1841 – Chemin de fer

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Chemin de fer des Landes – Bassin d’Arcachon, la Teste, Cazeau, Et de Cazeau, Canl d’Arcachon, Gujan, le Teich, La Mothe, Salles, Lugos, Belin, Beliet, Le Barp, Route Royale N° 132, Chemin de fer de Bordeaux à la Teste, La croix de Hins, Argenteyres, Biganos, Comprian, Audenge, Lanton, Andernos, Lège, Arès, le Porge, Canal d’Arès à la Gironde

Les grandes landes manquaient de voies de communications et sont restées longtemps isolées du reste de la France, ce qui a paralysé l’essor de son agriculture. On a commencé par ouvrir de nombreux chemins dits de grande communication, puis est arrivé le chemin de fer de Bordeaux à Bayonne qui a appelé les routes agricoles y aboutissant ; le chemin de fer de Morcenx à Tarbes et celui de Bayonne à Pau qui emprunte, pendant quelques années, celui de Dax à Ramous en attendant que celui plus direct de Bayonne à Ramous soit exécuté.

1840 – Carte générale des Landes de Gascogne, par Silguy

Un autre chemin de fer départemental est décidé et le projet arrêté d’Agen à Dax. En attendant, le chemin projeté se joindra à un second chemin de fer longeant les dunes du littoral pour l’exploitation économique des forêts.

Bassin d’Arcachon, la Teste, Cazeau, Et de Cazeau, Canl d’Arcachon, Gujan, le Teich, La Mothe, Salles, Lugos, Belin, Beliet, Le Barp, Route Royale N° 132, Chemin de fer de Bordeaux à la Teste, La croix de Hins, Argenteyres, Biganos, Comprian, Audenge, Lanton, Andernos, Lège, Arès, le Porge, Canal d’Arès à la Gironde

Voilà certes un département qui a entièrement changé de face depuis bientôt vingt ans et qui devait appeler les améliorations agricoles provoquées d’ailleurs par la loi de 1856 qui a fait ensemencer en pin maritime une grande étendue de landes.

Chemin de fer de Bordeaux à Bayonne : carte générale des Landes de Gascogne exprimant les diverses lignes de canalisation (Canal d’Arès à la Gironde, Canal des Étangs du Littoral, Canal des Grandes Landes) et de chemins de fer en cours d’exécution ou à l’étude, Jean-Marie de Silguy (1785-1864)

https://mediatheques.quimper-bretagne-occidentale.bzh/iguana/www.main.cls?surl=search&p=af3e6a0a-94ab-11e8-a80b-0050568050bf#recordId=1.408895&srchDb=1

Mémoire sur la fertilisation graduelle des landes de Gascogne, Auguste Du Peyrat (1798-187.?).

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9601053q/f18.item.r=duponchel%20canal%20deschamps%20pyr%C3%A9nn%C3%A9es/f18n1.texteBrut

1850 – Tonnages de marchandises qui ont circulé sur les chemins de fer et les voies navigables, Minard – la Teste

 Carte figurative et approximative des tonnages de marchandises qui ont circulé sur les chemins de fer

et les voies navigables (ou flottables) de France en 1850, Signé : Paris, le 20 septembre 1852 Ch. Jo. Minard. [Charles-Joseph Minard (1781-1870)].

Éditeur  :  impr. de Gratia (Paris)

la Teste

Les tonnages des chemins de fer comprennent seulement les marchandises de grande et petite vitesse et les bestiaux.

 

Charles Joseph Minard, né le 27 mars 1781 à Dijon, et mort le 24 novembre 1870 à Bordeaux, est un ingénieur civil français célèbre pour ses inventions dans le domaine de la traduction graphique et cartographique appliquée au génie civil et aux statistiques. Plus méconnus mais néanmoins réels sont sa réflexion et son apport sur l’utilité collective et son analyse de la tarification des équipements publics (péage).

Charles-Joseph Minard est le fils de Pierre Étienne Minard, greffier de la maréchaussée, et de Bénigne Boiteux, son épouse. Il est baptisé en l’église Saint-Michel ce même jour. Son parrain est Charles-Joseph Boiteux, ancien conseiller du roi, notaire en cette ville, son aïeul maternel, et sa marraine est Marguerite Gilbert, épouse de maître Jacques Minard, avocat à la Cour, sa tante paternelle.

Ancien élève de l’École polytechnique puis de l’École nationale des ponts et chaussées, Minard travaille de nombreuses années dans le génie civil (construction de barrages, de canaux — dont ceux du Centre, de Saint-Quentin et de Charleroi — et de ponts dans toute l’Europe). De 1830 à 1836, il dirige l’École des ponts et chaussées. De 1836 à 1851, année de sa mise à la retraite, il est nommé inspecteur des ponts et chaussées et poursuit ses travaux sur la représentation graphique des séries statistiques durant toute sa retraite.

Minard fait œuvre de pionnier dans l’utilisation des graphiques appliqués au génie civil et aux statistiques. Il atteint la célébrité pour sa Carte figurative des pertes successives en hommes de l’armée française dans la campagne de Russie 1812-1813, une représentation graphique publiée en 1869 relative à la désastreuse campagne de Russie entreprise par Napoléon en 1812. Ce célèbre graphique – exemple de diagramme de Sankey – présente plusieurs variables dans une simple image en deux dimensions :

  • localisation et itinéraire de l’armée indiquant les points de séparation et de regroupement des unités ;
  • pertes humaines de l’armée (particulièrement sensibles lors de la traversée de la Bérézina) ;
  • variations de la température de l’air au cours de la retraite.

Étienne-Jules Marey met l’accent sur la « brutale éloquence » de ce graphique, qui « semble défier la plume de l’historien » ; il souligne aussi les « effets saisissants » des autres travaux de Minard. Pour Edward Tufte, il pourrait s’agir là du « meilleur graphique statistique jamais tracé », et il en fait un exemple de la plus haute importance. Howard Wainer le présente comme un « bijou » de l’information graphique et le qualifie de « candidat pour le titre de champion du monde du graphique ».

Minard crée de nombreuses autres cartes du même type ; Arthur H. Robinson en compte ainsi 51. Elles portent sur des sujets divers.

En 2002, Michael Friendly revisite le travail de Minard en utilisant des systèmes modernes de visualisation de l’information tels que SageMath et Mathematica.

Un manuscrit envoyé à Jean-Baptiste Say par Minard en 1832 contient l’essentiel des progrès des analyses économiques en matière de gestion publique. Travaux repris par Jules Dupuit dont la postérité n’a retenu que le nom, « en jetant une ombre sur ceux du véritable pionnier ».

Minard réfléchit et répond dans les années 1820 aux interrogations posées par les équipements publics :

Les canaux construits se révèlent moins rentables que prévu et leur achèvement est parfois remis en question.

Pour le financement des routes, il s’agit de trancher entre la budgétisation, le paiement selon l’usage ou le paiement selon la dégradation de la voie.

Sa réflexion le conduit à s’interroger plus généralement sur la finalité des travaux publics : la production d’utilité collective publique notamment en matière de transport. Minard pense que celle-ci peut être déterminée de façon assez précise et que cette valeur dépend de la demande et de la répartition des revenus. Les besoins les plus essentiels sont prioritaires (ceux des plus pauvres). Pour le reste, la décision doit tenir compte des délais de production et de l’économie de temps permise par l’équipement (bénéfice social déterminé en temps puis en valeur), avec une prise en compte des intérêts composés (les dépenses étant étalées sur plusieurs années).

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53060766w.r=gratia?rk=965670;0

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Joseph_Minard

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Raphaël

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