 départements : Landes, Pyrénées-Atlantiques

Plus 84 COMMARRIEU (landes)

Toponymie – Étrangement, aucun lieu-dit ‘Comarrieu’ ou ‘Commarrieu’ recensé en France par l’INSEE.

Geneanet – 1 567 résultats. Le nom est attesté avant 1650 à Saint-Cricq-Chalosse et Brassempouy dans les Landes

Origine – Il s’agissait sans doute de celui qui habitait à proximité d’un ruisseau encaissé. De coma = combe et de arrieu = ruisseau. »


CONAN

Ce nom n’est pas d’ici. Quoique ! De nombreux Bretons sont venus s’installer sur le Bassin.

Statistiques – 1891 – 1915 : 1 061 ; 1916 – 1940 : 1 588 ; 1941 – 1965 : 1 912 ; 1966 – 1990 : 1 575

Au total 6136 CONAN sont nés en France en un siècle essentiellement dans les départements du Morbihan, du Finistère et des Côtes-d’Armor.

On peut leur rajouter les yeux fermés, pendant la même période, les naissances de 3 526 CONNAN (Côtes-d’Armor…) et de 162 CONNEN (Côtes-d’Armor…).

Toponymie – Un chef-lieu de commune ‘Conan’ dans le Loir-et-Cher et 27 autres noms de lieux avec ‘Conan’ dont 9 dans le Finistère, 7 dans les Côtes-d’Armor et 5 dans le Morbihan.

Un chef-lieu de commune ‘Saint-Connan’ dans les Côtes-d’Armor. Le nom de la localité est attesté sous les formes ‘Sanctus Conanus’ en 1156, puis on le trouve les formes ‘Saint-Connen’, ‘Saint-Conan’ ou ‘Saint-Connan’.

Geneanet – 182 404 réponses pour une recherche avec le nom CONAN dont 61 158 dans le Morbihan, 39 718 dans les Côtes d’Armor et 35 347 dans le Finistère. Si on effectue une recherche avec le prénom Conan, on obtient 44 499 réponses. Tout cela n’est pas fait pour nous surprendre car…

Origine – c’est une forme francisée de l’ancien nom de baptême breton ‘Konan’ formé sur le mot ‘kon’, chien et sans doute par métaphore, guerrier.

Noms dérivés : CONANEC, CONANNEC, CONNANEC.

Saint Conan, décédé en 648, était Irlandais, moine d’Iona, il évangélisa l’île de Man dont il fut l’évêque.

Plusieurs chefs bretons ont porté ce nom, notamment Conan Mériadec, roi légendaire de la Bretagne romaine.


CONDOM

Sébastien CONDOM, Georges CONDOM et Mickael CONDOM sont ostréiculteurs à La Hume et Meyran.

408 personnes naissances en un siècle en France : Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques.

Statistiques – 1891 – 1915 : 108 ; 1916 – 1940 : 91 ; 1941 – 1965 : 116 ; 1966 – 1990 : 93.

Zone HTBA – La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras, Arcachon, Le Teich, Sanguinet, Arès…

Pendant la même période on relève aussi les naissances de 337 CONDON (48, 43, 64…), 330 CONDOU (40, 33, 64…), 548 CONDOUX (59, 9A…),

Toponymie – Condom, Sous-préfecture du Gers avec sa cathédrale, Condom-d’Aubrac, petite commune de l’Aveyron et aussi d’autres lieux-dits à Orthevielle (40), Léren (64), Razimet (47), Houeillès (47),

On trouve six noms de lieux ‘Condou’ en France : Ygos-Saint-Saturnin (40), Mesplède (64), Arette (64), Lourdios-Ichère (64), Vielle-Adour (65), Lavaurette (82). Narbonne (11),

On a aussi deux ‘Condon’ (01, 26), 34 ‘Condat’ (10, 12, 15, 19, 23, 24, 33, 34, 43, 46, 47, 56, 60, 63, 81, 87)… Il faut aussi noter que 92 noms de lieux en France, au total, commencent par ‘Condo-‘.

Le nom CONDOM apparaît sur les monuments aux Morts d’Arcachon et de Gujan-Mestras.

Geneanet – 11 130 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom CONDOM dont 3 464 en Espagne, 1 690 dans les Landes, 935 dans les Pyrénées-Atlantiques, 875 en Gironde, 722 en Lot-et-Garonne. Les principales concentrations apparaissent à Pouillon (311 résultats), Paris (260 résultats), Bordeaux (187 résultats), La Teste-de-Buch (164 résultats), Gujan-Mestras (153 résultats). On obtient 1 381 résultats dans un rayon de 30 km autour de Pouillon 40. Plusieurs souches.

Pour l’Espagne, la souche est dans la province de Gerona (3 175 résutats).

Les plus anciens CONDOM sont attestés avant 1625 à Perpignan, à Narbonne, à Salvagnac (Tarn) mais aussi en Catalogne (Gérone) et à Monceau-sur-Oise (Aisne) !

Si on effectue une recherche par prénom on obtient 125 résultats avec Condom 165 résultats avec Condou, 834 avec Condon et 1 566 avec Condor.

Origine – Ce nom gascon désignait l’ancêtre qui était originaire d’un lieu-dit éponyme. Celui-ci s’explique par la forme Condomagus, composée de deux racines gauloises (condo, condate (confluent) et magos (marché). Condom (32) est effectivement située au confluent de la Baïse et de la Gèle. Condom-d’Aubrac (12) est sise aussi à un confluent. Sur Geoportail, on peut voir si c’est le cas pour les autres lieux-dits. C’est le cas pour celui d’Orthevielle (40). On peut aussi envisager le carrefour de deux chemins, voire même une élévation de terrain comme le propose le site gasconha.com.

