1841 – Chemin de fer de Bordeaux à La Teste

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Chemin de fer de Bordeaux à La Teste

Ouverture de la circulation sur la partie comprise entre la barrière de Pessac et La Teste.

Arrêté du Préfet de la Gironde du 5 juillet 1841

Le Conseiller d’État, Préfet de la Gironde

Vu le procès-verbal de visite et de réception provisoire de la partie du Chemin de fer de Bordeaux à La Teste, comprise entre la barrière de Pessac et La Teste ; ledit procès-verbal dressé le 7 juin dernier par MM. de Silguy, Ingénieur en chef des ponts et chaussées, Directeur, et Alphand, aspirant ingénieur, désignés comme commissaires, en exécution de l’article 26 du cahier des charges annexé à la loi du 17 juillet 1837 ;

Vu la décision de M. le Ministre des Travaux Publics, en date du 1er de ce mois, portant que la Compagnie concessionnaire pourra être autorisée à établir un service de transports sur la partie du chemin ci-dessus spécifiée, lorsqu’elle aura satisfait à diverses conditions indiquées dans la même décision, et en outre, sous la réserve que l’autorisation ne sera que provisoire et ne préjugera rien sur la réception définitive, laquelle ne pourra avoir lieu qu’après l’achèvement complet du chemin, conformément aux projets approuvés par l’administration supérieure ;

Vu la lettre, en date du 3 de ce mois, de l’administrateur-gérant de la Compagnie, annonçant qu’il a été satisfait aux conditions indiquées par M. le Ministre des Travaux publics, et tendant à ce que l’ouverture de la circulation sur la partie du chemin comprise entre la barrière de Pessac et La Teste soit autorisée pour le 7 juillet courant ;

Vu le projet de règlement soumis le 29 juin dernier à l’approbation de M. le Ministre des Travaux publics, pour les dispositions de police à observer dans l’exploitation du Chemin ;

Vu les instructions de M. le Ministre des Travaux publics, desquelles il résulte que, dans le cas où la circulation pourrait être ouverte avant qu’une décision fût intervenue sur le règlement, les fonctionnaires et agents préposés à la police devront être chargés de veiller au maintien de l’ordre dans les stations ;

Vu la décision de M. le Ministre des Travaux publics, en date du 26 juin dernier, prise en vertu de la loi du 1er Août 1829, et autorisant provisoirement des augmentations à divers articles du tarif fixé par la loi du 17 juillet, sous les conditions suivantes :

1° Dans le cas où la Compagnie jugerait convenable d’abaisser au-dessous des limites déterminées par le tarif, les taxes qu’elle est autorisée à percevoir, les taxes abaissées ne pourront être relevées qu’après un délai de trois mois au moins

2° Tous changements apportés dans les tarifs devront être homologués par des arrêtés du Préfet, rendus sur la proposition de la Compagnie et annoncés au moins un mois d’avance par des affiches ; et, généralement aucune taxe ne sera régulière, qu’en vertu d’une homologation administrative.

3° La perception des taxes devra se faire par la Compagnie indistinctement et sans aucune faveur. Dans le cas où des perceptions auraient eu lieu à des prix inférieurs à ceux du tarif, l’Administration pourra déclarer la réception ainsi consentie applicable à la partie correspondante du tarif, et les prix ne pourront, comme pour les autres réductions, être relevés avant un délai de trois mois.

Les réductions ou remises accordées à des indigents ne pourront, dans aucun cas, donner lieu à l’application des dispositions qui précèdent.

4° Il est fait d’ailleurs toutes réserves pour le cas où ultérieurement des embranchements ou prolongements viendraient à être établis sur le Chemin de fer de Bordeaux à La Teste.

5° Enfin, l’Administration se réserve également de retirer, à toute époque, les taxes ci-dessus autorisées, si elle en reconnaissait la nécessité ;

 

Vu […]

Considérant qu’il résulte des pièces ci-dessus visées, que la partie du Chemin de fer de Bordeaux à La Teste, comprise entre la barrière de Pessac et La Teste, peut, sans inconvénients, être livrée à la circulation ;

Que les prix établis par la Compagnie pour le transport des voyageurs et des marchandises n’excèdent pas le tarif autorisé par la décision ministérielle du 26 juin 1841, et que pour un grand nombre d’objets ils sont inférieurs à ce même tarif ;

Qu’en attendant la décision à intervenir sur le règlement de police soumis à l’approbation de M. le Ministre des Travaux publics, il importe de pourvoir au maintien du bon ordre dans les stations, à la sûreté des voyageurs et à la conservation du Chemin ;

ARRÊTE :

ART. Ier

La Compagnie concessionnaire du Chemin de Fer de Bordeaux à La Teste, est autorisée à établir un service de transport des voyageurs et des marchandises sur la partie de ce chemin comprise entre la barrière de Pessac et La Teste, sans que cette autorisation préjuge en rien la réception définitive, qui n’aura lieu qu’après l’achèvement complet du Chemin conformément aux projets approuvés.

ART. II

La Compagnie est autorisée à percevoir pour péage et transport tant des voyageurs que des marchandises, les droits portés aux tarifs présentés le 3 de ce mois par l’Administrateur-gérant ; à la charge par elle de se conformer aux dispositions, ci-dessus spécifiées, de la décision ministérielle du 26 juin 1841, ainsi qu’à celles des articles 36 à 40 du cahier des charges, lesquels seront réimprimés à la suite du présent arrêté.

Ces tarifs seront, par les soins de la Compagnie, affichés à Bordeaux, à La Teste et aux diverses stations.

ART. III

Jusqu’à ce qu’il ait été statué par un règlement général, approuvé par l’autorité compétente, sur la police du Chemin, les dispositions suivantes seront observées :

1° Il est défendu à toutes personnes étrangères au Chemin, de s’introduire sur cette voie, d’y circuler ou stationner.

Il est défendu d’y jeter et déposer, même momentanément, aucuns matériaux ni objets quelconques.

Il est également défendu d’y introduire, faire circuler ou stationner aucune voiture ou wagon étranger au service.

Sauf le cas de force majeure, aucun stationnement de voitures ou wagons, soit vides, soit chargés, ne pourra avoir lieu sur les voies du Chemin de fer.

Les conducteurs des convois ne pourront s’arrêter ailleurs que dans les stations.

2° Sont exceptés de la défense portée au premier paragraphe de l’art. 1er, les officiers de police, les gendarmes et autres agents de la force publique, dans l’exercice de leurs fonctions et revêtus de leur uniforme ou de leurs insignes.

Ces agents ne pourront néanmoins se tenir sur la voie du Chemin de fer ni séjourner sur les passages de niveau ; il leur est aussi interdit de gravir les talus des fossés et des parties en remblais.

3° Les convois ne pourront partir, soit de Bordeaux, soit de La Teste, qu’à cinq minutes au moins d’intervalle les uns des autres.

Les départs auront lieu exactement aux heures indiquées conformément à l’article suivant.

4° Les convois ne pourront s’arrêter qu’aux gares ou lieux de stationnement spécialement autorisés pour le service des voyageurs ou des marchandises.

La Compagnie devra faire connaître au public, par des affiches, les lieux de stationnement et les heures de départ et d’arrivée.

5° Au point de départ de Bordeaux et de La Teste, les lieux d’embarquement et ceux de débarquement seront séparés, de telle sorte que l’entrée et la sortie des voyageurs se fassent par des issues différentes.

Les mêmes dispositions seront appliquées, autant que possible, aux stations intermédiaires.

6° Les voyageurs ne seront admis sur les quais d’embarquement qu’au moment des départs.

Il est expressément défendu aux agents de la Compagnie de laisser pénétrer dans les salles d’attente, des personnes qui se présenteraient en état d’ivresse ou qui voudraient conserver des paquets encombrants.

7° Il n’est permis aux voyageurs d’entrer dans les voitures et d’en sortir que par la portière qui fait face au côté extérieur de la ligne du Chemin de fer.

8° Les convois ne se mettront en marche au départ qu’après trois avertissements donnés : les deux premiers à la cloche, et le troisième à la trompette ou au sifflet.

9° Chaque convoi devra être accompagné :

1° D’un mécanicien ;

2° D’un chauffeur capable au besoin d’arrêter la machine ;

3° D’un conducteur au moins pour six voitures ; de deux pour quatorze voitures ; de trois pour vingt- quatre, et de quatre pour tout nombre de voitures au-delà de vingt-quatre ; le nombre des voitures ne pouvant d’ailleurs excéder trente-deux.

10° Les trains de voyageurs ou de marchandises ne pourront s’arrêter dans les points où le chemin de fer traverse à niveau les chemins publics.

Il est expressément défendu aux charretiers, bouviers, piétons et pâtres, de s’arrêter sur les passages de niveau ; ils ne doivent rien laisser tomber sur la voie du Chemin de fer ; les pâtres devront se faire aider pour le passage de leurs troupeaux, de manière à ce qu’il s’effectue dans le moins de temps possible ;

11° Aux points ou les chemins traversent de niveau le Chemin de fer, il sera établi deux barrières, une de chaque côté, avec un gardien chargé de les ouvrir et de les fermer.

Ces chemins sont :

Commune de Talence : Chemins de Cholet, de Sarget.

Commune de Pessac : Chemins de Fondautin, de la Bonne, de Daney, de Gradignan, de Julias, de Saint-Médard.

Commune de Cestas : Chemins de Lerratiers, de Lamairesse, de Maguiché, d’Auguste, des Arestieux, de Cestas.

Commune de Biganos  Chemin de Mios, de Laforgue, de Lacanau à Marcheprime, du Phis, de Matoucat, des Argentières, de Biganos, de La Teste à Mios, de Mios.

Commune du Teich : Chemin de Balanos, de Mourey, carreyres de Naut, de Boulange, chemins de Pèle, de Castaing, du Bouscaut, de Gassion, carreyre du Bouscaut, route départementale.

Commune de Gujan : Chemins de Cantarrane, de Hauzat, Capsus, carreyres de Cristaux, de Daney, chemins du Sort et Rose, de Peytau, du Bourg, de Bayonnet, carreyre de la Pinade, chemin du Clos, carreyre de Meyran, petit chemin de Garçon, chemin de Garçon, carreyre de la Hume, chemin de Bordes.

Commune de La Teste : Chemin de La Teste à la Hume, du Moulin Pujot.

Toutefois, lorsque deux passages de niveau ne seront pas distants de plus de 300 mètres, la compagnie est autorisée à en faire le service par un seul gardien.

12° Les barrières seront habituellement fermées de manière à intercepter la voie publique ; les gardes chargés du service de ces barrières les ouvriront quand cela sera nécessaire, et ils les refermeront sur-le-champ.

Lorsqu’un train est en vue ou attendu, il leur est défendu d’ouvrir.

13° Les cantonniers et gardes placés le long du chemin devront être assez rapprochés pour pouvoir se voir.

Ils devront parcourir chacun leur section avant le passage des convois, et veiller à ce que rien, ni sur les voies ni en dehors des voies, ne puisse entraver leur marche.

Ils doivent d’ailleurs se porter vers l’extrémité de leur section par laquelle le convoi arrive pour donner tous les avertissements nécessaires.

14° À l’approche soit des ateliers de réparation, soit des chemins traversant à niveau le chemin de fer, soit des stations, le mécanicien devra ralentir la marche de la locomotive ; il devra, en même temps, faire jouer le sifflet à vapeur pour avertir de l’approche du convoi, toutes les fois que la voie ne lui paraîtra pas entièrement libre.

15° Il est défendu aux voyageurs de se tenir debout sur les bancs des voitures.

Il leur est également défendu de passer d’une voiture dans une autre.

Il est également interdit de fumer dans les voitures, et les chiens n’y seront point admis.

16° Les cantonniers et les gardes-barrières devront faire sortir immédiatement toute personne qui se serait introduite en dedans des voies, soit entre les rails, soit en dehors des rails.

Les cantonniers et gardes devront être, autant que possible, assermentés, afin de pouvoir immédiatement dresser procès-verbal contre les contrevenants.

