1838 – Atlantique, Lizars – Arcachon B.

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Carte détaillée de l’océan Atlantique

William-Home Lizars (1788-1859)  sculpteur, Edinburgh Atlas.

Arcachon B.

Les Lizars sont une famille écossaise de graveurs et d’imprimeurs qui ont produit de nombreuses vues et cartes. Daniel Lizars Sr. (1754-1812) est fils de cordonnier, mais il fait son apprentissage avec Andrew Bell, un imprimeur et graveur. Lizars installe ses propres imprimeries près de la cathédrale Saint-Gilles à Edimbourg et embauche ses propres apprentis, dont George Bartholomew, dont le fils John va fonder l’importante entreprise de cartographie connue plus tard sous le nom de John Bartholomew & Son Ltd. 

Daniel Sr a trois fils : Daniel Jr., John et William Home ; il a également une fille, Jane Home qui épouse Sir William Jardine.

Daniel Jr (1793-1875), le plus jeune des garçons, fait son apprentissage dans la boutique de son père aux côtés de George Bartholomew. À la mort de son père en 1812, Daniel Jr reprend une grande partie de l’entreprise, l’étend et se spécialise dans les cartes. Cependant, l’entreprise fait faillite en 1832 et Daniel émigre au Canada.

John Lizars (1792-1860), le deuxième fils, étudie la médecine et devient professeur de chirurgie au Royal College of Surgeons d’Édimbourg, ainsi que chirurgien principal à la Royal Infirmary d’Édimbourg.

William Home Lizars (1788-1859), l’aîné, fait également son apprentissage dans la boutique de son père. Après avoir appris la gravure, William entre à la Trustees’ Academy pour apprendre auprès de John Graham. C’est un peintre et un artiste de talent. À la mort de son père et après le départ de son Daniel Jr, il continue à imprimer et invente une méthode de gravure qui ressemble à la gravure sur bois.

Lizars rencontre John James Audubon à Edimbourg en octobre 1826. Commence alors une période intense où Lizars aide Audubon à rencontrer des sommités d’Édimbourg susceptibles de lui être utiles : Robert Jameson, David Brewster et James Wilson notamment. Lizars fait peindre un célèbre portrait d’Audubon (maintenant à la Maison Blanche), par John Syme, dans son manteau en peau de loup, fin novembre 1826 ; le jour suivant, il rencontre George Combe (1788-1858) et d’autres phrénologues (étude du caractère d’après la conformation externe du crâne).

Quand John James Audubon, tentant de lancer son projet « Birds of America », a des problèmes avec l’entreprise de gravure d’Édimbourg de William Lizars et dont la qualité de son travail ne correspond pas au pouvoir d’achat des Écossais, il vient à Londres pour chercher un nouveau graveur et imprimeur pour son livre. Nous sommes en 1827. Le hasard et la persévérance le conduisent vers Robert Havell senior, qui est intéressé par l’impression des plaques mais n’a ni le temps ni l’énergie pour faire la gravure. Le fils de Havell est aussi graveur, mais les deux sont séparés depuis plusieurs années, alors Robert Sr demande à ses collègues un graveur approprié, et un spécimen de gravure qui lui est montré est parfait. Lorsqu’il demande qui est le graveur, on lui répondu que cela a été fait par Robert Jr. Alors le père invite son fils à rentrer au bercail, et Robert Jr (1793-1878) fait un test de gravure pour Audubon. Audubon est ravi de la gravure, de la coloration et du papier – en fait, il était enthousiaste. Il avait été tellement déprimé par la lenteur des choses à Édimbourg, où les coloristes étaient en grève et Lizars n’avait pas fait une seule échéance.

Les aquarelles originales d’Audubon sont audacieuses et spectaculaires ; elles ont la force et le dynamisme des forêts et des étendues sauvages qu’Audubon a parcourues. L’interprétation des images par Havell Jr est plus subtile : les gravures reproduisent l’audace des aquarelles, mais possèdent maintenant une délicatesse tant admirée par les collectionneurs de l’époque.

Le folio « Birds of America » a été achevé en 1838 et Audubon a invité Robert Jr. à venir aux États-Unis, ce que Robert a fait, ne retournant jamais en Angleterre. Il a fait de la gravure commerciale et des aquatintes pendant une douzaine d’années à New York, mais il a ensuite commencé à peindre des paysages, en particulier de la rivière Hudson. Puisqu’à l’époque il y avait une florissante Hudson River School of Romantic Painters, Robert, par son choix de sujet, s’est retrouvé inclus dans le groupe, ce qui le mettait en assez bonne compagnie, puisque d’autres de l’école comprenaient Frederic Church, John Frederick Kensett, et Albert Bierstadt.

Au début des années 1830, Lizars est répertorié comme opérant au 3 St James Square, à Édimbourg, le centre des imprimeurs de l’époque. Il y vit encore à la fin de sa vie.

Lizars met au point une méthode de gravure qui remplit les fonctions de gravure sur bois, pour l’illustration de livres. Il meurt à Édimbourg le 30 mars 1859, laissant une veuve et une famille. Il est enterré dans le cimetière de St Cuthbert à l’extrémité ouest de Princes Street. Son frère John Lizars, chirurgien (mort en 1860) repose avec lui. La tombe se trouve sur le petit monticule, au sud-ouest de l’église.

Lizars a pris une part active à la fondation de la Royal Scottish Academy.

 

https://www.raremaps.com/gallery/detail/48760/chart-of-the-atlantic-ocean-lizars

https://www-raremaps-com.translate.goog/mapmaker/1531/William_Home_Lizars?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=nui,sc

https://en.wikipedia.org/wiki/William_Home_Lizars

https://www.audubon-prints.com/copper-the-engravers-canvas/

http://www.avictorian.com/Lizars_William_Home.html

https://www.lindahall.org/robert-havell-jr/

Raphaël

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