1761 / 1770 – Calcul de la longitude ; le Maître des Horloges – la Tête de Buch, Ground of Arcachon, Arcachon Bason, Bassin d’Arcachon, Cap Feret, C de Honot, Vieil Pile

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1703 – Europe, Nolin – C de Honot, Vieil Pile

L’Europe divisée en ses grands Etats subdivisés en provinces

par Jean-Baptiste Nolin, (1657?-1708). Éditeur :  J.-B. Nolin (Paris)

C de Honot, Vieil Pile

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8439751d.r=europe%20divis%C3%A9e%20en%20ses%20grands%20%C3%A9tats?rk=21459;2

Le méridien de Ferro (ou méridien de l’île de Fer)

Voici, en 1583, la définition du terme méridien dans la langue savoureuse de Jacques Devault, pilote du Havre de Grâce : « Méridien est une ligne qui se imagine de l’un des polles du Monde à l’autre et passe droict par dessus nostre teste auquel le soleil en y arrivant faict midy à tous ceulx qui habittent desoubz icelle ligne ». Le grand astronome Laplace écrit plus clairement en 1824 : « Le premier méridien, grand cercle qu’on se figure décrit sur le globe terrestre pour compter de là les degrés de longitude ».

Ce sont les coordonnées géographiques, latitude et longitude, qui permettent de placer avec exactitude un lieu sur une carte, au point d’intersection de ces deux coordonnées. C’est ce que fait remarquer le mathématicien Oronce Fine (1543) : « Pour ce que sans la vraye longitude et latitude desdictz lieux il est impossible scavoir leur situation et distance et conséquément faire aucune carte géographique ou hydrographique qui soyt bonne et vallable soyt des terres fermes ou des isles nouvellement trouvées et descouvertes par la diligente navigation des modernes et recens hydrographes ».

Au IIe siècle av. J.-C., à la suite de son prédécesseur Marinos de Tyr, dans sa Géographie Ptolémée place le méridien origine dans les îles des Bienheureux, identifiées comme la partie occidentale des îles Canaries, à l’époque le point le plus occidental du monde connu. Ptolémée base alors ses calculs de longitude sur la position la plus occidentale connue, permettant de réaliser des cartes avec des longitudes exclusivement positives.

Ptolémée prend pour origine le grand cercle passant par les îles Canaries, sans préciser quelle île, car il les place du nord au sud sur le même méridien : de cette extrémité du Monde connu alors, il compte les degrés d’ouest en est (en sens inverse du mouvement apparent du Soleil, ce qui ne manque pas de créer une difficulté quand on en vint à étudier le problème de l’heure).

Remarquons que ce méridien de Ptolémée est un méridien théorique et qu’en fait Ptolémée effectue tous ses calculs à partir du méridien d’Alexandrie (en fixant à 60° la distance entre les deux — chiffre très exagéré).

Le méridien de Ferro (ou méridien de l’île de Fer) est un méridien utilisé par le passé comme méridien d’origine en Europe, correspondant à la partie occidentale d’El Hierro, île la plus à l’ouest de l’archipel des Canaries ; il passe par le phare de Punta Orchilla dans la commune d’El Pinar de El Hierro à l’ouest de l’île d’El Hierro.

L’Île de Fer, la Pluvialia ou Ombrios des Anciens, El Hierro, la plus occidentale des îles Canaries, par 17° 40′ de longitude Ouest, et 25° 45′ de latitude Nord ; 22 kilomètres sur 16 ; Chef-lieu Valverde. Sol montueux et volcanique ; forêts, pâturages; oseille, fruits, bons vins eau-de-vie.

En Europe, la Géographie de Ptolémée reste une référence jusqu’aux grandes découvertes maritimes des XVe et XVIe siècles.

À partir du XVIe siècle, les puissances européennes choisissent un méridien d’origine qui leur est propre : l’île de Terceira aux Açores pour le Portugal, Tolède pour l’Espagne, Tenerife aux Canaries pour les Pays-Bas, etc.