En cas de résistance de la part de ceux-ci, les cantonniers et gardes devront appeler l’assistance des agents de l’administration publique.

17° Il sera tenu, dans chacune des stations du chemin de fer, un registre coté et paraphé par les maires des lieux, lequel sera destiné à recevoir les réclamations des voyageurs qui auraient des plaintes à former contre les gardes, les cantonniers, les gardes-barrières, les mécaniciens ou autres agents et ouvriers employés sur la ligne.

Ce registre sera présenté à toutes réquisitions des voyageurs.

18° Les poursuites en matière d’accidents arrivés par le fait des agents de la Compagnie, dont elle est civilement responsable, seront dirigées contre la personne de l’administrateur-gérant ou du fondé de pouvoir de la Compagnie.

19° Toutes les fois qu’il arrivera un accident sur le chemin de fer, il en sera fait immédiatement déclaration à l’autorité locale, à la diligence de tous les agents de la Compagnie, témoins de l’accident.

L’administrateur-gérant ou le fondé de pouvoir de la Compagnie en informera immédiatement le Préfet.

ART. IV.

MM. les Maires de Bordeaux et de La Teste, les Maires des communes traversées par le Chemin, les Ingénieurs des ponts et chaussées, le Commandant de la gendarmerie, le Commissaire central et les Commissaires de police de Bordeaux, les Gardes-champêtres, sont chargés d’assurer, chacun en ce qui le concerne, l’exécution du présent arrêté, lequel sera publié et affiché, et restera constamment placardé dans les lieux de stations.

Les contraventions commises soit par les employés de la Compagnie, soit par toute autre personne, les détériorations au Chemin ou à ses dépendances, seront constatées par des procès-verbaux dressés par les Commissaires de police et par tous fonctionnaires ou agents ayant qualité pour verbaliser, pour être poursuivies conformément aux lois et règlements.

Fait à Bordeaux, le 5 juillet 1841.

Le Conseiller d’État, Préfet de la Gironde,

Signé Sers.

 

EXTRAIT

Du cahier des charges annexé à la loi du 17 juillet 1837.

ART. XXXVI.

La perception aura lieu par kilomètre, sans égard aux fractions de distance : ainsi un kilomètre entamé, sera payé comme s’il avait été parcouru ; néanmoins, pour toute distance parcourue moindre de six kilomètres, le droit sera perçu comme pour six kilomètres entiers. Le poids du tonneau ou de la tonne est de mille kilogrammes ; les fractions de poids ne seront comptées que par dixième de tonne. Ainsi, tout poids au-dessous de cent kilogrammes paiera comme cent kilogrammes ; tout poids compris entre cent et deux cents kilogrammes, paiera comme deux cents kilogrammes, etc.

ART. XXXVII.

Chaque voyageur pourra porter avec lui un bagage, dont le poids n’excédera pas quinze kilogrammes, sans être tenu, pour le port de ce bagage, à aucun supplément pour le prix de sa place.

ART. XXXVIII.

Les denrées, marchandises, effets, animaux et autres objets non désignés dans le tarif seront rangés pour les droits à percevoir, dans les classes avec lesquelles ils auraient le plus d’analogie.

ART. XXXIX.

Les droits de péage et les prix de transport déterminés au tarif ne sont point applicables :

1° À toute voiture pesant, avec son chargement, plus de quatre mille cinq cents kilogrammes ;

2° À toute masse indivisible pesant plus de trois mille kilogrammes.

Néanmoins la Compagnie ne pourra se refuser ni à laisser circuler toute voiture qui, avec son chargement, pèserait de quatre mille cinq cents à huit mille kilogrammes ; mais les droits de péage et les frais de transports seront augmentés de moitié.

La Compagnie ne pourra être contrainte à transporter les masses indivisibles pesant plus de cinq mille kilogrammes, ni à laisser circuler les voitures qui, chargement compris, pèseraient plus de huit mille kilogrammes.

ART. XL

Le prix de transports déterminés au tarif précédent, ne sont point applicables :

1° Aux denrées et objets qui, sous le volume d’un mètre cube, ne pèsent pas deux cents kilogrammes ;

2° À l’or et à l’argent, soit en lingots, soit monnayés ou travaillés ; au plaqué d’or et d’argent, au mercure et au platine, ainsi qu’aux bijoux, pierres précieuses et autres valeurs ;

3° Et en général, à tout paquet ou colis pesant isolément moins de cent kilogrammes, à moins que ces paquets ou colis ne fassent partie d’envois pesant ensemble au-delà de deux cents kilogrammes d’objets expédiés à ou par une même personne et d’une même nature, quoique emballés à part, tels que sucres, cafés, etc.

Dans les trois cas ci-dessus spécifiés, les prix de transports seront librement débattus avec la Compagnie.

Néanmoins, au-dessus de cent kilogrammes, et quelle que soit la distance parcourue, le prix de transport d’un colis ne pourra être taxé à moins de quarante centimes (40 c).

 

Recueil de décrets, ordonnances, instructions, décisions réglementaires sur les machines à feu, fixes ou locomotives, à haute et à basse pression, et sur les bateaux à vapeur ; suivi de Nouvelles instructions pour les chefs d’établissements et conducteurs de machines…, par C.-A. Tremtsuk, 1844

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96135629/f282.item.r=rieumort%20mios

1840 – Chemin de fer des Landes – Bassin d’Arcachon, la Teste, Cazeau, Et de Cazeau, Canal d’Arcachon, Gujan, le Teich, La Mothe, Salles, Lugos, Belin, Beliet, Le Barp, Route Royale N° 132, Chemin de fer de Bordeaux à la Teste, La croix de Hins, Argenteyres, Biganos, Comprian, Audenge, Lanton, Andernos, Lège, Arès, le Porge, Canal d’Arès à la Gironde

Les grandes landes manquaient de voies de communications et sont restées longtemps isolées du reste de la France, ce qui a paralysé l’essor de son agriculture. On a commencé par ouvrir de nombreux chemins dits de grande communication, puis est arrivé le chemin de fer de Bordeaux à Bayonne qui a appelé les routes agricoles y aboutissant ; le chemin de fer de Morcenx à Tarbes et celui de Bayonne à Pau qui emprunte, pendant quelques années, celui de Dax à Ramous en attendant que celui plus direct de Bayonne à Ramous soit exécuté.

1840 – Carte générale des Landes de Gascogne, par Silguy

Un autre chemin de fer départemental est décidé et le projet arrêté d’Agen à Dax. En attendant, le chemin projeté se joindra à un second chemin de fer longeant les dunes du littoral pour l’exploitation économique des forêts.

Bassin d’Arcachon, la Teste, Cazeau, Et de Cazeau, Canl d’Arcachon, Gujan, le Teich, La Mothe, Salles, Lugos, Belin, Beliet, Le Barp, Route Royale N° 132, Chemin de fer de Bordeaux à la Teste, La croix de Hins, Argenteyres, Biganos, Comprian, Audenge, Lanton, Andernos, Lège, Arès, le Porge, Canal d’Arès à la Gironde

Voilà certes un département qui a entièrement changé de face depuis bientôt vingt ans et qui devait appeler les améliorations agricoles provoquées d’ailleurs par la loi de 1856 qui a fait ensemencer en pin maritime une grande étendue de landes.

Chemin de fer de Bordeaux à Bayonne : carte générale des Landes de Gascogne exprimant les diverses lignes de canalisation (Canal d’Arès à la Gironde, Canal des Étangs du Littoral, Canal des Grandes Landes) et de chemins de fer en cours d’exécution ou à l’étude, Jean-Marie de Silguy (1785-1864)

https://mediatheques.quimper-bretagne-occidentale.bzh/iguana/www.main.cls?surl=search&p=af3e6a0a-94ab-11e8-a80b-0050568050bf#recordId=1.408895&srchDb=1

Mémoire sur la fertilisation graduelle des landes de Gascogne, Auguste Du Peyrat (1798-187.?).

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9601053q/f18.item.r=duponchel%20canal%20deschamps%20pyr%C3%A9nn%C3%A9es/f18n1.texteBrut

1840 – France, Picquet – la Teste de Buch

Tableau d’assemblage des feuilles de la carte topographique de la France

rédigée et gravée au Dépôt de la Guerre ; dressé par Charles Picquet (1771-1827), géographe du Roi et de Mgr le Duc d’Orléans, seul chargé de la vente des cartes du Dépôt de la Guerre ; sous la direction de Mr le lieutenant-général Pelet ; lith. de Thierry frères.  Jean-Jacques-Germain Pelet, (1777-1858). Éditeur scientifique

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53087766x.r=Picquet?rk=171674;4

Les wagons en 1841

1844 – France, Picquet – Bassin d’Arcachon, Passe du Nord, I. de Matoc, Passe du Sud, la Teste de Buch, Salles, eli, le Barp, le Puch de la Gubatte, Certes, Andernos, Leige, le Porge

Carte routière de la France comprenant la Corse et une partie de l’Italie.

À  gauche, un médaillon ovale figure les Environs de Paris. La carte, dressée par le Chevalier Lapie, a été revue et augmentée par Ch. Picquet, Géographe du Roi et de S.A.R. monseigneur le Duc d’Orléans. L’échelle est indiquée en 6 différentes mesures de distance. “A Paris Quay de Conti No. 17 entre l’Hotel des Monnaies et le Pont des Arts”, “Ouvrages de fonds. Atlas et cartes.”

Bassin d’Arcachon, Passe du Nord, I. de Matoc, Passe du Sud, la Teste de Buch, Salles, eli, le Barp, le Puch de la Gubatte, Certes, Andernos, Leige, le Porge

http://216.117.166.233/map_zoomFR.htm?zoomifyImagePath=http://216.117.166.233/os/zoom2/34139/

1845 – Chemins de fer, … canaux, Vuillemin – Bassin d’Arcachon, la Tête de Buch, Cazeau, Belin, Audenge, Liege

Nouvelle carte routière donnant les routes… les chemins de fer… les canaux…,

dressée par Alexandre Aimé Vuillemin (1812-1886).

Bassin d’Arcachon, la Tête de Buch, Cazeau, Belin, Audenge, Liege

Vous remarquerez la ligne de chemin de fer placée au nord de la route de Bordeaux à La Teste !

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53083237v.r=canaux?rk=407727;2

1847 – Postes de la France, Lallemand – Bassin d’Arrachon, la Tête de Buch, la Mothe, Belin, le Barp (au sud de Belin !), Andernos, le Porge

Nouvelle carte routière des Postes de la France

indiquant toutes les routes de Postes royales et départementales avec leurs distances en kilomètres d’un endroit à un autre, les chemins de fer en activités et ceux en construction, et les riv[ière]s et les canaux navigables, dressée par Lallemand, Cartographe ex géog[raph]e grav[eu]r du Dépôt g[énér]al de la Guerre.

Bassin d’Arrachon, la Tête de Buch, la Mothe, Belin, le Barp (au sud de Belin !), Andernos, le Porge

Curieuse représentation du Bassin d’Arcachon et du positionnement de La Teste-de-Buch, du Barp et du Porge. La limite départementale est au nord de Cazaux. Un exutoire du lac de Cazaux vers l’Océan est dessiné.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53087911c.r=canaux?rk=2381986;0

1848 – Routes de poste (par Langon), Dufour – Bassin d’Arcachon

Carte routière de l’Europe

indiquant… les grandes routes de poste par … Langon, et les chemins de fer…, Auguste-Henri Dufour (1798-1865).

50 km de Bordeaux à La Teste !

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53093279q?rk=278971;2

1850 – Tonnages de marchandises qui ont circulé sur les chemins de fer et les voies navigables, Minard – la Teste

 Carte figurative et approximative des tonnages de marchandises qui ont circulé sur les chemins de fer

et les voies navigables (ou flottables) de France en 1850, Signé : Paris, le 20 septembre 1852 Ch. Jo. Minard. [Charles-Joseph Minard (1781-1870)].

Éditeur  :  impr. de Gratia (Paris)

la Teste

Les tonnages des chemins de fer comprennent seulement les marchandises de grande et petite vitesse et les bestiaux.

