Le péage de Lamothe 2

    Imprimer cet article Imprimer cet article

La carte de Gascogne due au sieur Paty semble indiquer un péage (en dollars !) à Lamotte, à moins qu’il ne s’agisse que d’un bac…
Le bail du 28 août 1713 des revenus du captalat de Buch, au profit des nommés du Verger et Bordescaux, est consenti par Fouquet de Belisle, seigneur de Certes (1), à condition que les preneurs entretiennent le bail du péage de Louze, pour le prix et temps qu’il a été fait par la dame marquise de Civrac, et de continuer seulement pour une année ceux faits par tacite reconduction des péages de La Mothe et Mios.
Un autre bail des revenus de la terre et seigneurie de Certes et Mios, consistant, entre autres choses, aux droits de péages, passages en dépendant, est fait le 20 décembre 1720 par la dame de Civrac, femme non commune en biens du sieur Foucquet, comte de Belle Isle, au profit de Jean-Baptiste Taffart, à condition, entre autres choses, d’avancer les frais des réparations à faire aux bateaux servant auxdits passages.
Le 6 décembre 1725, le bail est reconduit par le sieur de Civrac, seigneur de Certes, au profit de Soustra, moyennant 255 livres par an, pour les droits de péages et passages de la Motte tels qu’ils ont été ou dû être perçus par Soustra pendant son précédent bail, et à la charge d’entretenir le bac.
Le 21 janvier 1727, à la suite d’une enquête requise par le procureur fiscal, quatre témoins déposent que les chemins dans l’étendue des seigneuries de Certes et Mios sont en bon état, qu’il n’est point nécessaire de ponts ni de chaussées, le territoire étant praticable en tout temps (2). Ils affirment que, de temps immémorial, pour l’avoir ouï dire à leurs ancêtres, le passage de la Motte et celui de Mios sur la rivière d’Eyre appartiennent aux seigneurs de Certes ; que même on employait, au passage de Mios, les bateaux qui ne pouvaient plus servir au passage de la Motte, ce dernier étant le plus fréquenté surtout par les charrettes et autres voitures, et ne passant à Mios que des gens de pied.
En 1729, le marquis de Durfort-Civrac fait état des péages qu’il détient à La Mothe, dépendant de sa seigneurie de Certes en Guyenne (3).
Le 18 juillet 1730, Mathurin Thomas de Sorlus (4), subdélégué de l’intendant de Bordeaux Claude Boucher, fait la visite des ponts, chaussées et chemins, et bateaux qui servent aux passages dans l’étendue de la seigneurie de Certes.
Il lui paraît que les chemins menant au bourg de La Mothe ainsi que le bateau qui sert au passage sont en bon état. Pour le pont de bois et de planches sur le ruisseau de Rieumort (5), la partie qui est dans Sanguinet est en bon état, alors que l’autre partie, dans la seigneurie de Certes, est en ruine. Le seigneur de Sanguinet perçoit un droit de péage sur ce pont, et le seigneur de Certes a exigé pendant longtemps un pareil droit sur la portion qui lui appartient mais il en a cessé la perception sur le refus qu’on faisait de le payer. Grand seigneur ? Détrompez-vous : les voitures ne peuvent se dispenser de passer la Leyre à La Mothe ou à Mios où le seigneur de Certes fait lever un péage.
Il a été construit depuis environ 20 ans un autre pont de bois et des chaussées sur le même ruisseau de Rieumort à 45 pas de distance du premier aux frais du propriétaire du moulin de Montferrand et des habitants de Sanguinet, l’ancien chemin étant devenu impraticable ; s’étant chargé de l’entretien, le fermier du moulin y perçoit un droit de péage sur ce pont, qui, cependant, est actuellement en très mauvais état bien que ce pont et les chaussées soient entièrement dans la seigneurie de Certes.
Enfin, le sieur de Sorlus constate que les chemins dans la seigneurie de Barp où il se lève aussi un droit de péage au profit du seigneur de Certes sont en bon état (6).