Et puis on pense à un végétal remarquable, du gascon codonh (coing), codonhèr (cognassier)

Il est troublant de constater à Gujan-Mestras la présence de nombreux CONDOU. On en compte six sur le groupe HTBA. Ces noms correspondraient-ils à deux variantes ayant la même origine ? Michel Grosclaude évoque le nom de baptême Condor qui était populaire autrefois.

Pour l’Espagne, sans doute un lien avec le mot condominio (copropriété).

Et le « condom », nom commun ? Ce mot anglais d’origine mystérieuse, viendrait peut-être de l’inventeur du préservatif en latex sous Charles II. Un lointain cousin des Condom du Bassin ?


CONDOU

C’est le 10e nom le plus porté à Biscarrosse et le 15e à Sanguinet. 330 naissances en France en un siècle, Landes, Gironde, Pyrénées-Atlantiques…

1891 – 1915 : 70 ; 1916 – 1940 : 99 ; 1941 – 1965 : 103 ; 1966 – 1990 : 58

Zone HTBA – Sanguinet, Biscarrosse, La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras, Biganos, Arcachon, Arès, Lège-Cap-Ferret, Lanton, Audenge, Mios, Salles, Le Teich…

Pendant la même période on relève aussi les naissances de 548 CONDOUX (59, 9A…), 337 CONDON (48, 43, 64…), 408 CONDOM (33, 40, 47, 64…)

Toponymie – On trouve six noms de lieux ‘Condou’ en France : Ygos-Saint-Saturnin (40), Mesplède (64), Arette (64), Lourdios-Ichère (64), Vielle-Adour (65), Lavaurette (82).

On a aussi deux ‘Condon’ (01, 26), onze ‘Condom’ (11, 12, 32, 40, 47, 64), 34 ‘Condat’ (10, 12, 15, 19, 23, 24, 33, 34, 43, 46, 47, 56, 60, 63, 81, 87)… Il faut aussi noter que 92 noms de lieux en France, au total, commencent par ‘Condo-‘.

Monument au Morts de Sanguinet – CONDOU Martin Raphaël est décédé le 27/10/1916 à Sailly-Saillisel (80).

Geneanet – 5 306 résultats en effectuant une recherche avec le nom CONDOU dont 2 155 pour les Pyrénées-Atlantiques, 1 121 pour les Landes, 477 pour la Gironde. Les principaux clusters apparaissent à Lourdios-Ichère 64 (657 résultats), Sanguinet 40 (654 résultats), Biscarrosse 40 (382 résultats), Lées-Athas 64 (319 résultats). Il ne m’étonnerait pas qu’il existe deux souches, celle de Lourdios-Ichère et celle de Biscarrosse/Sanguinet. À vérifier.

Si on effectue une recherche par prénom on obtient 154 résultats avec Condou, 198 avec Condom, 834 avec Condon et 1 443 avec Condor.

Origine – Au moins deux hypothèses :

1 – Un nom de lieu devenu nom de famille. De condate (confluent, réunion). Nom de lieu qui désignerait un confluent de deux cours d’eau ou éventuellement un carrefour de deux chemins.

Tederic Merger qui gère le site gasconha.com envisage aussi un rapport du nom de lieu avec une élévation de terrain

2 – Un nom de baptême resté comme nom de famille. Michel Grosclaude évoque le nom de baptême Condor qui était populaire autrefois. Condou pourrait en être une variante.

Nota – Il faut savoir que la distinction du n et du u est difficile, parfois, sur les textes manuscrits.


CONFOULAN

Les porteurs du patronyme Coufoulan sont peu nombreux en France : une naissance entre 1891 et 1915, une naissance entre 1916 et 1940, trois naissances entre 1941 et 1965 et cinq naissances entre 1966 et 1990.

La souche semble être dans le Lot-et-Garonne, vers Montpouillan et Marcellus, près de Marmande.

On trouve aussi des variantes : Confolant (19, 43, 75, 63), Confolens (19, 75, 24), etc.

Signification : il s’agit d’un lieu géographique situé au confluent de deux rivières, du latin confluens.

Il n’existe pas de lieu-dit ‘Confoulan’ mais je vous propose de prendre en exemple la ville de Confolens en Charente qui est située au confluent de la Vienne et du Goire. Cette situation est à l’origine de son nom, comme de nombreux autres lieux en France (Couflens, Couffoulens, Conflant, Conflent, etc.)

Un lointain ancêtre habitait sans doute dans un tel endroit.


CONORD

Christelle et Hugues CONORD sont ostréiculteur aux Jacquets.

458 naissances en France en un siècle : Allier, Lot-et-Garonne, Gironde, Haute-Loire… Plusieurs souches.

1891 – 1915 : 95 ; 1916 – 1940 : 109 ; 1941 – 1965 : 138 ; 1966 – 1990 : 116

Zone HTBA – Lège-Cap-Ferret.

Pendant la même période, l’INSEE relève également les naissances de 472 CONORT (48, 15, 75…), 260 COUNORD (46, 19, 24…)…

Toponymie – On relève les lieux-dits ‘Conord’ à Périgneux (42), Castelmoron-sur-Lot (47) et Saint-Barthélemy-d’Agenais (47), ‘Chez conord’ à Bors’ (16), ‘Croix de Conord’ à La Chaze-de-Peyre (48). Et puis aussi ‘Monte Conor’ à Bannay (18), ‘Puy de Conort et Arnal’ à Ayrens (15), ‘Le Counord’ à Cunèges (24), ‘Counord’ et ‘Ruissau de Counord’ à Castelnau-Montratier (46).