Charles Joseph Minard, né le 27 mars 1781 à Dijon, et mort le 24 novembre 1870 à Bordeaux, est un ingénieur civil français célèbre pour ses inventions dans le domaine de la traduction graphique et cartographique appliquée au génie civil et aux statistiques. Plus méconnus mais néanmoins réels sont sa réflexion et son apport sur l’utilité collective et son analyse de la tarification des équipements publics (péage).

Charles-Joseph Minard est le fils de Pierre Étienne Minard, greffier de la maréchaussée, et de Bénigne Boiteux, son épouse. Il est baptisé en l’église Saint-Michel ce même jour. Son parrain est Charles-Joseph Boiteux, ancien conseiller du roi, notaire en cette ville, son aïeul maternel, et sa marraine est Marguerite Gilbert, épouse de maître Jacques Minard, avocat à la Cour, sa tante paternelle.

Ancien élève de l’École polytechnique puis de l’École nationale des ponts et chaussées, Minard travaille de nombreuses années dans le génie civil (construction de barrages, de canaux — dont ceux du Centre, de Saint-Quentin et de Charleroi — et de ponts dans toute l’Europe). De 1830 à 1836, il dirige l’École des ponts et chaussées. De 1836 à 1851, année de sa mise à la retraite, il est nommé inspecteur des ponts et chaussées et poursuit ses travaux sur la représentation graphique des séries statistiques durant toute sa retraite.

Minard fait œuvre de pionnier dans l’utilisation des graphiques appliqués au génie civil et aux statistiques. Il atteint la célébrité pour sa Carte figurative des pertes successives en hommes de l’armée française dans la campagne de Russie 1812-1813, une représentation graphique publiée en 1869 relative à la désastreuse campagne de Russie entreprise par Napoléon en 1812. Ce célèbre graphique – exemple de diagramme de Sankey – présente plusieurs variables dans une simple image en deux dimensions :

  • localisation et itinéraire de l’armée indiquant les points de séparation et de regroupement des unités ;
  • pertes humaines de l’armée (particulièrement sensibles lors de la traversée de la Bérézina) ;
  • variations de la température de l’air au cours de la retraite.

Étienne-Jules Marey met l’accent sur la « brutale éloquence » de ce graphique, qui « semble défier la plume de l’historien » ; il souligne aussi les « effets saisissants » des autres travaux de Minard. Pour Edward Tufte, il pourrait s’agir là du « meilleur graphique statistique jamais tracé », et il en fait un exemple de la plus haute importance. Howard Wainer le présente comme un « bijou » de l’information graphique et le qualifie de « candidat pour le titre de champion du monde du graphique ».

Minard crée de nombreuses autres cartes du même type ; Arthur H. Robinson en compte ainsi 51. Elles portent sur des sujets divers.

En 2002, Michael Friendly revisite le travail de Minard en utilisant des systèmes modernes de visualisation de l’information tels que SageMath et Mathematica.

Un manuscrit envoyé à Jean-Baptiste Say par Minard en 1832 contient l’essentiel des progrès des analyses économiques en matière de gestion publique. Travaux repris par Jules Dupuit dont la postérité n’a retenu que le nom, « en jetant une ombre sur ceux du véritable pionnier ».

Minard réfléchit et répond dans les années 1820 aux interrogations posées par les équipements publics :

Les canaux construits se révèlent moins rentables que prévu et leur achèvement est parfois remis en question.

Pour le financement des routes, il s’agit de trancher entre la budgétisation, le paiement selon l’usage ou le paiement selon la dégradation de la voie.

Sa réflexion le conduit à s’interroger plus généralement sur la finalité des travaux publics : la production d’utilité collective publique notamment en matière de transport. Minard pense que celle-ci peut être déterminée de façon assez précise et que cette valeur dépend de la demande et de la répartition des revenus. Les besoins les plus essentiels sont prioritaires (ceux des plus pauvres). Pour le reste, la décision doit tenir compte des délais de production et de l’économie de temps permise par l’équipement (bénéfice social déterminé en temps puis en valeur), avec une prise en compte des intérêts composés (les dépenses étant étalées sur plusieurs années).

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53060766w.r=gratia?rk=965670;0

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Joseph_Minard

1851 – France, lignes de chemin de fer, Vuillemin – Bassin d’Arcachon, La Teste de Buch

Nouvelle carte élémentaire de la France à l’usage des écoles primaires

indiquant les grandes divisions physiques, les limites administratives, les canaux et lignes de chemin de fer,

Bassin d’Arcachon, La Teste de Buch

Alexandre Aimé Vuillemin (1812-1886). Cartographe Éditeur : Logerot (Paris)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531364307.r=canaux?rk=2618038;4

1851 – France, J. Rapkin – Fort Cantin !,  R. Ley

Carte de France décorative

avec vignettes montrant le Pont de Toulouse, le Palais de Fontainebleau, le Jardin du Palais Royal, le Port de Calais et deux ensembles de costumes.

Comprend la Corse.

Chemin de fer de Bourdeaux à Fort Cantin !

Dessinée par John Rapkin 1813-1899. Gravée pour l’Atlas illustré de R. Montgomery Martin. Éditée par F. & J. Tallis, l’un des derniers grands fabricants de cartes décoratives, appréciées pour les magnifiques vignettes de scènes, de personnes, etc. autochtones.

John Rapkin (18 juillet 1813 – 20 juin 1899) est un cartographe et graveur anglais. Né à Southwark, Rapkin est le fils de George Rapkin, cordonnier, et de sa femme Élizabeth Harfy. Rapkin et son frère Richard deviennent graveurs et l’autre frère, William Harfy Rapkin, devient imprimeur sur cuivre.

Rapkin produit des œuvres pour James Wyld et John Tallis, y compris les États-Unis et la position relative de l’Oregon et du Texas pour Wyld vers 1845, et une série de quatre-vingts cartes pour Tallis qui deviennent “l’atlas illustré de Tallis et l’histoire moderne du monde” en 1851.

Rapkin épouse Frances Wilmot Rudell le 4 janvier 1837, avec qui il a au moins huit enfants, dont certains deviennent graveurs, dont ses fils John Benjamin Rapkin (1837-1914), Alfred Thomas Rapkin (1841-1905), Joseph Clarke Rapkin (1846 ?-1912) et Frederick William Rapkin (1859-1945). Rapkin, connu sous l’empreinte « John Rapkin and Sons » de 1867 à 1883, et opère encore en 1887. Rapkin décède peu après la mort de sa femme de plus de soixante ans.

John Tallis (1817-1876) est un éditeur de cartes britannique. Né dans les Midlands, Tallis vient à Londres dans les années 1840. Il commence sa carrière avec une série de vues remarquables sur les rues de Londres. Il commence un partenariat avec Frederick Tallis, peut-être son frère, mais leur collaboration prend fin en 1849 et donnera lieu à procès. Pour la grande exposition de 1851, Tallis publie l’ « Illustrated World Atlas », l’une des dernières séries de cartes du monde décoratives jamais produites. Les cartes sont gravées par John Rapkin, un artisan qualifié. Les cartes sont ensuite rééditées par la London Printing & Publishing Company, qui laisse l’empreinte de Tallis intacte, assurant ainsi sa renommée durable.

De 1858 à 1863, Tallis publie la populaire revue « Illustrated News of the World et National Portrait Gallery of Eminent Personages ».

https://www.raremaps.com/gallery/detail/57074/france-tallis

https://www-geographicus-com.translate.goog/P/ctgy&Category_Code=rapkinjohn?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=nui,sc

https://vlex.co.uk/vid/john-tallis-against-frederick-805027969

1852 – Gironde, Philiparie – Bassin d’Arcachon, Ile des Oiseaux, Phare du Cap Feret, Chapelle d’Arcachon, La Teste, Canal de Cazau, Cazau, Gujan, Mestras, le Teich, Facture, le Leyre R., Mios, Salles, Lugos, Belin, Beliet, la Vignole, le Barp, le Puch, Chemin de Fer de Bordeaux à la Teste, la Croix d’Hins, Biganos, Audenge, Certes, Lanton, Andernos, Arès, Lege, Et. de Petiq, Et. du Palliou, le Porge, Etang du Porge

 Carte routière de la Gironde (date de levée 1850)

par R. Philiparie 18..-…., Agent voyer en chef, sous l’Administration de Mr Alexandre Neveux, 18..-… Préfet du Départ de la Gironde, Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre de Charles III d’Espagne.

Bassin d’Arcachon, Ile des Oiseaux, Phare du Cap Feret, Chapelle d’Arcachon, La Teste, Canal de Cazau, Cazau, Gujan, Mestras, le Teich, Facture, le Leyre R., Mios, Salles, Lugos, Belin, Beliet, la Vignole, le Barp, le Puch, Chemin de Fer de Bordeaux à la Teste, la Croix d’Hins, Biganos, Audenge, Certes, Lanton, Andernos, Arès, Lege, Et. de Petiq, Et. du Palliou, le Porge, Etang du Porge

Tableaux indiquant la hiérarchie des routes : nationales (N° 132 de Bordeaux à Bayonne), départementales (N° 4 de Bordeaux à La Teste), chemins de grande communication (N° 24 bis d’Arès à Facture 21 500), chemins d’intérêt commun. Des chiffres indiquent les distances de commune à commune en suivant les voies ordinaires.

Tableaux : “Classification des grands vins de Médoc” ; “Les principaux crus vins blancs”. Limites administratives en couleur. Nota : les Extraits des deux classifications des Vis rouges et blancs sont tirés de l’ouvrage de Franck 2e Édition…

https://1886.u-bordeaux-montaigne.fr/s/1886/item/245950#?c=&m=&s=&cv=&xywh=-3913%2C-1%2C18736%2C14816

https://www.raremaps.com/gallery/detail/65070op/bordeaux-wine-classifications-carte-routiere-de-la-girond-philiparie

1852 – France, chemins de fer, Lemercier – Bassin d’Arcachon, Tête de Buch

Carte spéciale des chemins de fer, des canaux et des rivières navigables de la France : avec les distances en kilomètres entre les principales stations…, Lemercier Lithographe, Imprimerie Lemercier.

Bassin d’Arcachon, Tête de Buch

Joseph-Rose Lemercier (1803-1887) est l’un des plus importants imprimeurs-lithographes parisiens du XIXsiècle ; né le 29 juin 1803 à Paris, d’un père vannier dans une famille de 17 enfants, il se tourne très tôt vers la lithographie ainsi que deux de ses frères, Gabriel (1807-1889) et Ambroise (1817-1889). En 1824, il épouse Marguerite Drancy, fille d’un propriétaire (un “bon mariage”). Ils auront deux fils morts en bas-âge.

Joseph-Rose Lemercier entre en apprentissage chez Édouard Knecht, neveu et successeur d’Aloys Senefelder, l’inventeur de la lithographie. Il se met à son compte en 1828 ; en 1831, il s’installe au 57, rue de Seine, dans un ancien jeu de paume.

Sa rapide réussite lui permet d’acheter, en 1838, un vaste terrain à Auteuil qui, revendu en 23 lots , donnera naissance au hameau Boileau ; les gains de cette opération seront investis dans le rachat des parts de son associé Bénard et dans l’imprimerie. En  mai 1852, le préfet de Police reconnaît “une intelligence supérieure et une belle position de fortune” à celui qu’il considère comme “l’un des premiers industriels de France”.

Il joue un rôle important dans la diffusion et la généralisation du procédé de photolithographie qui permet de transférer une image photographique sur une pierre lithographique et de réaliser grâce à cela des impressions à l’encre d’imprimerie de cette image.

Entre 1852 et 1855, il s’associe à l’opticien Lerebours, au chimiste Barreswil et au chimiste et photographe Alphonse Davanne pour mettre au point un tel procédé, mais le résultat – d’une mise en œuvre trop longue et complexe – n’est pas exploitable industriellement. En 1855, Alphonse Poitevin invente et fait breveter un procédé qui peut être mis en œuvre industriellement. Poitevin cherche d’abord à exploiter lui-même son brevet et ouvre un atelier à Paris. Mais, dès octobre 1857, il cède son brevet et son atelier à Lemercier.