Conscient des problèmes posés par cette pluralité de références, Louis XIII réunit en 1634 les plus importants géographes et astronomes d’Europe pour qu’ils s’accordent sur la définition d’un premier méridien unique. Fortement imprégnés des idées de Ptolémée, les savants décident de le situer à El Hierro, alors appelée « île de Fer ». En conséquence, Louis XIII décrète par ordonnance que toutes les cartes et globes terrestres de France doivent utiliser le méridien de l’île de Fer comme référence de l’origine des longitudes. Cette position à l’extrême ouest – à l’extrémité du monde – a l’avantage d’indiquer des longitudes positives commodes pour tout l’Ancien Monde. Bien que ne s’adressant qu’aux géographes de France, cette décision est acceptée par de nombreux géographes européens — en dehors du monde britannique — et utilisée jusqu’au début du XIXe siècle.

L’île de Flores aux Açores est située plus à l’ouest, mais sa découverte européenne ne date que du début du XVe siècle et son appartenance à l’Ancien Monde est alors incertaine.

Depuis l’adoption du système décimal (1792), le méridien de l’île de Fer est remplacé en France par le méridien de Paris placé arbitrairement à 20° 00′ 0″ à l’est du méridien de l’île de Fer, la position exacte de l’île d’El Hierro n’ayant pas été prise en compte lors de l’ordonnance de Louis XIII (le méridien de l’île de Fer passe en réalité à l’est d’El Hierro.).

Le méridien de Paris est supplanté par celui de Greenwich en 1884 (2°20’13,82″ à l’ouest de celui de Paris) en 1911 (depuis 1884 dans d’autres pays) ; conservant celui de Paris pour ses cartes topographiques. Ce 1er méridien, adopté alors par une grande partie des États de l’Europe, n’est plus guère employé au XIXe siècle qu’en Allemagne.

Vers 1890, l’astronome allemand Carl Theodor Albrecht calcule que le méridien de Ferro est situé à 17° 39′ 46.02″ à l’ouest du méridien de Greenwich. Pour les réseaux géodésique d’Allemagne, Autriche et Tchécoslovaquie, la valeur 17° 40′ 00″ est adoptée dans les années 1920, à la fois pour des raisons pratiques et parce qu’il avait été découvert que la longitude du point fondamental de Berlin (au Rauenberg) était erronée de 13.39″. Pour les réseaux géodésiques de Hongrie et de Yougoslavie, la valeur d’Albrecht est utilisée avant de passer définitivement au méridien de Greenwich.

Le méridien de référence défini par l’International Earth Rotation and Reference Systems Service (IERS) également connu comme méridien de référence international (en anglais : International Reference Meridian, abrégé en IRM) ; il est également la référence pour le système de géolocalisation GPS et le système géodésique WGS 84 ; à la latitude de Londres, il passe à une centaine de mètres à l’est du méridien de Greenwich.

Les mesures effectuées aux deux observatoires de Paris et Greenwich dans les premières décennies du XXe siècle ont indiqué un décalage horaire de 9 minutes 20,921 secondes entre ces méridiens (équivalant à un angle de 2°20’13,82″).

L’Institut géographique national dans son système NTF a adopté une valeur légèrement différente : 2°20’14.025″

C’est cet angle qui a été utilisé à une époque sur les cartes de l’IGN. Par exemple, la carte VIII-14 à l’échelle 1/50.000 publiée en 1969 définit ses bords ouest et est aux longitudes 6,20gr (3°14’34”) et 5,80gr (2°52’58”).

À la fin du XXe siècle, l’IGN indique sur ses cartes les coordonnées internationales dans le système cartographique européen ED50 (2°20’16”). Voir par exemple la carte 3541 Est [archive] dont le bord ouest se situe à la longitude 5gr (6°50’16”).

Depuis l’an 2000, la NTF a été remplacée par la norme RGF9374. Ce système est basé sur le méridien de l’IERS (Service international de la rotation terrestre), situé 5.3101″ à l’est du méridien international. La longitude de l’Observatoire de Paris dans le RGF93 est 2°20’11.4909″75. Les nouvelles cartes de l’IGN donnent les coordonnées internationales en bleu dans le système RGF93.