Il s’en suit un arrêt (7) du Conseil, du 12 septembre 1730, qui maintient le sieur Durfort, marquis de Civrac, dans le droit d’avoir et tenir deux bacs sur la rivière de Leyre, l’un dans la paroisse de la Motte, et l’autre dans celle de Mios, pour en jouir et l’autorisant à percevoir les droits suivant le tarif ci-après, lequel sera commun pour les deux bacs : 3 deniers par homme à pied, 6 deniers par homme à cheval, 1 sol pour une charrette… ; pour un bœuf, un cheval, etc. c’est 3 deniers ; pour chaque pourceau, chèvre ou mouton, un denier. Les frais d’entretien des deux bacs, à la charge du marquis, s’élèvent à la somme de 300 livres par an environ, alors que la recette n’est que de 250 livres. Le marquis conserve les deux bacs seulement pour l’utilité publique et pour son honneur, et non pour son rapport. Le fermier, qui tient le bac, est chargé de faire passer tous les voyageurs, soit à pied, à cheval ou en voiture. Il ne doit pas faire attendre les voyageurs. Les chemins qui mènent au bac doivent être bien entretenus, et la rivière bien nettoyée tant pour l’abordage que pour la sortie (8). Les obligations des seigneurs demeurent malgré la réduction des revenus. Lorsque la rivière est en crue, rendant délicat le passage du bac, le seigneur doit engager des bateliers supplémentaires sans pouvoir augmenter les droits de péage. Inversement, si le cours des eaux est suffisamment bas pour permettre le passage à gué, il faut renoncer à toute perception. Telles sont les conditions auxquelles le marquis de Civrac a obtenu que soit maintenu son droit de tenir deux bacs sur la Leyre, à Lamothe et à Mios. Au surplus, sa Majesté supprime les droits de péages par terre prétendus par le marquis de Civrac dans les lieux de la Motte, Mios, Barp, et Louze, dépendant de sa seigneurie de Certes. Le 30 octobre 1730, Claude Boucher (9), intendant de justice, police et finances en la généralité de Bordeaux, ordonne que ledit arrêt sera exécuté selon sa forme et teneur, lu, publié et affiché partout où il appartiendra. Le marquis de Civrac présente une requête contre l’arrêt du Conseil du 12 septembre 1730, en vu de le rétablir dans la possession et jouissance des droits de péages par terre dans les lieux de La Mothe, Mios, Barp et Louze.
En 1732, les deux passages (par eau) de Lamothe et de Mios font l’objet d’une enquête de la part du procureur d’office de la seigneurie de Certes (10 ; leur produit annuel paraît infime : un peu plus de 18 livres à Mios, 25 livres à Lamothe. Au regard, les frais sont considérables, qu’il s’agisse des gages versés aux mariniers ou de l’entretien des bateaux. Le bac de Lamothe est en réparation. Il en coûtera 140 livres pour le remettre en état. La construction d’un bateau neuf reviendrait à 650 livres, à quoi s’ajoutent les frais d’entretien : 150 livres depuis le faction neuve jusqu’à ce qu’il ne soit plus en état de servir. Quant à la durée de service, elle n’excède pas huit ans (11).
De Fontainebleau, le 8 octobre 1737, le Roi défend à nouveau au sieur de Civrac de percevoir aucun droit de péage par terre dans les lieux de La Mothe, Mios, mais aussi Barp, Louze, Buch, sur le pont de Rieumort, à Certes, ni dans aucun autre lieu dépendant de la seigneurie.
La corvée royale
L’entretien des chemins relève des travaux de corvée royale (12). En 1738, Orry, contrôleur général des Finances, les généralise là où ils n’existent pas encore. Ce système de réquisition permet à la monarchie de faire construire et d’entretenir à moindre coût le réseau routier qu’elle met alors en chantier.
La corvée est essentiellement gratuite et obligatoire : les corvoyeurs réquisitionnés n’ont droit à aucun salaire. Louis XVI permettra de s’abstenir de rendre ce service obligatoire moyennant le paiement d’une taxe ; une autre façon de soulager les corvoyeurs consistera aussi à créer des ateliers de charité auxquels on emploie les pauvres, les mendiants, moyennant une petite rétribution.
La corvée est ordonnée, autant qu’elle puisse être jugée nécessaire, dans les temps où il n’y a pas d’occupation à la campagne, soit pour les semences soit pour les récoltes, en observant de choisir les paroisses de proche en proche et à tour de rôle.
La corvée royale souligne les rapports inégalitaires d’une société fondée sur le privilège. Les corvoyeurs sont encadrés, au niveau des paroisses, par des députés (un pour soixante corvoyeurs), eux-mêmes encadrés par des syndics choisis parmi les notables exemptés de la corvée (13).