Lemercier travaille pour tous les grands éditeurs français de son temps. Il est l’imprimeur d’artistes tels qu’Odilon Redon, Édouard Manet et Alphonse Mucha.

Joseph-Rose Lemercier est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1847, puis est promu officier en 1878.

Son neveu, Alfred Lemercier, lui succède à la tête de l’entreprise, puis, à sa mort, en hérite.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531361733.r=canaux?rk=2660957;2

https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph-Rose_Lemercier

Voir Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle

http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/22685

1853 – France, Charle

 

 

Nouvelle carte routière de France indiquant les routes,… les chemins de fer, canaux… dressée par Jean Baptiste Louis Charle.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53083075v/f1.item.r=canaux.zoom

1853 – France, Andriveau-Goujon – Bassin d’Arcachon, la Teste de Buch, Belin, la Croix d’Hins, Biganos

Carte générale des Routes et des Chemins de fer de la France

Éditeur : Andriveau-Goujon

Bassin d’Arcachon, la Teste de Buch, Belin, la Croix d’Hins, Biganos

La légende comprend des capitales d’états, chefs lieux…, routes nationales…, chemins de fer, rivières navigables, canaux, limites d’état…

https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/overnia/view.php?id=/media-dam/CLERCO/carteset/PDF/Carte_Transport_D_2002.pdf

1853 – Chemins de fer, Cortambert – la Teste

Chemins de fer de France, Richard Cortambert, (1836-1884). Cartographe, Éditeurs : M.M. Hachette et Cie (Paris) &  M. Longuet (Paris)

 

Richard Eugène Cortambert, né le 22 mai 1836 à Paris et mort le 26 janvier 1884 à Hyères, est un géographe et écrivain français.

Fils du géographe Eugène Cortambert[1] (1805-1881) qui l’associe à ses travaux et de Caroline Machart (v. 1814-Passy, 13 août 1904), il est le petit-fils du Docteur Louis Cortambert.

Attaché à la section géographie de la Bibliothèque nationale (1860), on lui doit de nombreux articles dans des revues scientifiques telles le Bulletin de la Société de géographie, Sciences pour tous, la Revue du monde colonial et certaines notices de l’Encyclopédie générale (Toinon, 1870) comme celle sur L’Australie.

Secrétaire de la Société de géographie de Paris (1864-1866), son Cours de géographie, comprenant la description physique et politique et la géographie historique des diverses contrées du globe connait une vingtaine de rééditions. Il publie de nombreux ouvrages de géographie à destination de l’enseignement, de vulgarisation et des compilations.

On lui doit aussi des romans.

Il est inhumé au cimetière de Passy avec ses parents.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53136167g

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Cortambert

[1] – En 1863, il remplace Edme François Jomard à la tête de la section de géographie de la Bibliothèque nationale de France à la suite de la mort de ce dernier.

1853 – Chemins de fer, Bouquillard – Bassin d’Arcachon, Pointe du Sud, la Teste de Buch, Cazau, la Mothe, Belin, le Putz de Gubatz, Audenge, Liège, le Porgo – Dessin d’une loco à vapeur

Carte des routes, canaux et chemins de fer de France, par T. Bouquillard, inventeur de la méthode du Prompt-Trouveur (Brevet de 15 ans, S. Gtie du Gnt)

Bassin d’Arcachon, Pointe du Sud, la Teste de Buch, Cazau, la Mothe, Belin, le Putz de Gubatz, Audenge, Liège, le Porgo

La loco s’en retourne sur Bordeaux…

Le brevet d’invention de quinze ans, dont la demande a été déposée, le 3 août 1852 au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par le sieur Henri-Théodore-Théophile Bouquillard, à Paris, rue Saint-Martin, n° 294, pour une disposition propre à rechercher un lieu quelconque sur les plans et cartes, dite prompt-trouveur.

Henry, Théodore, Théophile Bouquillard (début d’activité : 25 mai 1840 ; fin d’activité : 26 avril 1873)

Adresses professionnelles : 47, et 49, boulevard Beaumarchais (août 1865) ; 39, rue des 3 Couronnes, impasse du moulin Joly (septembre 1862,  atelier) ; 27, passage du Saumon

294, rue Saint Martin (1852, puis exproprié) ; 226, rue Saint-Martin (novembre 1847, retour de l’atelier) ; 271, rue Saint-Martin, passage du Cheval rouge (octobre 1840, atelier) ; 226,  rue Saint-Martin (1840, papeterie)

Il est né à Ablis (Eure-et-Loir) le 28 mai 1812 ; son père est employé des Droits réunis. Il est marié et père de famille. 

Il commence par travailler chez le papetier Chabouillé dont il est devenu l’associé.

Avec son associé Chabouillé, il est fournisseur de la Préfecture de Police et d’autres administrations pour les articles de bureau et de papeterie. Il veut un brevet de lithographe pouvoir réaliser les travaux lithographiques commandés par la Préfecture. Il obtient aussi le 20 avril 1852, un brevet de libraire alors que, depuis déjà environ 9 ans, il vend,  “sur une très petite échelle», plans de Paris avec indicateurs, annuaires du commerce, guide des voyageurs  Richard… Enfin,  il demande, en 1855, à faire usage d’une presse typographique afin d’imprimer avec un nouveau procédé de gravure en relief destiné à remplacer la gravure sur bois pour plans et panoramas ; malgré un rapport très critique de Gaillard qui s’agace des fréquentes visites que lui rend Bouquillard, du titre de papetier de la Préfecture dont il se pare et surtout de son manque de persévérance (sa librairie est fermée) et de la médiocrité de ses réalisations (“plan édité pour l’Exposition de 1855 “dédaigné et peu compris” ; travail d’impression “jugé “médiocre”), elle lui est accordée pour trois mois, le Préfet de police s’étant montré plus indulgent.

Il imprime des travaux de ville, de la musique, des plans mais, pour les plus complexes, il agit le plus souvent comme éditeur, et non comme imprimeur. Il fait valoir sa spécialité première, la papeterie, en soulignant dans sa publicité de l’Annuaire du commerce de 1847, sa capacité à imprimer sur différents papiers dont un “papier mousseline très solide et très souple” qui permet d’imprimer un texte important sous un volume très mince et très léger, comme en témoigne son Atlas de portefeuille.

Il est condamné à une amende de 3 000 f  en janvier 1859 pour oubli de son nom au bas d’un prospectus pour le papetier Géraud ; l’amende est réduite à 50 F car il prétend que son nom a été effacé à l’atelier par Géraud lui-même.

Il démissionne de son brevet de libraire le 16 avril 1866. Il est remplacé par sa veuve en 1873.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53083099g.r=canaux?rk=1330478;4

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53136381c/f1.item.r=%22Prompt-Trouveur%22.zoom

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53136368p.r=%22Prompt-Trouveur%22?rk=85837;2

Bulletin des lois de la République française, juillet 1853

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4861313/f807.image.r=Prompt%20Trouveur?rk=557942;4

Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle

http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/21933

1857 – Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, Donnet – la Teste de Buch, la Hume, Gujan, Mestras, la Mothe, Canauley, Marcheprime, Mios, Caudos, Salles, Belin, Audenge

Carte des lignes concédées à la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans / dressée… par Alexis Donnet (17..?-18.. ; géographe).

 

la Teste de Buch, la Hume, Gujan, Mestras, la Mothe, Canauley, Marcheprime, Mios, Caudos, Salles, Belin, Audenge

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b532237271.r=donnet?rk=257512;0

1857 – Chemins de fer du Midi, Potiquet – Teste, La Hume, Cujan, Mestras, le Teich, Lamothe, Facture, Caudos, Mios, Salles, Marcheprime, Canauley

Carte des chemins de fer du Midi

Alfred Potiquet (1820-1883). Antoine Emile Letellier, (18..-18..). Éditeur : N. Chaix (Paris)

Teste, La Hume, Cujan, Mestras, le Teich, Lamothe, Facture, Caudos, Mios, Salles, Marcheprime, Canauley

François-Gabriel-Alfred Potiquet naît le 4 décembre 1820 à Magny-en-Vexin, au 21, rue de Crosne. Il est le fils de Thomas-François Potiquet et de Louise-Aimée Séron.

En 1832, sa mère meurt, emportée par l’épidémie de suette. En août 1835, la famille va demeurer à Saint-Gervais. Alfred se passionne pour l’histoire naturelle, réunit, dessine de nombreuses collections de coquillages, de plantes et d’insectes, empaille et monte des oiseaux.

Vers le milieu de 1839, Alfred Potiquet passe deux à trois mois à Marines chez un oncle, puis neuf à dix mois chez un autre oncle, agent-voyer à Claye-Souilly (Seine-et-Marne), auprès de qui il complète son instruction et acquiert les connaissances spéciales du métier.

En juin 1840, il est nommé agent-voyer central de l’arrondissement de Meaux, c’est-à-dire employé préposé spécialement au service des chemins vicinaux, sous la direction de l’ingénieur ordinaire.

Son père meurt le 18 avril 1842.

En 1843, il parvient à entrer dans le corps des conducteurs des ponts et chaussées, à Paris. Les étapes de sa carrière sont les suivantes : conducteur auxiliaire, le 29 avril 1843 ; conducteur embrigadé, le 1er juillet 1852 ; conducteur principal, le 1er juillet 1867.

Ayant obtenu la permission d’utiliser les listes de Berger-Levrault pour composer un catalogue de timbres, Potiquet ajoute des informations en provenance de sa collection personnelle et, collaborant avec Eugène Lacroix (le propriétaire d’une librairie spécialisée) et avec Eugène Edard de Laplante (un marchand de timbres parisien), il publie le 21 décembre 1861 la première édition de son catalogue des timbres-poste « créés dans les divers états du globe ». Cette édition, illustrée mais sans indication des cotes, est vendue en librairie au prix de 2 fr 50. C’est le premier catalogue au monde de l’histoire de la philatélie. Le succès obtenu permet de publier rapidement, en mars 1862, une deuxième édition revue, corrigée et augmentée, qui répertorie 1080 timbres et 132 objets de bureaux de poste, pour un prix moitié (1 fr 25).

En 1870-1871, il participe aux travaux de défense de Paris.

Alfred Potiquet prend sa retraite le 1er novembre 1875. Comme il dispose enfin de tout son temps, il renoue avec son village d’enfance et entreprend des recherches historiques sur Magny-en-Vexin.

En 1877, il est atteint d’une affection de l’estomac, qui l’astreint longtemps à vivre exclusivement de lait pur, et à travailler avec ménagement. Sa santé s’améliore lorsqu’il rend sa dernière visite à Magny-en-Vexin, le 22 août 1880. Quelques jours après, un rhumatisme articulaire le cloue au lit pour de longues semaines, lui laissant ou aggravant une maladie du cœur, qui a pour conséquence un eczéma sévère, qui le réduit à garder constamment la chambre, à passer ses jours et ses nuits dans un fauteuil. Rentré à Paris vers la fin de l’été 1881, Alfred Potiquet va encore passer la belle saison suivante à Nogent-l’Artaud. Son état empire graduellement, malgré quelques intermittences qui lui permettent de sortir pour aller travailler dans les bibliothèques. L’une des conséquences de l’albuminurie dont il souffre est une amaurose croissante, qui l’empêche progressivement de lire et d’écrire. Le 4 avril 1883, il part à Nogent-l’Artaud où il meurt le 9 avril. Suivant ses dernières volontés, son corps est ramené à Magny-en-Vexin, où il est inhumé

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Potiquet

1858 – France – Chartel – Bassin d’Arcachon, la Teste de Buch, Belin, la Croix de Hins, Audenge

Nouvelle carte routière de France

indiquant les routes impériales et départementales avec leur distance en kilomètres, les chemins de fer, canaux, rivières navigables, les itinéraires pour bateaux à vapeur et les principaux phares, dressée par Chartel, gravée par Ch. Dyonnet, écrit par Delêtre ; illustrée par 25 vues de villes gravées. Agrandissement de la carte pour Paris et ses environs.