Terminons par ‘Conore’ à Peyrilhac (87) connu pour sa fontaine guérisseuse « la bona font dau villatge, ente fasian de las devocions per los maus de ventre ; una peira tombala a la surtida dau villatge » citée par Yves Lavalade.

Viographie – Rue Joseph-et-François-Conord à Lesparre-Médoc.

Geneanet – 10 690 résultats en effectuant une recherche avec le nom CONORD dont 1942 pour le Puy-de-Dôme, 1 106 pour l’Allier, 526 pour le Cantal, 476 pour le Lot-et-Garonne, 217 pour la Gironde. En France, la principale concentration de porteurs du nom apparaît à Pionsat (63) avec 1 273 résultats et 2 733 dans un rayon de 30 km.

Origine – Je cite Yves Lavalade : « Très classique et très littéraire mot occitan du meilleur carquois qui veut exprimer le réconfort, l’encouragement, la consolation. Le verbe correspondant est conortar. Ce nom a été donné à qui possède le don de soulager, de réconforter ».

Le dictionnaire d’ancien français de Godefroy traduit ce mot par « exhortation, excitation, invitation, suggestion, encouragement ».

Ceci dit, le nom provient-il

– d’un lieu  où on pouvait trouver le réconfort : lieu de recueillement, source guérisseuse (comme à Peyrilhac 87, voir plus haut) ?

– d’une personne qui apportait un secours à ses semblables, par exemple un guérisseur ?


CONSTANTIN

Un nom impérial ! L’INSEE dénombre 7 190 naissances dans l’Hexagone en 100 ans : surtout en Gironde, mais aussi Vaucluse, Haute-Savoie, Seine-Maritime…

Sur le Bassin – Salles, Audenge, Lanton, La Teste-de-Buch, Lège-Cap-Ferret, Mios…

On dénombre également les naissances de 11 127 CONSTANT, 2 720 CONSTANS

Origine – C’est un nom de baptême, du latin Constantinus, diminutif de Constans qui signifie constant, ferme. Ce nom avait été popularisé par l’empereur qui fit du christianisme la religion quasi-officielle de l’empire romain.


CORBINEAU

Statistiques – 1891 – 1915 : 228 ; 1916 – 1940 : 348 ; 1941 – 1965 : 508 ; 1966 – 1990 : 455

Donc 1 539 CORBINEAU sont nés en France en 100 ans, dans 52 départements : 44, 85, 17, 33…

Pendant la même période on relève 5 434 CORBIN (72, 50, 75…), 1 390 COURBIN (33…), 26 COURBINEAU (47…), 179 COURBOIN (60, 02…)…

Toponymie – En France on trouve 7 lieux-dits dont le nom contient ‘Corbineau’, départements 06, 17, 33 (Maransin et Savignac-de-l’Isle), 49 et 59.

Geneanet – 27 456 résultats avec le nom CORBINEAU dont 13 198 en Loire-Atlantique, 1 868 en Charente-Maritime. Les plus anciens CORBINEAU de la base vivaient à Montbert (aujourd’hui Loire-Atlantique) en 1500. 4 342 résultats en cherchant avec le prénom Corbin.

Origine – Jean Tosti évoque un double diminutif de l’ancien français corb (corbeau), issu du latin corvus. Ce serait dont un sobriquet dont le sens peut être compris de multiples façons. Corb > Corbin > Corbineau.

Comme on le constate sur Geneanet il apparaît que Corbin était parfois attribué comme nom de baptême. Nous aurions don affaire à son hypocoristique (diminutif). Corbineau = le fils de Corbin.

Autres variantes : Corbinau, Corbinaud, Corbinot, Corbignot.


COSSALTER

C’est un nom d’origine italienne avec 214 naissances en France en un siècle (de 1891  à 1990) : Val-d’Oise, Drôme, Rhône, Isère, Territoire-de-Belfort…

1891 – 1915 : 0 ; 1916 – 1940 : 52 ; 1941 – 1965 : 89 ; 1966 – 1990 : 73

Zone HTBA – Lanton, La Teste-de-Buch

Toponymie – Je n’ai pas trouvé de nom de lieu en France en rapport avec ce nom de famille.

On repère une via Cossalter à Cesiomaggione, 3 910 habitants en 2020, commune près de Feltre (province de Belluno).

Geneanet – Si on effectue une recherche dans la base avec le nom COSSALTER on obtient 547 résultats dont 241 pour l’Italie, 35 pour l’Isère, 28 pour la Drôme, 23 pour Paris. D’après la base, il semble que la souche est originaire de la province de Belluno, Dans la région de Vénétie, dans le nord-est de L’Italie, et en particulier de la commune de Feltre. Cette commune de 20 342 habitants en 2020 est jumelée avec Bagnols-sur-Cèze (Gard).

Jean-Paul COSSALTER, décédé à La Teste-de-Buch en 2008 était né à Argenteuil (95) en 1956.

Rodolpho Siro COSSALTER décédé à Lanton en 2010 était né à Belfort (90) en 1930.

Sur le Monument aux Morts de Montélimar (26) apparaît le nom de l’adjudant Armand Rodolphe COSSALTER, mort en Algérie en 1961.

Origine –  Jean Tosti confirme que ce nom est originaire du nord de la Vénétie (province de Belluno). Il pense que ce nom renvoie au nom du lieu où habitait le lointain ancêtre. Il existe un hameau appelé Cossalto non loin de Venise. À noter aussi la commune de Cessalto dans la province de Trévise. L’élément -salto pourrait provenir du latin saltus, avec le sens de « bois ».