C’est ainsi qu’on peut relever un état des habitants propres à être syndics pour la corvée (14) :
Mios : premièrement Monsieur Garnun Lalande, l’aubergiste de Testarous à Lacanau, Arnaud Lafon dit La Say à Caudos ;
Salles : MM. Dumora, azera le per, Jeaniq de Teychoueyre ;
Biganos : MM. Dumora léné, Bonyssayague( ?) dit Lopez, Pefaires( ?) ;
Audenge : MM. Dejean, Mirambou, Pierre Fammountes( ?) ;
La-Teste : M. Eymericq aîné, Dumora chirurgien, Peyjehan notaire, Soubiette ;
Gujan : MM. Mesteyraut, Bartelemy Daussi dit Miquelon, Jean Dehillotte dit Grand Jay, Dominique Dutruch ;
Le Teich : Darbeu, Jean Deligey dit Gautoz( ?), Giroun Hazera ;
La Motte : le nommé Mennusie (menuisier ?) et Pierrot Ballanos.
En 1744, les habitants adressent plusieurs suppliques (15) à l’intendant (16) de Bordeaux et Guyenne :
Monseigneur
Les habitants de la paroisse de La-Teste et Gujan prennent la respectueuse liberté de représenter à votre grandeur que l’unique et seule ressource qu’ils ont pour subsister, et fournir à l’entretien de leur famille, consiste dans le plus ou moins de succès qu’il plaît à dieu leur donner dans les entreprises de la pêche qu’ils font au péril et risque de leur vie : mais principalement sur celle de la grande mer que les dépenses que ce commerce exige sont prodigieuses soit par la chèreté des équipages, soit parce qu’il en coûte pour le transport du poisson dans la ville de Bordeaux, distance de dix grandes lieues des uns, et de huit des autres, comme le seul lieu propre à s’en défaire ; qu’à ces fins ils sont obligés de partir à toute heure la nuit comme le jour suivant que celle de la marée leur permet ; et souvent, quelle diligence qu’ils puissent faire, ils arrivent trop tard, surtout l’été que le poisson se corrompt d’un moment à l’autre et, par là, se trouvent privés du prix de leur dépense et de leurs travaux, et la ville des provisions qui lui sont affectées et nécessaires.
Ce retardement n’arriverait, les transports seraient bien plus faciles et moins coûteux, Monseigneur, si votre grandeur avait la charité d’interposer son autorité afin d’engager monsieur le marquis de Civrac, seigneur de la terre de Certes, à réparer les chemins qui conduisent depuis le passage de la rivière de Lamothe jusque sur la lande. Ils sont si mauvais qu’il arrive fréquemment que les représentants sont obligés de prendre un détour de deux grandes lieues ou de se retirer et jeter leur poisson ; frappés de divers malheurs qui sont arrivés à plusieurs personnes qui se sont noyées avec leurs chevaux ou leurs bœufs, indépendamment de ce que pour l’ordinaire ce sont de jeunes enfants qui conduisent leurs chevaux.
Les représentants ont souvent eu l’honneur de supplier ce seigneur d’avoir égard à leur triste situation et de lui exposer combien il serait juste de rétablir ce chemin ; non seulement comme infiniment utile au public mais encore pour les redevances qu’ils lui payent chaque fois qu’ils traversent cette rivière. Mais il a toujours été sourd à leurs cris, au contraire son fermier continue à exiger d’eux certains droits de péage quoique infiniment modérés par arrêt du Conseil.
L’intérêt public et celui des représentants leur fait espérer Monseigneur que votre grandeur voudra bien leur rendre justice. Ils ne cesseront de faire leurs vœux au ciel pour votre conservation.
Daney, Danhy curé de Gujan, Duboscq, Daisson, Domins ( ?), Caupos, Bellanger, Daisson, Daussy, Leti, Daisson, Castaing, Daney, Mirabsaux ( ?), Daisson, Dehillotte, Dejean, Delibenne, Mouthy ( ?), Cazimajou( ?), Dutruch, Darman, Portié
Dans une deuxième supplique (17) adressée au marquis, les marchands poissonniers de Gujan et de La-Teste qui se nomment Daney, syndic de Gujan, Jean Daisson ainsi que trois autres Daisson, Dehillotte, Lagarde, G. Perrotteau et Portié dit Nan reconnaissent que les chemins furent mis dans leur perfection par les ordres de Sa Grandeur il y a environ quatre à cinq ans. Mais, depuis, les eaux ont fait divers creux qui s’agrandissent toujours. Les ponts sont en si mauvais état qu’on ne peut plus y passer sans courir le risque des accidents les plus funestes… celui du milieu qui est le plus grand tomba hier 25 octobre (1749)
Quoique les suppliants deussent être déchargés de la contribution, ceux qui ont bateaux offrent de payer 10 livres par chaque bateau et ceux qui n’ont que des chevaux, trente sols. Ils demandent que les réparations soient faites sans nul retardement… à ce faire que les habitants des paroisses de La-Teste, Gujan, Le Teich, Biganos, Argenteyres, Mios et Lamothe qui se servent des dits cheminssoient appelés en corvée, sous contrainte, et qu’en raison du cas urgent, les possesseurs voisins fournissent le bois faute de ce, permettent de couper pour être employé à cette réparation.