Bassin d’Arcachon, la Teste de Buch, Belin, la Croix de Hins, Audenge

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b102240347.r=rivi%C3%A8res%20navigables?rk=42918;4

1861 – Chemins de fer du Midi, Potiquet – Arcachon, la Teste, La Mothe

Carte générale du réseau des chemins de fer du Midi

Alfred Potiquet (1820-1883), Éditeur : Régnier & Dourdet (Paris)

Arcachon, la Teste, La Mothe

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84412910/f1.item.r=%22fer%20du%20Midi%22.zoom

1862 – Chemins de fer de l’Est, Danel – Arcachon, Lamothe

Chemins de fer de l’Est et du Nord de France

Carte des communications par chemins de fer avec l’Allemagne, l’Autriche, etc. Gravée par F. Lefebvre et H. Deligny ; Lith. L. Danel, Lille

Arcachon, Lamothe

Selon Jules Houdoy (auteur de « Les imprimeurs Lillois de 1595 à 1700 » B.M. de Lille, cote RU 8-015.093) Lille n’eut pas d’imprimerie avant la fin du XVIsiècle. Mais, poursuit-il, bon nombre de libraires recevaient les livres publiés sur des presses étrangères et les libraires lillois (dont Guillaume Hamelin, mort en 1556) faisaient aussi éditer des ouvrages à leurs frais à Paris, Anvers ou dans les villes voisines.

En principe, seul le Roi de France a le droit de concéder les brevets d’imprimeurs.

En 1700, Louis XIV demande d’ailleurs à l’intendant de la province de mener une enquête : l’intendant constate l’existence de 8 imprimeries à Lille dont 4 d’une certaine importance (dont celle de Liévin Danel installée rue des Malades).

Nombre d’imprimeurs en France en 1739 : 36 à Paris, 12 à Lyon 10 à Bordeaux et Toulouse, 6 à Strasbourg et Lille, 4 à Dijon, Douai, Orléans et Rennes.

Pour ce qui nous concerne aujourd’hui, l’histoire commence en 1698 avec Liévin Danel 1676-1729, entré à 10 ans dans l’imprimerie lilloise d’Ignace Fiévet, imprimeur du Roi à l’enseigne de la Bible Royale, rue des Malades (rue de Paris à hauteur de l’église Saint Maurice).

À 22 ans, le 7 septembre 1698, après la mort d’Ignace Fiévet, Liévin Danel reprend l’imprimerie en épousant l’héritière, Claire Fiévet 1680-1715, sœur d’Ignace. Il détient bien sûr le titre d’Imprimeur du Roi, même enseigne. En 1700, l’établissement est transféré du n°18 de la Rue des Malades à la Grand’Place (à deux pas du futur journal futur l’Écho du Nord aujourd’hui La Voix du Nord), dans une maison où l’entreprise va croître et prospérer pendant 150 ans, jusqu’en 1863.

En 1708, c’est chez Fiévet & L. Danel qu’est imprimée, entre mille autres documents, la « Capitulation Militaire de la Ville de Lille ».

Le 15 février 1715, Claire Fiévet meurt sans enfant ; s’ensuit la rupture de contrat entre Fiévet et Danel et le remariage de Liévin Danel, 13 enfants vont naître.

À la mort de Liévin Danel en 1729, c’est son fils Paul (-Liévin-Joseph), né le 15 mai 1716 qui hérite de l’imprimerie, il en prend la direction en 1747 après le décès de Mme Vve Danel.

En 1767, son fils Albert (Liénard-Joseph), né le 8 février 1759, succède à son père Paul.

En 1814, l’imprimerie – toujours au 18 Grand’Place, face à la Vieille Bourse – passe dans les mains de Louis (-Albert-Joseph) Danel 1779-1875, fils cadet d’Albert.

En juillet 1818, Louis Danel obtient ses brevets de libraire. Homme d’affaire avisé, il est le premier du département à obtenir un brevet de lithographe de même qu’il sera le premier à acquérir une presse mécanique et à pratiquer la stéréotypie. Ses clients sont la Préfecture, la ville de Lille (les célèbres calendriers de Lille très recherchés aujourd’hui par les collectionneurs restent un exemple de son savoir-faire), le département pour qui il imprime les Annuaires statistiques, tout comme les affiches, annonces judiciaires ou publications de nombreuses administrations ou Sociétés savantes.

Il utilise à partir de 1842 un procédé dit « impression à la congrève », pour imprimer des étiquettes avec une épaisse couche de couleur, très appréciées en France et dont la Bibliothèque Municipale de Lille possède une exceptionnelle collection (citons pour exemple les étiquettes et les publicités du quasi-mythique « fil au chinois »)

Louis Danel, bon pianiste, laisse le souvenir d’amateur éclairé de musique. Il devient en 1830 administrateur de l’Académie de musique de Lille et anime avec passion la vie musicale à Lille – dont le Festival du Nord à partir de 1838.  Il met au point une méthode simplifiée pour l’enseignement populaire de la musique vocale (11 publications sur ce thème, imprimées entre 1858 et 1874 sont disponibles à la bnf.fr).

De 1839 à 1860, il est administrateur des Hospices de Lille et, en 1860, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur.

Sans descendance, il fait rentrer dans l’imprimerie les deux fils de son frère, Léonard (-Paul-Joseph) et Louis et finit par leur céder définitivement l’imprimerie en 1846, lorsqu’il se retire des affaires pour se consacrer à la musique.

À sa mort en 1875, l’imprimerie L. Danel, est devenue le plus gros imprimeur du Département du Nord sous la conduite de Louis Danel 1819-1879, maître imprimeur et ingénieur et de son frère Léonard Danel 1818-1905, imprimeur, président du conseil d’administration des mines de Lens (Compagnie des mines de Lens).

En 1846, Léonard prend la direction de l’imprimerie en association avec son frère Louis, entré dans l’entreprise en 1843. Ils restent associés jusqu’en 1852. À cette date, Léonard reste seul patron de l’imprimerie. En 1884, il associe son gendre Émile Bigo et ses deux neveux Louis et Léon Danel  à qui il laisse la direction de l’imprimerie.

En 1863, il déménage ses ateliers au 93, rue Nationale, et quand un incendie ravage l’imprimerie le 7 décembre 1874, le nouveau bâtiment, reconstruit à cette adresse avec un prêt de la Compagnie des chemins de fer du Nord, accueille, dès le 1er juillet 1875, l’ensemble de l’entreprise. 

En 1894, de nouveaux ateliers sont créés à Loos-lez-Lille.  Léonard Danel poursuit la politique d’investissement initiée par son oncle, pariant sur la mécanisation et les nouvelles techniques d’impression. En 1848, il possède 1 machine à vapeur, 3 presses mécaniques et 17 à bras, 10 presses lithographiques dont une mécanique, et emploie 112 ouvriers. En 1863, il a 2 machines à vapeur, 25 presses mécaniques et 28 à bras, 9 presses à la congrève et 11 presses lithographiques, pour 420 ouvriers. En 1889, l’imprimerie est équipée pour le couchage, le satinage et le vernissage, pour la gravure sur métal et l’impression à la congrève, mais aussi pour la clicherie  au plâtre, puis par galvanoplastie, et pour la photogravure. Les 4 500 m² de l’imprimerie abritent 2 machines à vapeur et 2 machines à gaz pour animer 39 presses mécaniques et 1 rotative ; 7 doreuses, 6 machines à couper à l’emporte-pièce, 28 presses à bras, 8 machines à fondre… occupent encore les ateliers qui font travailler, avec les ateliers de réglure et de reliure,  550 ouvriers dont 120 apprentis.

Pour les impressions typographiques, il a la clientèle de la Préfecture, de la Mairie, des société savantes locales, des tribunaux, du Conseil général du Nord, de la Compagnie des chemins de fer du Nord (horaires, instructions, tarifs…) depuis 1846, d’une partie des impressions de la Banque de France, de la Société industrielle du nord de la France, de la Chambre de commerce de Lille, de la Commission historique du département du Nord, des facultés de droit et de médecine pour les thèses, et de particuliers ; ceux-ci lui confient beaucoup de travaux scientifiques en lien avec les industries textiles, sucrières et chimiques du département mais aussi des travaux de ville et des ouvrages divers. En 1889, l’imprimerie remporte l’adjudication du catalogue  de l’Exposition universelle de Paris.

La lithographie mobilise dix presses et  quatre dessinateurs en 1889 ; elle est utilisée pour les cartes géographiques des chemins de fer et des ponts et chaussées, les plans, les couvertures de partitions, les papiers commerciaux tels que mandats, chèques, factures, papiers à en-tête, etc. Pour l’important marché des étiquettes, la spécialité de Danel est  l’impression à la congrève qui donne des couleurs plus vives et brillantes et un dessin plus net que la lithographie pour l’impression en masse :  ses presses à rogner débitent 12 millions d’étiquettes par an, destinées au fil à coudre, aux produits alimentaires, à la parfumerie, aux encres… Cette production publicitaire demande non seulement des couleurs vives mais aussi de l’or, et Danel prend plusieurs brevets pour des machines permettant d’appliquer de la poudre de bronze, sans trop exposer les ouvriers à la respirer.

Sa clientèle est très largement locale et liée à l’industrie textile, mais il trouve des clients dans toute la France et notamment à Paris (Encre nouvelle Mathieu-Plessy, 1869 ; Encre Victor Hugo, 1882…), bien que la concurrence y soit rude. Le procédé a aussi permis, en 1871, de remplacer pour le Nord et le Pas-de-Calais, les services de l’Imprimerie nationale en imprimant en couleurs 43 millions de billets d’émission, de 25 centimes à 20 F.

L’imprimerie remporte une mention honorable à l’Exposition de 1850, une médaille d’or à l’Exposition de 1878, un diplôme d’honneur à l’exposition de l’Union centrale des Arts décoratifs de 1882.

Léonard Danel, président de l’Union des maîtres imprimeurs de France, préside en 1896 le Congrès qui se déroule à Lille, avant de céder la place en mai 1897 à Georges Chamerot.

Après la seconde guerre mondiale, l’entreprise doit faire face aux dommages de guerre et participe à sa renaissance en 1945 sous le nom de « L’Imprimerie des Petits-fils de Léonard Danel ». À travers la presse on retrouve quelques échos : en 1974 l’imprimerie des « Petits Fils de Léonard Danel » quitte Loos pour la Chapelle d’Armentières, 1800 employés et l’édition mensuelle de 200 000 livres par mois sont signalés.

Mais après divers rachats l’entreprise ferme définitivement en 2000.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b532237182

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Bigo-Danel

http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/26984

http://societe-sciences-agriculture-arts-lille.fr/un-vendredi-de-vera-le-14-fevrier-2020-les-5-l-danel-de-la-ssaal/

1863 – Monde entier, Châtelain – la Teste, la Mothi

Carte des voies de communication établies dans le monde entier au moyen de la vapeur et de l’électricité dressée sous les auspices de S.E. le Cte Walewski,…d’après les documents officiels les plus récents par Anatole Chatelain,… et dédiée à S.M. l’Empereur ; gravé par Erhard, 1863

Éditeur : Lanée (Paris)

 la Teste, la Mothi

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53093815q/f4.item.r=chatelain

Anatole Châtelain, (1817-1898), Chef du Bureau de la statistique au Ministère des affaires étrangères. Chevalier de la Légion d’honneur (1848). Né le 4 juillet 1817 à Paris, décédé le 5 janvier 1898. Secrétaire et fondé de pouvoir du Comte Walewski 1810-1868, fils naturel de Napoléon et de Marie Walewska, reconnu par l’époux légitime de celle-ci, le comte Athanase Walewski.

1863 – Chemins de Fer du Midi, Chaix – Bassin d’Arcachon, Eyrac, la Teste, Etang de Cazau, la Hume, Gujan, le Teich, Lamothe, Caudos, St de Salles, Salles, Belin, Facture, Canauley, Marcheprime, Mios

Tirée de l’Atlas des Chemins de Fer publié par Napoléon Chaix, Imprimerie et librairie centrales des chemins de fer de Napoléon Chaix et Cie, 20 rue Bergère, près du boulevard Montmartre Paris.