COSTENOBLE
Statistiques – 1891 – 1915 : 93 ; 1916 – 1940 : 140 ; 1941 – 1965 : 203 ; 1966 – 1990 : 168

Au total 604 COSTENOBLE sont nés en France en 100 ans, essentiellement dans le département du Nord et dans une moindre mesure dans celui du Pas-de-Calais.

Pendant la même période, dans les même départements on relève les naissances de 828 COUSTENOBLE, 35 COSTENOBEL, 180 VANCOSTENOBLE… qui sont des variantes du nom.

Toponymie – On rencontre de très nombreux noms de lieux avec ‘Coste’ ou ‘côte ‘et avec ‘Noble’ mais aucun avec les deux en association. On trouve une ‘Costenoble gasse’ à Vienne en Autriche (photo) et une ‘cour Costenoble’ à Lille.

Geneanet – 25 747 résultats en effectuant une recherche avec le nom COSTENOBLE dont 12 182 dans le Nord, 5 570 en Belgique (avec des van COSTENOBLE) et 2 107 dans le Pas-de-Calais. Les plus anciens porteurs présents sur la base vivaient, avant 1500, à Armentières et Steenwerck, aujourd’hui dans le département du Nord.

Origine – Un de mes livres de chevet est le dictionnaire des noms propres … de Jean Coste !

COSTE : comme Costa ou Costes, désigne celui qui habite dans une côte ou sur un coteau (du latin costa, côte, côté, flanc). Avec l’évolution de la langue, la lettre S a été remplacée par un accent circonflexe pour donner le mot côte.

NOBLE : difficile d’en connaître le sens exact : domaine seigneurial, sobriquet ironique affecté à une personne qui habitait en ce lieu ?

En tout cas, il s’agit du nom du lieu où habitait le lointain ancêtre auteur de la lignée : une terre noble sur un coteau. Pourquoi préciser « noble », toutes les terres faisant partie du domaine éminent d’un seigneur ? Peut-être justement que le domaine utile de cet endroit avait été vendu à un exploitant roturier tout en restant sous la coupe du seigneur suzerain.

Ce nom de lieu n’a pas été référencé par l’IGN mais il existe peut-être sur un plan cadastral ou un plan plus ancien.


COTTARD
Statistiques – 1891 – 1915 : 296 ; 1916 – 1940 : 431 ; 1941 – 1965 : 535 ; 1966 – 1990 : 441

Donc 1 703 COTTARD sont nés en France en un siècle.

Départements : essentiellement dans la Seine-Maritime et dans une moindre mesure Paris, Yvelines, Nièvre, Seine-et-Marne, Calvados…

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 2 365 COUTARD (53, 72…), 1250 COTARD (35 …), 270 COTTART (02…) …

Toponymie – On rencontre en France 5 noms de lieux avec ‘Cottard’ : ‘Chez Cottard’ (17), ‘Les Cottard’ (45), ‘Bois Cottard’ (60), ‘Champ de Cottard’ et ‘Champ Cottard’ (89). Il semble évident que ce sont des personnes qui ont donné leur nom à ces lieux.

Geneanet – 38 650 résultats en effectuant une recherche sur le nom COTTARD dont 10 639 pour la Seine-Maritime.

Origine – Sans doute un dérivé péjoratif  de Cot, hypocoristique de noms tels que Jacot ou Nicot (diminutifs de Jacques et Nicolas). Cotin/Cottin obéirait à la même évolution :

Jacques > Jacot > Cot > Cottard / Cottin

ou Nicolas > Nicot > Cot > Cottard / Cottin


COUACH

Pas facile à autopsier, le nom de cette famille qui a créé un fleuron de l’industrie navale…

Un nom très peu porté, 51 naissances en France en un siècle : Gers, Gironde, Lot-et-Garonne…

1891 – 1915 : 7 ; 1916 – 1940 : 13 ; 1941 – 1965 : 17 ; 1966 – 1990 : 14

Pays de Buch : Arcachon, La Teste-de-Buch, Andernos-les-Bains, Mios.

Il s’agit sans doute d’un nom monophylétique (une seule souche, tous les porteurs parents).

Toponymie – Nous trouvons dans le Gers les lieux-dits ‘Couach’ à Bezolles et ‘Bois du Couach’ à Cassaigne. On trouve aussi ‘Couache’ à Lagarde (09), ‘La Couache’ à Saint-Rustice (31) et ‘Ruisseau de la Couache’ à Seyne (04). Et aussi ‘Couachial’ à Isola (06), ‘Les Couaches’ à Méailles (04), ‘Las couaches’ à Técou (81) et ‘Les Couachonnes’ à Nizerolles (03).

Geneanet – 299 résultats en effectuant une recherche avec le nom COUACH dont 64 pour le Gers, 52, pour le Lot-et-Garonne, 48 pour la Gironde… Une zone de 30 km de rayon autour de Lectoure (32) nous donne 84 résultats. La souche devrait être originaire de par là.

Sur Geneanet, on voit qu’il existe aussi des COACH, des COUACHON…

Origine – Aucun spécialiste n’a évidemment donné une opinion sur cet anthroponyme. J’ai parcouru les dictionnaires (gascon, vieux français, saints…), rien d’évident.

J’avais bien une piste, le coche, voiture à traction animale chère à Jean de la Fontaine, avec son cocher. Elle a la même origine que l’anglais coach. Piste abandonnée car l’apparition du mot est postérieure de plusieurs siècles à l’attribution des noms de familles (XIe-XIIe siècles).