À Monseigneur le marquis de Tourny Intendant de justice, police et finances en la généralité de Guyenne
Supplient humblement, les habitants de la paroisse de La-Teste, disant que comme ils sont obligés de transporter le poisson qui se prend dans la grand mer & dans le bassin d’arcasson à Bordeaux, ce qui leur est souvent impossible attendu que le chemin qui conduit de La-Teste à Bordeaux est en plusieurs endroits impraticable, y ayant différents précipices dans lesquels ils courent risques d’y perdre la vie & leurs chevaux & notamment dans le lieu de Lamothe.
Et comme le bien public se trouve intéressé à ce que ce chemin soit rendu praticable, ils espèrent de la justice de vôtre grandeur que vous donnerez des ordres aux habitants des paroisses de Lamothe, Auteich, Gujan, La-Teste, Biganeaux, Audenges, Mios, & Salles de raccommoder lesdits chemins par corvées, à celles fins qu’ils soient rendus praticables pour que les suppliants puissent plus aisément transporter le poisson & autres marchandises à Bordeaux pour les y débiter : au moyen de ce il est facile de s’apercevoir que ça sera un bien, tant pour les habitants de La-Teste, & paroisses voisines, que des habitants de Bordeaux et des environs que le malheur d’avoir être mordus par des chiens enragés, y conduit de toutes parts à la mer.
Ce considère Monseigneur il vous plaise de vos grâces, commettre tel commissaire qu’il plaira à votre grandeur pour voir & visiter ledit chemin qui conduit de La-Teste à Bordeaux & sur le rapport qu’il vous en fera, ordonner qu’il sera réparé par corvée, par les habitants des paroisses les plus voisines, ci-dessus dénommées, & les suppliants continueront leurs vœux au ciel pour la santé & la prospérité de vôtre grandeur.
Portié, Dehillotte, Daisson, Rellion, Daisson, Delibenne, Daney, Daisson, Dutrucs, Passaduy( ?)
ou encore,
(À) Monseigneur de Tourny Intendant de justice, police et finances de la généralité de Bordeaux
Supplient humblement. Les marchants (sic) poissonniers de La-Teste et de Gujan, disant qu’il y a environ quatre à cinq ans que les chemins qui conduisent de Bordeaux à La-Teste furent mis dans leur perfection par les ordres de votre grandeur.
Mais comme depuis les eaux dans les temps de leurs abondances, et de leurs inondations ont formé divers creux qui s’agrandissent toujours en divers endroits desdits chemins qui les rendent impraticables.
Outre ce premier obstacle, il en survient un second au sujet des ponts …, et sur lesquels des hommes et toutes sortes de voitures passent, soit de charrettes ou de chevaux, qui sont dans un si mauvais état qu’on ne peut plus y passer sans courir le risque des accidents les plus funestes.
Dans des circonstances si pressentent, les suppliants recourent à l’autorité de votre grandeur Monseigneur afin qu’il lui plaise ordonner le rétablissement desdits chemins, et ponts, dont l’un qui est celui du milieu qui est le plus grand tomba hier 25 9bre présent mois.
Au moyen de quoi votre grandeur s’aperçoit que dans certains temps, et surtout lors des inondations, les voitures ordinaires ne pourraient pas se faire de La-Teste, et de Gujan à Bordeaux, ce que le public en souffrirait considérablement.
C’est pourquoi les suppliants prennent la liberté de représenter qu’il convient d’y pourvoir le plus rapidement, surtout avant que les pluies de l’hiver viennent, et quoique les suppliants dussent être déchargés de la contribution, néanmoins chacun de ceux qui ont bateau offrent de payer 10 livres pour chaque bateau, et ceux qui n’ont que des chevaux neuf sols.
Ce considère Monseigneur il plaise à votre grandeur ordonner que les chemins qui conduisent de Bordeaux à La-Teste appelés à Lamothe, et les ponts qui sont sur lesdits chemins l’un desquels s’est abîmé le 25 de ce mois seront promptement et sans nul retardement rétablis et réparés afin que les voitures de personnes, chevaux & charrettes se fassent commodément. À ce qu’il faut que les habitants des paroisses de La-Teste, Gujan, le Teich, Biganos, Argenteyres, Mios et Lamothe qui se servent desdits chemins seront chacun d’eux obligés à cette corvée qu’il plaira à votre grandeur prescrire ; à la fourniture ou paiement desquels chacun d’eux ay droit lui sera contraint par telle rigueur qu’il vous plaira à imposer.