Bassin d’Arcachon, Eyrac, la Teste, Etang de Cazau, la Hume, Gujan, le Teich, Lamothe, Caudos, St de Salles, Salles, Belin, Facture, Canauley, Marcheprime, Mios

http://216.117.166.233/map_zoomFR.htm?zoomifyImagePath=http://216.117.166.233/os/zoom/23237/

1864 – Chemin de fer, Sagansan – Arcachon, Eyrac, la Teste de Buch, la Hume, Gujan, Mestras, Teich, la Mothe, Biganos, Facture, Canauley, les Argentières, Biard, Marcheprime, Mios, Verderie, Pierroton, Toctoucau, Gazinet, Pessac, Bordeaux, Caudos, Salles, Belin, Audenge

Carte des postes de l’Empire français

indiquant toutes les voies de communication, dressée d’après les documents officiels les plus récents par ordre de Mr. EJ Thayer, Conseiller d’État, Directeur général des Postes, L. Sagansan, Géographe de S.M. l’Empereur.

Arcachon, Eyrac, la Teste de Buch, la Hume, Gujan, Mestras, Teich, la Mothe, Biganos, Facture, Canauley, les Argentières, Biard, Marcheprime, Mios, Verderie, Pierroton, Toctoucau, Gazinet, Pessac, Bordeaux, Caudos, Salles, Belin, Audenge

Chemin de fer détaillé et carte postale de la France des années 1860. La carte illustre l’État, le département et l’arrondissement. Les zones douanières spéciales sont marquées en vert. La carte établit une distinction entre les chemins de fer en exploitation et ceux qui sont en construction ou qui ont obtenu des concessions.

https://www.raremaps.com/gallery/detail/64938op/carte-des-postes-de-lempire-francais-indiquant-toutes-les-sagansan

1867 – France, Charle

 

Nouvelle carte routière de France indiquant les routes,… les chemins de fer, canaux… dressée par Jean Baptiste Louis Charle

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530830769.r=canaux?rk=42918;4

1868 – France, Cortambert – Arcachon, La Teste de Buch, Leyre R.

 Atlas général de la France, 12 cartes dressées sous la direction d’Eugène Cortambert (1805-1881). Éditeur : L. Hachette (Paris) Date d’édition : 1868

Versant de la Mer de France, Bassins de la Loire, de la Garonne.

Arcachon, La Teste de Buch, Leyre R.

Pierre-François Eugène Cortambert est un géographe français né le 12 octobre 1805 à Toulouse et décédé le 5 mars 1881 à Paris. Il est le fils de Richard Anne Cortambert (1782-1832), le frère de Louis Cortambert (1809-1880) et le père de Richard Cortambert (1836-1884).

D’abord professeur de géographie, il est nommé secrétaire général de la Société de géographie en 1853. En 1863, il remplace Edme François Jomard à la tête de la section de géographie de la Bibliothèque nationale de France à la suite de la mort de ce dernier. Il est l’auteur de nombreux ouvrages destinés à l’enseignement, tel sa Géographie universelle, édition revue et complétée de celle de Conrad Malte-Brun, ses Éléments de géographie, ainsi que des atlas.

Il s’est efforcé de faire de la géographie, simple nomenclature jusqu’à lui, une véritable science (Physiographie, 1836) ; il plaide en faveur de l’autonomie de la géographie contre deux voisines envahissantes : la géologie et l’histoire.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9691269r/f19.item.r=atlas%20Mary

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Cortambert

1869 – Chemins de fer, Sagansan – Arcachon, la Teste, la Hume, Gujan, Teich, Lamothe, Facture, Croix d’Hins, Marcheprime, Canauley

Carte du mouvement des chemins de fer de l’Empire français

indiquant les distances kilométriques, le prix des places et les heures de départ et d’arrivée à toutes les stations, par Léonard Sagansan Géographe de S.M. l’Empereur et de l’Administration des Postes. Paris 1869

Arcachon, la Teste, la Hume, Gujan, Teich, Lamothe, Facture, Croix d’Hins, Marcheprime, Canauley

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53223712c

1873 – Arcachon, Gare & Buffet chinois, Terpereau

Vues photographiques Gironde, Landes, Basses Pyrénées, Hautes Pyrénées : Jules Duclos (1824-1879), Alphonse Terpereau, (1839-1897), photographes. Éditeur :  École nationale des ponts et chaussées] (Paris)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b12000857/f7.item.r=%22chemin%20de%20fer%22arcachon

 

 

 

 

1876/ – Chemins de fer français, Thevelin – Arcachon, La Teste , Courneau, Cazau, La Hume, le Teich, Lamothe, Facture, Caudos, Lugos, Mios, Salles, Belin, Beliet, Croix d’Hins, Canauley, Audenge, Lanton, Taussat, Andernos, Arès, Lège, le Porge, Mistre

[Carte des chemins de fer français] ; le trait par Thevelin ; la lettre par V. Carré (18..-18..). Graveur en lettres.

Arcachon, La Teste , Courneau, Cazau, La Hume, le Teich, Lamothe, Facture, Caudos, Lugos, Mios, Salles, Belin, Beliet, Croix d’Hins, Canauley, Audenge, Lanton, Taussat, Andernos, Arès, Lège, le Porge, Mistre

Dressé au Dépôt de la Guerre.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55011186q.r=4e%20quarr%C3%A9?rk=128756;0

1875 – Chemins de fer, Gourdoux

Carte commerciale des chemins de fer, réseaux français et alsaciens – lorrains, indiquant les distances… / [par Gourdoux, père et fils.]

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53083032v/f1.item

Les cartes dites “CARTES GOURDOUX FILS” créées en 1868 par MM. Gourdoux père et fils, ont toutes pour base la distance kilométrique exprimée en chiffres connus.

 

1879 – France, chemins de fer, Sagansan – Cap d’Arcachon, Arcachon, la Teste-de Buch, Cazau, la Hume, Gujan, Mestras, Lamothe, Caudos, Salles, Facture, Canauley, Biard, Marcheprime, Mios

 Carte des chemins de fer et de la télégraphie électrique de la France dressée par ordre de Mr Ed. Vandal, Conseiller d’État, Directeur général des Postes, par L. Sagansan (18..-18..), géographe de l’administration des Postes, Cartographe

Éditeur  :  L. Sagansan (Paris)

 

Cap d’Arcachon, Arcachon, la Teste-de Buch, Cazau, la Hume, Gujan, Mestras, Lamothe, Caudos, Salles, Facture, Canauley, Biard, Marcheprime, Mios

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53061961r.r=telegraphe?rk=729617;2

1885 – France, Charle – limite du département !

Nouvelle Carte de la France, indiquant les routes de poste, les routes nationales et départementales, avec les distances en kilomètres, les chemins de fer et les canaux / dressée… par Charle,…Éditeur : Garnier frères (Paris)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530231187.r=canaux?rk=1824043;2

1899 – Chemins de fer, Chaix – Bassin d’Arcachon, Arcachon, la Teste de Buch, Courneau, Cazaux, la Hume, Gujan-Mestras, le Teich, Lamothe, Caudos, Lugos, la Leyre R., Mios, Salles, le Bournet, Blein, Joué, Beliet, le Barp, la Canau R., Croix d’Hins, Marcheprime, Canauley, Facture, Biganos, Audenge, Lanton, Taussat, Andernos, Arès, Lège, le Porge, Mistre

  

Carte spéciale_des_chemins_de_fer […]_ Chaix

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b531676075/f1.item

Bassin d’Arcachon, Arcachon, la Teste de Buch, Courneau, Cazaux, la Hume, Gujan-Mestras, le Teich, Lamothe, Caudos, Lugos, la Leyre R., Mios, Salles, le Bournet, Blein, Joué, Beliet, le Barp, la Canau R., Croix d’Hins, Marcheprime, Canauley, Facture, Biganos, Audenge, Lanton, Taussat, Andernos, Arès, Lège, le Porge, Mistre

Aujourd’hui, pour faire un voyage en train, c’est presque une expédition. Si, en plus, vous voulez aller d’un point A au point B en passant par les points C et D, cela tourne à l’aventure !

Entre ce que vous souhaitez faire, et ce que la SNCF veut vous vendre, il y a de quoi perdre son lapin !

Pourtant, à une époque pas si lointaine, il était aisé de prévoir son voyage grâce à l’indicateur Chaix.

La maison Chaix a fêté son centenaire en 1945.

Au début du Chemin de Fer, les compagnies distribuent gratuitement les informations de leurs lignes. À l’instar du Bradshaw en Angleterre, Napoléon Chaix 1807-1865 édite le Livret Chaix reprenant les horaires et les tarifs des trains sur les 1300 km de lignes existantes.

En 1847, l’Indicateur est le nouveau nom du Livret. Des Livret-Chaix Nord, Est, Ouest … complètent l’édition nationale. En 1849, sous format d’un journal, parait un Indicateur-Chaix hebdomadaire.

Chaix crée alors tout un catalogue d’indicateurs. L’Indicateur des chemins de fer parait tous les dimanches. Le 1er de chaque mois, il édite le Livret-Chaix spécial pour la France, Guide officiel des voyageurs sur tous les chemins de fers français. Ainsi que les versions régionales sous le titre : Livret spécial des chemins de fer pour les régions Ouest, Orléans et Midi, PLM, Est, Nord et Ceinture. Le 1er de chaque mois, parait aussi le Chaix continental, Guide officiel des voyageurs sur tous les chemins de fer de l’Europe et les principaux paquebots de la Méditerranée et de l’Océan.

Il existe aussi un ABC, Indicateur illustré des chemins de fer (semestriel). Ainsi qu’un Livret-Chaix des rues de Paris, des Omnibus, des voitures et des Théâtres.

Dans toutes ses parutions, se côtoient les informations mais aussi des annonces et réclames : de la publicité en somme.

Si les publications ferroviaires Chaix s’étoffent, les relations entre l’éditeur et les Compagnies se tendent. Le coût de fabrication et la modicité des prix de vente font que les livrets ne sont pas ou peu rentables. Napoléon Chaix sollicite les Compagnies, dont certaines traînent des pieds pour répondre à l’appel de souscriptions.

En 1852, édition de guides qui forment la « Bibliothèque du Voyageur en chemin de fer et en bateaux à vapeur ».

À côté de cette vaste encyclopédie, et pour la compléter, des Atlas chorographiques des diverses lignes de chemins de fer, une grande Carte des chemins de fer français, une autre grande Carte des chemins de fer d’Europe, des Cartes spéciales de chaque Ligne, sont éditées pour suppléer à l’insuffisance des textes qui ne s’adressent qu’à l’esprit. Paraissent deux « Atlas chorographiques », partie de la géographie qui a pour objet de décrire l’ensemble d’une contrée et d’en indiquer les lieux remarquables mais en restera là.

En 1859, dans le « Nouveau guide aux Pyrénées : contenant l’indication de toutes les voies qui y aboutissent, l’itinéraire complet de la ligne de Bordeaux à Cette et à Perpignan, et de Bordeaux à Bayonne et à Tarbes… », on trouve une description d’Arcachon, dont en voici des extraits :

Non loin de Facture se trouvent une verrerie et un haut-fourneau qui convertit en fonte le minerai de fer des environs. On aperçoit auprès de la station une caserne de gendarmerie. Deux chemins agricoles partent de Facture : l’un gagne, à 20 kilom. sur la gauche, Béliet, village que traverse la route de Bordeaux à Bayonne ; l’autre, prenant à droite, va rejoindre la rive septentrionale de la baie d’Arcachon, au village d’Arès, d’où l’on peut gagner en barque la plage et le village d’Arcachon, séjour privilégié des baigneurs. Après la station de Facture, la voie ferrée traverse la rivière poissonneuse de la Leyre, où la marée remonte et favorise une navigation assez active, et l’on atteint presque aussitôt la grande station de Lamothe. […] Tous les trains s’arrêtent à cette station ; elle est pourvue d’un buffet. À droite de Lamothe se détache l’embranchement d’Arcachon. […] Lorsqu’on suit cette direction, on laisse à gauche la voie ferrée de Bayonne ; on aperçoit, aussi à gauche, le hameau de Chicoy et la fontaine Saint-Jean, qui guérit, dit-on, les maladies des yeux. […] Vous croisez l’ancienne route avant d’atteindre la petite station de Mestras. […] Vous voyez le village à votre gauche, et à droite la baie ou bassin d’Arcachon. L’eau de la mer remonte aux heures de la marée, dans le cours d’eau vaseux qui traverse les prés. On y a établi des bains. S’ils sont moins pittoresques que ceux pris en pleine mer, ils offrent du moins toute sécurité ; les baigneurs n’ont point à craindre d’être emportés par la vague. Gujan […] On y fabrique de la térébenthine et des vernis. Les vignes donnent d’assez bon vin rouge. La Hume […] Une route agricole conduit à Sanguinet, sur le bord de l’étang de Cazau. — Concentrez votre attention sur le canal qui met en communication cet étang avec la baie d’Arcachon et par suite avec l’Océan. — La traction des bateaux se fait à bras d’homme. La maison que vous apercevez appartient à la compagnie des Landes qui a fait exécuter le canal. Le chemin de fer traverse son cours et vous conduit en peu de temps au milieu d’un bois de pins à La Teste de Buch, ancienne capitale des Boïens.