Après nous avons la coche (truie), la coche (entaille), le cochet (petit coq)… Rien de bien excitant. Avez-vous des idées ?


COUDROY

Le 12e nom le plus porté au Teich. 484 naissances en 100 ans en France, essentiellement dans les Landes et Gironde.
1891 – 1915 : 97 ; 1916 – 1940 : 135 ; 1941 – 1965 : 145 ; 1966 – 1990 : 107

Zone HTBA – Le Teich, Gujan-Mestras, Arcachon, Biganos, La Teste-de-Buch, Salles, Belin-Béliet.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 5 302 COUDRAY (35, 28…), 803 COUDREAU (76, 86, 17…)

Toponymie – La commune de Coudroy dans le Loiret (300 habitants) et neuf autres lieux-dits avec ‘Coudroy’ (40, 44, 45, 47, 76). Pour les Landes, c’est à Tartas. On trouve aussi deux ‘Coudroyes’ et de très nombreux ‘Coudray’.

En Gironde on repère ‘Coudrat’ à Campugan, ‘Coudreau’ et ‘Le Coudrey’ à Saint-Denis-de-Pile, ‘Coudret’ à Baron, ‘La Coudre’ à Gauriaguet, à Saint-Mariens et à Périssac, ‘La Coudrey’ à Abzac, ‘Les Coudreys’ à Lesparre-Médoc.

Monument aux Morts du Teich : Bernard COUDROY décédé le 22/08/1914 à Bertrix, province de Luxembourg (Belgique)

Geneanet – 6 980 résultats en effectuant une recherche avec le nom COUDROY dont 2 452 pour les Landes, 588 pour la Seine-et-Marne, 366 pour la Gironde. Les principaux clusters apparaissent à Noyen-sur-Seine 77 (502 résultats), Onard 40 (182), Mugron 40 (173), Tartas 40 (148). Plusieurs souches. Il est vraisemblable que les COUDROY du Teich et du Bassin étaient issus des Landes. Ce sera à vérifier.

Origine – Nom de lieu très fréquent dans toute la France, et qui désigne un lieu planté de noisetiers appelés aussi coudriers, du latin corylus. En bon français, une noiseraie ! On va légitimement penser que le lointain ancêtre habitait en un lieu remarquable pour ses noisetiers. Idem pour COUDRAY et COUDREAU.


COURBIN

Ce nom est 22e en Pays de Buch, 30e en Gironde,  4e à Saint-Magne, 13e à Salles. 1 390 naissances en France en un siècle, essentiellement en Gironde, et aussi Aveyron, Gers, Landes… Plusieurs souches.

Relevés INSEE – 1891 – 1915 : 323 ; 1916 – 1940 : 336 ; 1941 – 1965 : 425 ; 1966 – 1990 : 306

Zone HTBA – Belin-Béliet, Salles, Mios, Le Borp, Saint-Magne, Arès, Lège-Cap-Ferret, Lanton, Audenge, Biganos, etc.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 5 434 CORBIN (72, 50, 75, 35…).

Toponymie – En Gironde nous avons la ‘Craste Courbin’ à Lanton Le Temple, Saint-Jean-d’Illac, Saint-Médard-en-Jalles, et nous avons en outre quatre lieux-dits ‘Courbin’ à Salles (33), Vic-Fezensac (32), Pampelonne (81) et Montauban (82).

Nous avons aussi trois lieux ‘Les Courbins’ en Gironde (Louchats), dans l’Aisne et dans l’Allier.

Et aussi 65 noms de lieux avec ‘Corbin’ dont Saint-Émilion et Montagne en Gironde. Signalons un lieu-dit Saint-Corbian à Saint-Estèphe (33).

Viographie – Rue Courbin à Bordeaux, allée Jean-Courbin à Carbon-Blanc, rue Paul-Courbin à Anglet (64), impasse Courbin à Montauban (82)

Monuments aux Morts de Salles – COURBIN Pierre Fortin, décédé le 08/10/1914 à Wargemoulin (51)

Geneanet – 18 361 résultats en effectuant une requête dans la base avec le nom COURBIN dont 10 245 en Gironde, 887 en Aveyron, 421 dans les Landes. Les plus fortes concentrations de porteurs du nom se repèrent en Gironde à Hostens (1 880 rés.), Belin-Béliet (1 278 rés.), Salles, (827 rés.), Mios (750 rés.), Le Barp (504 rés.), Louchats (349 rés.) et Saint-Magne (325 rés.). En Aveyron, le « nid » est à Crespin. Chez nous, c’est le couple Jean COURBIN (né vers 1647) et Anne CAUSSARIEU de Salles qui semble être le plus ancien de la base.

En effectuant une recherche avec le prénom Corbin on obtient 5 239 résultats, 56 avec le prénom Courbin, 187 avec le prénom Corbinien.

Origine – Ce serait un nom d’homme.

1 – Courbin et Corbin devaient être des diminutifs de Corbinien, ancien nom de baptême. Saint Corbinien, évêque de Freising, en Bavière (+ 725), était né probablement à Arpajon, près de Paris. Il s’appela d’abord Waldkiso comme son père. Quand elle fut devenue veuve, il prit le nom de sa mère, Corbinia, « Bien peu de personnes en France connaissent le nom de Corbinien… qui est au nombre de ces grands missionnaires qui firent l’Europe chrétienne. La gloire de Corbinien est en effet d’avoir évangélisé la Bavière et fondé le diocèse de Munich-Freising… (diocèse d’Evry).