En conséquence, à cause du cas urgent, ordonner que les possesseurs voisins fourniront le bois suffisant, faute de ce, permettre de le couper pour être employé à cette réparation aux offres que les suppliants font de payer chacun d’eux qui a bateau 10 livres pour chaque bateau, et ceux qui n’ont pas de bateau & qui ne sont que voituriers chacun 30 s.
Et pour l’exécution des ordres de votre grandeur nommer telle personne qu’il vous plaira. Les suppliants construisent leurs vœux & prières au ciel pour la santé et prospérité de votre grandeur.
Daisson, Daney sindic pour Gujan, Daisson, Jean Dehilhotte, Daisson, G. Perrotteau, Daisson, Lagarde, Portié, Detnon( ?) (18)
1 – Le 20 mai 1711, Charles-Louis-Auguste Fouquet (ou Foucquet ; petit-fils de Nicolas Fouquet, surintendant des Finances) de Belle-Isle (1684-1761) épouse, en premières noces, Marie Françoise Henriette de Durfort, comtesse de Blaignac, dite Mlle de Civrac (1678-1723).
Marie Françoise Henriette de Durfort est la fille de Charles de Durfort (mort en 1682), marquis de Civrac (Civrac-sur-Dordogne), comte de Blaignac (aujourd’hui St-Jean-de-Blaignac) & de Sertez (Certes) près le captalat de Buch, sénéchal et gouverneur du pays de Bazadais et d’Angélique Acarie du Bourdet, dame de Boisredon (morte après 1710).
Marie Françoise Henriette décède sans progéniture, en 1723, ayant désigné pour héritier son oncle Aimery de Durfort de Civrac à qui elle transmet tous les titres de la famille. Aimery de Durfort de Civrac se marie en 1723 avec Gabrielle de Sainte-Maure.
2 – Expédition d’une enquête faite par le juge de Certes et Mios à la requête du procureur fiscal. AD Gironde C2585-1.
3 – AD Gironde C 2584.
4 – Mathurin Thomas de Sorlus est né en 1700, décédera le 6 décembre 1766 à Bordeaux. Capitaine général garde-côtes de La-Teste, avocat en la Cour, subdélégué de Monseigneur l’intendant de la Guyenne, et chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis. Il ne portera pas le titre de subdélégué général, et, cependant, il en exercera les fonctions. Malgré tout, le sort des subdélégués eût été assez peu enviable, s’ils n’avaient retiré mille petits profits de l’exercice de leurs fonctions. Thomas de Sorlus se fit ouvrir un chemin aboutissant à son domaine de St-Gervais, près St-André-de-Cubzac.
5 – Ce ruisseau sépare les paroisses de Sanguinet et de Certes.
6 – Procès verbal, AD Gironde C 2585.
7 – AD Gironde C 2584.
8 – Le Pays de Buch – Droits royaux, seigneuriaux, fiscaux, maritimes, militaires, A. Rebsomen, AD Gironde 4 J 516 & 4 J 520.
9 – Intendant de la généralité de Bordeaux de 1720 à 1743.
10 – La seigneurie de Certes comprend Lanton, Biganos, partie de Mios, d’Illac et de Sanguinet ; s’y rattachent également les paroisses de Lamothe et du Teich. Mais cet ensemble n’est pas homogène ; y sont enclavés la seigneurie d’Audenge, celle de Ruat constituée uniquement du château et les métairies en dépendant, la maison noble de La Ruscade et le fief de Tagon. Source : Au temps des Captaux de Buch, Jacques Ragot, 1973.
11 – La Seigneurie en Bordelais au XVIIIe siècle d’après la pratique notariale, Gérard Aubin, 1989.
12 – L’étymologie même du mot co-opera – travaux faits ensemble ; ce terme est composé de deux mots cor & vée, dont le dernier en vieil langage lyonnois signifie peine & travail. Source : Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences des arts et des métiers, Denis Diderot, Jean Le Rond d’Alembert, 1772.
13 – Sur les routes de Bretagne, Alain Lozac’h, 1999.
14 – AD Gironde C 1850.
15 – AD Gironde C 1850.
16 – Se situe entre 1743 et 1760 : Louis-Urbain Aubert, marquis de Tourny est intendant ; son fils Claude-Louis lui succède, en 1757, et décède en 1760.
17 – AD Gironde C 1750. Comptes des recettes et dépenses rendus par le sieur Jarry, premier syndic de la communauté des perruquiers de Bordeaux.
18 – AD Gironde C 1850.

Aimé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.