[…] La Teste, que l’on aperçoit à gauche de la station, est une petite ville de 4 000 habitants, située dans les terres, mais où les embarcations peuvent remonter aux heures de la haute marée, ce qui la fait classer parmi les ports maritimes. Les pêcheurs de la Teste fournissent à Bordeaux de délicieux poissons, parmi lesquels on signale la petite sardine appelée royan. La ville, entourée de prés que la marée recouvre, n’a rien de remarquable. On a fait disparaître, il y a quarante ans, le dernier vestige du château habité au moyen âge par les Captaux de Buch. Le plus célèbre de ces captaux, Jean de Grailly, a occupé une place importante dans l’histoire d’Aquitaine. Il se mesura, en 1364, avec Du Guesclin sur le champ de bataille de Cocherel. Le captalat de Buch passa des Grailly aux comtes de Foix. La Guyenne, enlevée aux Anglais, fut réunie à la France, et affranchie, en 1742, des entraves que les captaux avaient apportées à la pêche, elle entra dans une voie de prospérité qui ne s’est jamais arrêtée depuis. Le chemin de fer, ouvert jusqu’à la Teste en 1841, a été un nouvel élément de richesse, et la transformation complète du pays marche à grands pas.

C’est auprès de la Teste que se sont faits les essais de culture de plusieurs compagnies agricoles. Les plus célèbres sont celle dite des Landes, fondée en 1834, par M. de Fonfrède, et la Compagnie agricole d’Arcachon, fondée en 1837, et qui cultive surtout le riz et le tabac. Leur situation pécuniaire est loin d’être prospère. Ces Compagnies avaient cru pouvoir, à l’aide d’irrigations ou d’engrais, obtenir dans la Lande des céréales ou des prairies. Le sol purement siliceux a été rebelle à ces cultures ; il faudrait, pour les faire prospérer, modifier la composition minérale du terrain, en y ajoutant l’élément calcaire qui lui fait complètement défaut, c’est-à-dire la marne ; mais, nous l’avons déjà dit, le calcaire ne se trouve point à proximité des Landes. Quant à l’argile, dont le mélange avec le sable pourrait donner quelques bons résultats, on ne saurait songer à l’ajouter ici, bien qu’elle existe partout à 10 ou 15 mètres sous l’alios, car la dépense ne serait point en rapport avec la plus-value à espérer. La plantation des pins ou des chênes-lièges est donc la seule amélioration possible dans la plus grande partie des Landes, et les Compagnies se sont obérées pour avoir méconnu cette vérité, désormais irrévocablement acquise. […] La section de la Teste à Arcachon a été ouverte en 1857 ; elle s’arrête à la partie nommée Eyrac ; l’autre partie se rapprochant de la mer se nomme Moueng. Hôtels de France, des Empereurs, Legallais. La nourriture se paie 6 fr par jour ; les chambres, de 2 à 4 fr Arcachon est un village moderne, tout de luxe, composé d’hôtels et de villas échelonnés sur une longueur de 4 kilom. C’est là que les riches négociants de Bordeaux viennent se reposer de leurs fatigues et prendre les bains de mer ; ils y vivent ordinairement en famille et n’ont pas de lieu commun de réunion. Les maisons sont situées sur la plage méridionale d’une baie d’environ 80 kilom. de pourtour, dit bassin d’Arcachon. La tranquillité de ses eaux le ferait prendre pour un lac, si la marée, qui élève ou abaisse à chaque heure son niveau, ne faisait voir qu’il communique avec l’Océan. Les habitations rangées sur le bord du bassin ont un accès direct sur la plage, composée du sable le plus fin. Mais si la position des principales habitations est agréable, le reste du pays est triste et insipide. La rue unique qui le compose est séparée de la mer par des maisons placées à droite, et ce n’est qu’à de rares intervalles qu’on peut arriver jusqu’à la plage par d’étroites ruelles. Le côté gauche de la rue laisse voir un monticule de sable blanc véritable dune couverte de pins, et au bas, un rang de maisons où l’on se loge à prix réduits. C’est aussi à gauche, sur le versant d’un coteau boisé, que se trouvent les deux chapelles : la nouvelle, datant de 1855, et voisine de 1a station ; puis, l’ancienne, placée beaucoup plus loin et qui était encore il y a peu d’années, isolée au milieu des pins. La ligne des maisons l’avait atteinte en 1856 ; elle l’a dépassée actuellement, et l’on ne saurait prévoir où s’arrêtera cette extension du village des bains. Tous les jours il s’empare d’une nouvelle partie de ce sable mouvant que des semis viennent de fixer, et des maisons élégantes s’élèvent comme par enchantement. Il faut gravir à gauche, au milieu des pignadas, pour étudier 1e sable qui compose les dunes, examiner de près le saignage des pins qui leur fait donner la résine, et visiter la chapelle ancienne dédiée à la Vierge. Elle est chargée d’ex-voto qui témoignent de 1a dévotion qu’elle inspire aux matelots. Les plantations voisines de 1a chapelle sont les premières exécutées dans cette région.

Le bassin d’Arcachon est séparé de la mer par des monticules qi s’élèvent par place jusqu’à une hauteur de 60 mètres. Ce sont des dunes dont on a sans doute entendu parler, sans s’être rendu compte des effets qui les produisent et des ravages qu’elles occasionnent. Les dunes sont composées de sable d’une grande ténuité, que 1e flux dépose sur la plage, que le vent d’ouest sèche, soulève et chasse vers les terres, que le moindre obstacle arrête et forme en tertres réguliers, croissants et mobiles dans le sens des vents dominants de 1’ouest. Ces vents les découronnent peu à peu, leur rendent un sommet nouveau emprunté à la base ou à d’autres dépôts, et les déplacent en même temps que les vallons ou lettes qui les séparent. Quand le vent prend la violence d’une tourmente, des nuages de sable sont emportés dans d’horribles tourbillons, comme de véritables nuages d’eau ; ils se déposent un peu plus loin, forment des monticules isolés qu’on nomme piqueys, ou couvrent les récoltes, les forêts, et quelquefois même les habitations. Cette marche assez régulière, sans cesse croissante vers l’intérieur, était, en moyenne, de 25 mètres par année, à la fin du siècle dernier. Déjà l’on pouvait prévoir l’époque où des pays importants seraient ensevelis ; la ville de la Teste même était sérieusement menacée.

C’est alors que l’ingénieur Brémontier conçut le projet d’arrêter les progrès du fléau dévastateur en fixant les dunes. Il fallait pour cela les couvrir de plantations, ce qui semblait impossible à cause de l’excessive mobilité du terrain. L’esprit observateur de Brémontier trouva un moyen fort simple qui atteignit parfaitement le but. Il avait remarqué que l’obstacle le plus léger empêchait le vent d’avoir prise sur le sable mouvant ; qu’une simple branche d’arbre piquée dans ce sol préservait toute la partie qu’elle abritait, et dès lors il lui suffit de couvrir de branches de pins les terrains où il pratiquait des semis, pour assurer la reprise. Il mêla aussi à la graine des arbres résineux celle de l’ajonc épineux, arbrisseau qui tapisse rapidement le terrain et donne bientôt aux jeunes plants l’abri que les graines ont d’abord reçu des branches sèches.

Ces moyens avaient été appliqués sur une vaste échelle depuis le commencement du siècle, mais ils entraînaient une dépense assez considérable, à cause de la difficulté de transporter les branchages, ce qui se faisait exclusivement à bras d’hommes, lorsqu’on reconnut, en 1828, la possibilité d’engager dans les dunes des chevaux ou des mulets chargés, et depuis lors le transport des rameaux destinés à abriter les semis de pins s’est effectué à somme plus rapidement et avec moins de dépense.

Quant aux parties les plus voisines de la mer, d’où le sable se soulevait pour former les dunes, on est parvenu également à le fixer à l’aide d’une plante herbacée dite gourbet ou avec des fascines.

[…]

Derrière la chaîne des dunes, les cours d’eau obstrués par les sables ont formé une longue suite de lacs et d’étangs. […] La partie voisine de ces étangs est souvent très dangereuse pour les visiteurs inexpérimentés. Il y existe des flaques d’eau sur lesquelles le sable léger des dunes se dépose lentement, formant des espèces de petites voûtes qui résistent à la pression de nouveaux dépôts de sable et qui finissent par offrir une surface plane que rien ne fait distingue des lieux voisins. Si vous venez à y mettre le pied, le sol cède sous votre poids, et vous vous enfoncez profondément. Pour vous en tirer, il faut avoir beaucoup de sang-froid. Restez d’abord immobile en attendant que la masse de sable qui vient d’être ébranlée ait atteint le fond de la cavité ; puis, levez lentement une jambe, ensuite l’autre ; chacun de ces mouvements sera suivi d’un nouveau tassement et vous élève un peu ; vous finirez ainsi par sortir de ce précipice couvert qu’on appelle blouse ou mouvant. Mais, si la profondeur est trop grande ou s’il se trouve dans le fond des plantes aquatiques qui vous retiennent, vous risquez d’y laisser la vie. […]

Promenades autour d’Arcachon

Prix des chevaux : 1 fr l’heure. — Anes, 75 c. — Voitures, 3 fr

Pointe du Sud. — Poste de la Douane. — Parc d’artillerie de Moullo. — Maison forestière de Monténa. — Le Pilat. — Garde-feux. — Tucs de Pouey-Maou et de la Truque. — Cippe à Brémontier. — Étangs de Cazau, Biscarrosse, Parentis, Aureilhan.

Le premier désir qu’on éprouve dès qu’on s’arrête à Arcachon, c’est de voir la mer. La vaste baie qui s’approche jusqu’au pied des maisons, loin de satisfaire ce désir, ne fait que le rendre plus ardent.

Il faut suivre, au bout du village, la rive du bassin, et l’on atteindra en moins de deux heures la pointe du sud, où l’Océan se montre sous son plus bel aspect. Le mouvement de ses eaux, souvent agitées par les vents, l’ampleur de la lame qui vient se briser sur la plage, contrastent, avec le calme gracieux de la baie d’Arcachon.