2 – Ce pourrait être aussi un sobriquet, du latin corvus, corbus, de l’ancien français corbel, corbat, Des mots occitans còrb , corbàs, corbaish, qui désignent le corbeau, oiseau traditionnellement associé à la mort, à la sorcellerie, au mauvais œil, au mauvais augure, à la tromperie, à la couleur noire…

3 – Autre possibilité de sobriquet, un homme voûté, courbé. De l’occitan corba (courbe).


COYCAUT

Ce nom est très peu porté avec 22 naissances en France et 100 ans, toutes en Gironde.

1891 – 1915 : 2 (Bordeaux)

1916 – 1940 : 3 (Talence, Bordeaux, Pessac)

1941 – 1965 : 9 (Talence, Bègles, Villenave-d’Ornon, Caudéran)

1966 – 1990 : 8 (Bègles, Arcachon, Bruges)

Zone HTBA – Arcachon.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 260 COICAUD (44, 49, 17…), 138 COIQUAUD (17, 33, 44…), 117 COIQUAULT (49, 44…), 52 COYCO (33…).

Toponymie – Nous ne trouvons pas de nom de lieu avec ‘Coycaut’ mais on repère le lieu-dit Coicault à Martres, en Gironde.

Geneanet – 164 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom COYCAUT dont 119 pour la Gironde avec 64 résultats pour la commune d’Arbis.

268 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom COYCO dont 192 pour la Gironde avec 55 résultats pour la commune de Pauillac.

2 990 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom COIQUAUD dont 246 pour la Gironde avec 122 résultats pour la commune de Plassac.

Origine – Dans les Charentes coy, coi ou quoy désignent une conduite d’eau ou un canal. On peut faire l’hypothèse que le suffixe du nom est un diminutif, on aurait alors un petit canal auprès duquel habitait le lointain ancêtre.

Toujours avec le diminutif, en ancien français, coi, koi, quoi, cooit, coay, quoy, sont des variantes d’un adjectif qui signifiait en repos, calme, tranquille, paisible. On aurait ainsi un surnom attribué à l’ancêtre, premier porteur du nom vers le XIe ou le XIIe siècle.

C’est tout ce que j’ai trouvé. Affaire à suivre.

Dans les archives

Après Allègre et Legallais, il faut attendre 1863, pour que reprenne le chalutage à vapeur, grâce à l’armateur Émile Coycaut, négociant à Bordeaux, qui se livre à la grande pêche avec des bateaux mieux adaptés et mieux aménagés, l’Émile Pereire construit à Bordeaux Bastide et l’Hubert-Delille construit à Langoiran. Ces vapeurs sont en bois et mesurent une vingtaine de mètres de long pour quatre mètres de creux. Malheureusement, l’entreprise Coycaut fait faillite dès 1867.

17 décembre 1866 – Concession accordée aux crassats des Grahudes à Arnaud Coycaut (1827- ?), autorisé à importer des huîtres du Portugal.

Septembre 1867 – Suite à la faillite de l’armement Coycaut, M. Castillon fait l’acquisition de l’Hubert-Delisle, M. Ch. Moullineau de l’Émile-Pereire.


COZETTE

Statistiques INSEE des naissances – 1891 – 1915 : 280 ; 1916 – 1940 : 371 ; 1941 – 1965 : 583 ; 1966 – 1990 : 595

Ce qui fait 1829 COZETTE nés en France en 100 ans, dans 61 départements, essentiellement dans la Somme et l’Oise ainsi que dans une moindre mesure le Pas-de-Calais et Paris.

Le nom est au 4438e rang des noms les plus portés en France.

Il faut sans doute leur rajouter 717 COZE (Pas-de-Calais…), 86 COSETTE (Somme…) ainsi que quelques CAUZETTE et CAUSETTE.

Toponymie – Un lieu-dit ‘Bois Cozette’ à Gézaincourt dans la Somme. On trouve le chef-lieu de commune de Cozes en Charente-Maritime.

Geneanet – On a 30817 résultats et effectuant une recherche avec le nom COZETTE. Le nom y est attesté  avant 1500 dans le départements actuel de l’Oise.

Origine – Nous avons affaire à un ancien nom de baptême. On trouve 592 résultats pour une recherche avec le prénom Cozette sur Geneanet, 1307 résultats avec Cosette, 119 résultats avec Cose, 29 résultats avec Coze, 23 résultats avec Cozet, 11 résultats avec Coset, 157 résultats avec Chose.

On pense automatiquement à l’héroïne de Victor Hugo.

Jean Tosti pense que cet ancien prénom serait un hypocoristique (diminutif) de Nicole ou Nicolette.

Le dictionnaire de M.T. Morlet voit dans Cosette le surnom d’une petite personne (= petite chose).

Quant à l’origine étymologique du nom de Cozes (17), il s’agirait d’un dérivé de l’anthroponyme gallo-romain Cottius, du gaulois cottos « vieux ».


CROS

Statistiques – 1891 – 1915 : 3 073 ; 1916 – 1940 : 3 273 – 1941 – 1965 : 3 828 – 1966 – 1990 : 3 256

13 430 personnes nées en France en un siècle, dans 96 départements : Hérault, Aude, Tarn, Aveyron…

Toponymie – De très nombreux toponymes avec ‘Cros’ dont 29 dans l’Hérault, 14 dans l’Aude…

Geneanet – 288 566 résultats. Avant 1400, on obtient encore 1 841 résultats…

Origine – Origine toponymique. Désigne un endroit creux, un vallon (mot d’origine préromane crosus).

Variante – Ducros.


CROSILHAC

Un nom qui est en train de disparaître avec cette graphie : une seule naissance (Guadeloupe) en un siècle.

De 1892 à 1990 on relève en revanche les naissances de 316 CROUSILLE (87, 24, 16, 19…) 246 CROUZILLAC (19, 34, 09…),  153 CROUZILLAT (87, 31, 19…), 57 CROUSILLAC (19, 06, 86…), 40 CROUZILHAC (34…), 30 CROZILHAC (Gualeloupe)…

Toponymie – Pas de lieu-dit ‘Crosilhac’ mais on repère ‘Crozillac’ (Aveyron), ‘Crozilat’ (Haute-Garonne), ‘Crouzillac’ (Corrèze, Lot-et-Garonne), ‘Crouzilhac’ (Haute-Loire), ‘Crouzillat’ (Puy-de-Dôme, Haute-Vienne), ‘Crousillas’ (Alpes-Maritimes)…

Geneanet – En effectuant une recherche dans la base avec le nom CROSILHAC on obtient 54 résultats dont 20 pour la Gironde (La Brède, Léognan, Saucats…).

Si on demande d’élargir la recherche aux nombreuses variantes, on obtient 22 692 résultats dont 320 pour la Gironde et 19 dans un rayon de 15 km autour du Barp.

Origine – Il s’agit du lieu où habitait le lointain ancêtre, avec le nom d’un ancien domaine gallo-romain, celui d’un certain Crucilius a qui l’on a appliqué le suffixe d’appartenance –AC, abréviation de –acum. Crucilius est un dérivé du nom Crucius, venu du latin crux (croix) pour désigner quelqu’un dont le domaine était à la croisée de chemins.


CRUANES

Le patronyme Cruanes est très peu porté en France. L’INSEE a compté 3 naissances entre 1916 et 1940 (sur Perpignan et Paris), 6 naissances entre 1941 et 1965, 20 naissances entre 1966 et 1990.

Si on consulte geneanet.org entre 1500 et 1700, on constate que le patronyme est très présent sur la côte est de la péninsule ibérique : Gérone, Barcelone, Valence, Murcie et surtout Alicante.

On y voit aussi que beaucoup de Cruanes ont vécu en Algérie pendant la seconde partie du XXe siècle et le XXe siècle.

Sur le n on a généralement un tilde.

Pas de toponyme en France avec ‘Cruanes’ et pas non plus… dans le Monde.

Signification – Les livres d’onomastique ne donnent aucune piste.

Pas de nom de baptême pouvant correspondre.

J’ai regardé dans les dictionnaires espagnols, catalans et même portugais, et je n’ai rien trouvé d’évident :

– on pense évidemment à cruz (croix) mais si cela correspondait à la croix chrétienne ou bien à une intersection de chemins, on trouverait des toponymes.

– Enfin, j’ai repéré le mot espagnol cruasanes qui désigne les croissants (en viennoiserie). Y a-t-il un rapport ? Je donne ma langue au gato.


CUART
Statistiques INSEE des naissances – 1891 – 1915 : 3 (Bourg-lès-Valence, 26, Marseille (13) ; 1916 – 1940 ; 1941 – 1965 : 5 ; 1966 – 1990 : 15
32 personnes nées en France depuis 1890, dans 10 départements : Drôme, Bouches-du-Rhône, Hérault, Haute-Vienne, Paris, Var, Gironde, Morbihan, Sarthe, Meurthe-et-Moselle.
Le nom est très peu porté mais il ne nous semble cependant pas être monophylétique (= une seule souche).
Topo – Un lieu-dit ‘Le Cuart’ à Domblans dans le Jura.
Geneanet – 581 résultats. Avant 1650, le nom est attesté dans l’Ain, en Espagne, en Angleterre.
Origine – Si on questionne Geneanet en faisant une recherche sur le prénom Cuart, nous avons quelques résultats, ce qui nous incite à penser que nous avons affaire à un nom de baptême, certes, mais un nom de baptême rare.
Si nous explorons quelques dictionnaires nous voyons qu’en catalan cuart désigne le quatrième. Pour information ‘quatrième’ en espagnol et en portugais, se dit cuarto.
Il est donc possible que ce nom nous arrive de la péninsule ibérique, qu’il désignait le quatrième enfant d’une fratrie et que de ce fait il était quelquefois employé comme nom de baptême. Mais ce n’est qu’une supputation…


CUCURON

Émile Couzinet, célèbre cinéaste girondin, avait réalisé le film « La famille Cucuroux ». Le patronyme n’existe pas. Mais le patronyme Cucuron, lui, existe bien, avec peu de porteurs, certes.

1891 – 1915 : 9 ; 1916 – 1940 : 16 ; 1941 – 1965 : 15 ; 1966 – 1990 : 11.

Donc 51 personnes sont nées en France en un siècle, dans 6 départements, essentiellement en Haute-Garonne.

Toponymie : une commune de Cucuron dans le Vaucluse ainsi qu’un lieu-dit dans le Var. Une commune porte un nom voisin, celle de Coucouron en Ardèche, un lieu-dit porte aussi ce nom en Haute-Loire.

Origine – Ce nom de famille désigne le lointain ancêtre qui était originaire d’un lieu-dit qui signifie colline, monticule. D’une racine préceltique kuk signifiant « hauteur », « promontoire » ou « lieu élevé » qui se vérifie régionalement dans de nombreux dérivés romans avec le même sens ou un sens voisin. Exemple très célèbre : Montcuq dans le Lot.

Patronymes similaires : COUCOUREUX, COUCOUROU, COUCOUROUX, COUCOURRON, COUCOURUS, COUCURON, COUCUROU. Tous dans la partie sud de la France.