Mais pour arriver à ce point, la route est pénible. Le sable des dunes, sur lequel vous marchez, cède sous vos pas ; et il reflète la chaleur du soleil que les pins n’interceptent pas entièrement. On traverse, pour atteindre la pointe, le poste de la Douane, à 3 kil. de l’ancienne chapelle ; le parc d’artillerie de Moullo ; la maison forestière de Monténa (place du Figuier à Pyla-sur-Mer), qui sont très rapprochés ; puis, à 2 kilom. le Pilat et le restaurant des Trois-Sœurs, distant de 8 kilom. de la Pointe. On peut au reste parcourir les sapinières des dunes dans toutes les directions ; on rencontre presque partout des sentiers ou des chemins tracés en lignes droites et qu’on désigne sous la dénomination de garde-feux. Celui qui porte le n° 3 conduit de Monténa à la Teste (aujourd’hui garde-feu du Juge) en passant à côté d’un cippe en marbre, élevé en 1818, à la mémoire de Brémontier, l’ingénieur à qui l’on doit la fixation des dunes. C’est en général par cette voie qu’on revient de Monténa. On reprend ensuite la chaussée empierrée qui ramène à Arcachon en passant entre des pignadas et des prés salés. L’un des points les plus élevés d’où l’on embrasse le mieux l’ensemble du pays est le Tuc de Pouey-Maou, à 500 mètres d’Arcachon. Un piquet rouge indique le chemin. Dans la direction du midi, à 9 kilomètres d’Arcachon, 5 kilom. de la Teste, on va visiter un autre sommet élevé de 73 mètres, dit le Tuc de la Truque, que l’on peut gagner à cheval en une heure, en prenant à Arcachon le garde-feu n° 1er (aujourd’hui garde-feu du Centre). En continuant à suivre le pied des dunes, vers le midi, on atteint les lacs ou étangs que ces dunes séparent de l’Océan et qu’un canal a mis en communication avec la baie d’Arcachon. Le premier de ces étangs est celui de Cazau, dit aussi de Sanguinet (10 kil. d’Arcachon), […] Plusieurs autres chemins conduisent à ces lacs. Celui qui part de la Teste traverse les rizières créées par M. Ferry en 1819, et qui couvrent près de 100 hectares, puis passe auprès d’une forge, d’une féculerie et d’un moulin à riz. La course de Cazau et surtout celle de Mimizan n’est entreprise que par les personnes qui séjournent dans le pays. Les touristes se bornent à faire des promenades à pied et en bateau.

Promenade sur le Bassin d’Arcachon

Ile des Oiseaux. — Cap Ferret. — Phare. — Banc de Matoc. — Piquey. — Arès. — Andernos. — Lanton. — Marais salants. — Audenge. — Biganos. […]

Retour par eau : de Lanton à Arcachon, 1 1/2 h. — Par terre : de Lanton à Biganos, 1 h.

On part sur une légère embarcation en bois de pin appelée pinasse, glissant avec sécurité sur une eau transparente qu’effleurent parfois de petites vagues qu’on nomme risées. On rencontre de nombreuses barques de pêcheurs, de toutes les dimensions, qui traversent le bassin pour aller de La Teste à la passe qui communique avec l’Océan. Les goélands et d’autres oiseaux planent au milieu des voiles déployées. Souvent les marsouins viennent en troupes nombreuses se livrer, au milieu des embarcations, à leurs ébats grotesques. Le vaste bassin d’Arcachon, d’une superficie de 120 000 hectares, a par places une profondeur de plus de 50 mètres ; il a été question d’en faire un port militaire.

Une petite île nue, ayant 5 kilom. de circonférence, occupe le centre ; on la nomme l’Île des Oiseaux. Vous y arrivez en une demi-heure. On y fait en hiver de belles chasses aux canards qui se laissent prendre aux filets. On y tire dans toutes les saisons des oiseaux — et aussi des lapins, en payant au gardien 1 franc pour ceux que l’on tue et 50 centimes pour ceux que l’on manque. Vous gagnez ensuite le cap Ferret, point extrême de la dune occidentale du bassin et vous visitez le phare à feu fixe qui sert à indiquer la passe, dont il est distant de 4 kilomètres. Celle-ci est partagée en deux parties par le banc de Matoc, dernier vestige d’une île étendue que la lame a dévorée.

Vous pouvez, pour revenir, faire une tournée en longeant le littoral septentrional ; le batelier vous indiquera les villages de la côte : Piquey, à 7 kilom. du phare ; Arès, situé à l’extrémité septentrionale du bassin, à 10 kilom. de Piquey. Il part d’Arès une route agricole rejoignant la voie ferrée à la station de Facture (25 kilomètres). Vous apercevez successivement, à 4 kilomètres d’Arès, Andernos, puis à 7 kilom. plus loin, Lanton, où commencent les marais salants que l’on côtoie pour gagner Audenge (4 kil. de Lanton). Pour revenir en barque au point de départ, c’est à Lanton que l’on s’arrête. Si vous voulez rejoindre la voie ferrée pour retourner à Arcachon ou pour gagner Bordeaux ou Bayonne, la barque vous déposera auprès du village de Biganos, distant de 2 kilom. de la station de Facture  — 3 kil. de celle de Lamothe, à laquelle s’arrêtent tous les trains.

Des cartes de grand format, toilées et coloriées voient le jour. En 1864, apparait un « Grand Atlas des chemins de fer » de 17 cartes (françaises et internationales).

Les ouvrages édités par Napoléon Chaix ne concernent pas uniquement les voyageurs. Les marchandises ont elles-aussi droit à des éditions : en 1858, parait pour la première fois un « Recueil général des tarifs de chemin de fer », ce qui permet de faire le calcul complexe des prix. Trimestriel, il forme un volume de près de 900 pages ; puis deux volumes, en séparant les tarifs GV (Grande vitesse) et PV (Petite vitesse).

En parallèle, il édite un « Code annoté des chemins de fer en exploitation » (signé Ernest Lamé-Fleury) puis un « Bulletin annoté des chemins de fer en exploitation ». Ces publications donne de Chaix une image d’éditeur à la fois proche des Compagnies mais aussi indépendant.

Depuis 1847, Chaix édite une publication annuelle : l’ « Annuaire officiel des chemins de fer ». À l’attention des milieux ferroviaires et financiers, il récapitule tous les rapports annuels de Compagnies : données comptables et financières, état des statuts, conventions passées, Composition du conseil d’administration, nom des dirigeants. Il parait en septembre, une fois que ces Compagnies ont publié leur rapport aux actionnaires.

Napoléon Chaix est attaché à son personnel. Il est soucieux de l’état d’hygiène de ses ateliers, des mesures de préservation contre les accidents. Il crée une Société de Secours contre les accidents ainsi qu’une école professionnelle afin d’avoir de bons ouvriers typographes.

En 1865, Albans Chaix 1832-1897 continue le travail de son père. Il crée une caisse de retraite pour ses salariés. En 1872, il institue la participation aux bénéfices (15% des bénéfices nets).

En 1880, une nouvelle imprimerie est implantée à St-Ouen, avec des machines modernes. L’année suivante, Chaix rachète l’Imprimerie Chéret ; par là même, il s’attache les services de Jules Cheret, affichiste.

En décembre 1886, il laisse la direction de l’entreprise à son fils aîné, Alban Chaix[1] 1860-1931.

Même si quelques améliorations ou transformations ont lieu durant tout ce temps, tout ce qui fait le succès de l’entreprise reste l’œuvre du fondateur.

À la suite de son frère, Edmond Chaix 1866-1960 prend la tête de l’entreprise. Il se trouve confronté à la refonte complète des différents indicateurs et livrets suite à la création de la SNCF.

Edmond Chaix édite avec soin les fameux volumes de Géographie Ferroviaire d’Henri Lartilleux. En contrepartie, ce dernier collabore avec l’imprimeur pour Rail et Route, et ensuite Transmondia, et d’un Chaix mondial.

Le “Lartilleux” est la damnation de tous les amateurs de géographie ferroviaire française. De 1946 à 1959, la librairie Chaix édite et réédite son non moins célèbre ouvrage en 4 tomes : La Géographie des Chemins de fer français (SNCF/Réseaux divers/Afrique du Nord/France lointaine). Son intérêt provient d’une part de sa présentation limpide, d’autre part de sa quasi-exhaustivité : à l’époque, la jeune SNCF n’a que tout juste commencé à élaguer le prodigieux patrimoine de lignes dont elle s’est vue confier la sauvegarde et le développement.

Henri Lartilleux aura un successeur en la personne de Bernard Collardey, collaborateur de « La Vie du Rail », puis de « Rail Passion ».

En novembre 1960, Edmond Chaix disparaît à l’âge de 95 ans. Sans succession directe, l’imprimerie continue mais s’englue dans le grand mouvement de concentration et de rationalisation des années 60/70.

Le dernier Indicateur Chaix paraît en 1975, pour la période allant du 1er juin au 27 septembre 1975.

Pourtant, ce n’est qu’en 1981 qu’il en est fini des Éditions Chaix, après plus de 5 ans d’occupations des locaux. Ces locaux et le matériel de l’imprimerie sont vendus aux enchères, et la nouvelle société ne reprend que 47 salariés (sur les 640 du site de St-Ouen).

 

« La famille Chaix et le chemin de fer », Thierry Danglos, Histoire, L’Exploitation, 20 mai 2020

https://argentanwebferro.fr/la-famille-chaix-et-le-chemin-de-fer/

« Une biographie : Henri Lartilleux (1904-1989). L’oeuvre connue et… moins connue d’un polytechnicien », Georges Ribeill, hors-série, La Vie du Rail n° 3650 du 17 novembre 2017, pages 12 à 25

http://www.massifcentralferroviaire.com/Glossaire.htm

Nouveau guide aux Pyrénées, 1859

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30591218/f150.item.r=%22%20Atlas%20chorographiques%20%22.zoom

[1] – Son fils unique, René 1878-1914, mort pour la France.

1893 – France, Andriveau-Goujon – Arcachon, la Teste-de-Buch, Cazau, Etg de Cazau, la Hume, Gujan, Mestras, le Teich, la Mothe, Caudos, Ston de Salles, Salles, Mios, Marcheprime, Canauley, Facture, Biganos

France. Chemins de fer et lignes maritimes

Arcachon, la Teste-de-Buch, Cazau, Etg de Cazau, la Hume, Gujan, Mestras, le Teich, la Mothe, Caudos, Ston de Salles, Salles, Mios, Marcheprime, Canauley, Facture, Biganos

Éditeur  :  Andriveau-Goujon (Paris

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8440667d.r=Andriveau-Goujonfrance%20france?rk=1888421;2

1906 – France kilométrique chemins de fer, Dencède – Arcachon, La Teste-de-Buch, Cazau, la Hume, Gujan-Mestras, le Teich, Lamothe, Facture, Canauley, Marcheprime, Croix d’Hins, Caudos, Lugos, Joué, Belin-Beliet, le Bournet, Salles, Mios, Audenge, Lanton, Taussat, Andernos, Arès, Lège, Lauros , le Porge, Mistre

France kilométrique

Carte indiquant les distances kilométriques sur tous les réseaux de chemins de fer publiée par l’Annuaire Didot-Bottin, dressée… par A. Dencède, Éditeur : impr. de Chanlaire

Arcachon, La Teste-de-Buch, Cazau, la Hume, Gujan-Mestras, le Teich, Lamothe, Facture, Canauley, Marcheprime, Croix d’Hins, Caudos, Lugos, Joué, Belin-Beliet, le Bournet, Salles, Mios, Audenge, Lanton, Taussat, Andernos, Arès, Lège, Lauros , le Porge, Mistre

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53060292f.r=Chanlaire?rk=557942;4

1908 – Chemins de fer, Chaix

  Carte générale des chemins de fer de la France publiée par la librairie Chaix annotée par le “Recueil Avérous”

LIBRAIRIE CHAIX, Éditeur  :  [s.n.] (Bordeaux)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53209994s

 

 

 

 

 

 

1909 – France, Taride – Bassin d’Arcachon, I. des Oiseaux, Cap Ferret, Pte d’Arcachon, la Teste-de-Buch, Cazau, Etg de Cazau, Lamothe, Leyre R., Belin, le Barp, Canau, Facture, Audenge, le Porge, Cal des Etangs, Gde Craste

Carte de France physique et politique avec indication des chemins de fer, canaux, rivières, lignes de navigation, etc. et des itinéraires pour cycles et automobiles, publiée par A. Taride Éditeur (Paris)

 

Bassin d’Arcachon, I. des Oiseaux, Cap Ferret, Pte d’Arcachon, la Teste-de-Buch, Cazau, Etg de Cazau, Lamothe, Leyre R., Belin, le Barp, Canau, Facture, Audenge, le Porge, Cal des Etangs, Gde Craste

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53061911p.r=canaux?rk=85837;2

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Raphaël

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