CURUTCHET

995 naissances en France en 100 ans, essentiellement dans les Pyrénées-Atlantiques, notammenet dans les communes d’Ayherre, Briscous, Mouguerre, Arnéguy, Hasparen, Orègue, Ossès, etc.

1891 – 1915 : 235 ; 1916 – 1940 : 256 ; 1941 – 1965 : 279 ; 1966 – 1990 : 225

En Pays de Buch, on les croise à Arès et Lège-Cap-Ferret.

Toponymie – On trouve cinq lieux-dits en France avec ‘Curutchet’, tous dans les Pyrénées-Atlantiques : Bardos, Menditte, Ordiarp, Alos-Sibas-Abense et Gabarthe.

On trouve aussi 17 toponymes avec ‘Curutcheta’, deux avec ‘Curutche’, deux avec ‘Curutchague’, deux avec ‘Curutchaldéa’,  un avec Curutchamendy, un avec ‘Curutcheberry’, un avec ‘Curutchegaïne’, un avec ‘Curutchéguy’, un avec ‘Curuchehégui’, un avec ‘Curucheko’ et d’autres, tous dans les Pyrénées-Atlantiques.

Geneanet – 12 405 résultats en recherchant le nom CURUTCHET dans la base dont 10 134 pour les Pyrénées-Atlantiques. On trouve les plus anciens vers 1620 à Saint-Jean-le-Vieux et Saint-Just-Ibarre.

Origine – Comme beaucoup de noms basques, en voici un qui est en rapport avec le lieu où vivait le lointain ancêtre. Il est dérivé du basque kurutz ou gurutz qui désigne une croix, un calvaire ou un croisement de routes ou de chemins. Et comme les croix sont souvent implantées dans des carrefours…


CUSSAC

1 353 naissances en France en 100 ans

Ce nom est au 6336e rang des noms les plus portés en France : Cantal, Aveyron, Paris, Tarn, Haute-Loire…

1891 – 1915 : 300 ; 1916 – 1940 : 308 ; 1941 – 1965 : 387 ; 1966 – 1990 : 358

Zone HTBA – Arcachon, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch, Belin-Béliet, Andernos-les-Bains, Lacanau.

Pendant la même période, on relève aussi les naissances de 268 CUZACQ (40, 33…)

Toponymie – Des communes en Gironde (Cussac-Fort-Médoc), Haute-Vienne et Cantal (Cussac), Haute-Loire (Cussac-sur-Loire). 32 autres noms de lieux avec ‘Cussac’ (02, 12, 15, 16, 24, 31, 33, 43, 46, 47, 81, 82). Un lieu-dit Cuzacq à Parentis-en-Born. Troix lieux-dits ‘Cuzac’ (40 – Taller, 46).

Geneanet – 32 771 résultats pour une recherche avec le nom CUSSAC dont 10 179 pour le Cantal, 3 282 pour l’Aveyron… 644 pour la Gironde. Les principales concentrations du porteur du nom apparaissent à Alleuze 15 (3 442 résultats) et Saint-Flour 15 (2 958 résultats). Dans la zone HTBA c’est à Arcachon (129 résultats). Dans plusieurs généalogies, on trouve le Antoine CUSSAC, marin, né à Rouffiac (15) qui épouse en 1822 à Gujan, Marie MECHE. Il disparaît en mer lors du Grand Malheur, les 27 et 28 mars 1836 lors du naufrage de L’Augustine.

Origine – On a sans doute donné au lointain ancêtre le nom du lieu où il habitait. Ce nom terminé par –AC, abréviation de –acum, correspondrait au domaine d’un homme ancien, en l’occurrence, un certain Cussius ou Cutius.


CUZACQ

268 naissances en France en 100 ans, essentiellement dans les Lndes et dans une moindre mesure en Gironde.

1891 – 1915 : 59 ; 1916 – 1940 : 57 ; 1941 – 1965 : 78 ; 1966 – 1990 : 74

Zone HTBA – Biscarrosse, Hostens, Belin-Béliet, La Teste-de-Buch, Arcachon, Biganos.

Toponymie – Un seul lieu-dit ‘Cuzacq’ il est à Parentis-en-Born (40). On repère aussi la commune de Cuzac (46). Des lieux-dits ‘Cuzac’ à Taller (40) et Labastide-Murat (46). La ‘Craste de Cuzac’ est à Parentis-en-Born (40). Parmi les graphies voisines, on trouve les communes de Cubzac-les-Ponts et de Saint-André-de-Cubzac (33).

Geneanet – 2 133 résultats en effectuant une recherche dans la base avec le nom CUZACQ dont 1 597 pour les Landes, 102 pour la Gironde. Les principales concentrations apparaissent à Ygos-Saint-Saturnin (308 résultats), Rion-des-Landes (154 résultats), Beylongue (121 résultats), Morcenx (82 résultats).

J’ai bien l’impression que ce nom peu porté, est monophylétique, avec une seule souche et tous les porteurs étant parents. Mais Geneanet nous propose quelques CUZACQ anciens (avant 1600) à Pau, Bayonne, Saint-Sever, Vieux-Boucau et même Valladolid…

Origine – Il s’agit sans doute du nom du lieu où habitait le lointain ancêtre qui vivait au XIe siècle ou au XIIe siècle. Un nom terminé par –AC(Q), abréviation de –acum, correspondent au domaine d’un homme ancien. Nous ne saurons jamais qui était cet homme. Les spécialistes ont proposé Cusius, Cupitius ou Cuppius. Sans garantie…

Ce champ est nécessaire.

Aimé

Laisser un commentaire