Par rapport au méridien international, le méridien de Paris est donc décalé de 2°20’16.801″.

http://www.cosmovisions.com/histIleFer.htm

« Historique du problème du Méridien origine en France », Lucie Lagarde, Revue d’histoire des sciences, tome 32, n°4, 1979. pp. 289-304

https://www.persee.fr/doc/rhs_0151-4105_1979_num_32_4_1638

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ridien_de_r%C3%A9f%C3%A9rence_de_l%27IERS

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ridien_de_Paris

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ridien_de_Ferro

Premier méridien

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8490547p.r=%22premier%20m%C3%A9ridien%22?rk=42918;4

La longitude

Examinons le problème de la longitude, définie comme la distance en degrés à l’est ou à l’ouest du méridien d’origine.

Le méridien d’origine, défini par une convention internationale, est, on le sait, une courbe imaginaire reliant les deux pôles et passant aujourd’hui par l’observatoire de Greenwich, près de Londres.

Arrêtons-nous un instant sur un point de l’histoire des sciences, capital pour notre propos : avant une invention révolutionnaire du XVIIIe siècle, cartographes et navigateurs sont incapables de fixer la longitude avec le moindre degré de précision.

Ils ne peuvent faire que de grossières estimations – avec des marges d’erreur de plusieurs centaines de milles nautiques -, pour la simple raison que la technologie adéquate n’a pas encore été mise au point.

Le calcul de la latitude n’a jamais posé de tels problèmes : il suffit en effet, avec des instruments relativement simples, de procéder à des mesures angulaires du soleil et des étoiles.

Pour déterminer la longitude, par contre, un équipement d’un calibre supérieur, et complètement différent, pouvant combiner des mesures de positions et de temps, est nécessaire.

Pendant longtemps, l’invention de tels appareils est restée en dehors des capacités de la communauté scientifique, mais au début du XVIIIe siècle, avec l’intensification des échanges maritimes, la mise au point de nouveaux instruments devient affaire urgente.

Selon les termes des historiens Bethon et Robinson, « la solution du problème des longitudes passait avant la vie de chaque homme à bord, avant la sécurité des navires et des cargaisons.

Parvenir à des mesures précises semblait un rêve inaccessible, et ” la découverte des longitudes” devint aux yeux de l’opinion aussi improbable que de voir un jour “les cochons voler” » ou les poules avoir des dents…

En 1707, toute une flotte anglaise sombre sur les rochers des îles Scilly, à moins de quarante milles des côtes… à l’époque la plus glorieuse de la Royal Navy, la perte accidentelle et non au combat, de tant de marins si près de leur port d’attache est une grave humiliation… Deux éminents mathématiciens déclarent publiquement que la catastrophe aurait pu être évitée si seulement les marins n’avaient pas été aussi ignorants de la longitude…

Ce dont les navigateurs ont avant tout besoin est un instrument qui conserve l’heure (du lieu de départ) avec une parfaite exactitude pendant les longs voyages en mer, malgré les mouvements du navire et les variations de température et d’hygrométrie.

En 1714, Isaac Newton déclare devant les membres du très officiel Bureau des Longitudes qu’« Un tel chronomètre reste à inventer ». Sous le choc des événements, le Parlement adopte en 1714 une loi offrant une récompense à quiconque découvrira un moyen pour déterminer la longitude en mer.

De fait, jusqu’alors, les montres sont de grossiers instruments, qui, de manière générale, avancent ou retardent chaque jour d’un quart d’heure ! Par comparaison, aujourd’hui, un chronomètre de navigation, pour être efficace, ne peut se permettre de retarder ou d’avancer d’autant sur plusieurs années.

Ce n’est que dans les années 1720 que John Harrison (1693-1776), horloger anglais de génie, commence à travailler sur une série de projets qui aboutissent à la mise au point d’un tel chronomètre. Son objectif est de gagner la récompense de 20 000 esterlins[1] promise par le Bureau des Longitudes à « l’inventeur de tout moyen pouvant permettre de déterminer la longitude d’un navire avec une marge d’erreur inférieure à trente milles nautiques au terme d’un voyage de six semaines ». Un chronomètre susceptible de remplir cette condition ne doit retarder (ou avancer) que de trois secondes par jour.

Presque quarante ans s’écoulent avant qu’Harrison, mettant au point et testant, année après année, plusieurs prototypes, ne satisfasse aux conditions mises au concours.

Finalement, en 1761, son élégant Chronomètre N ° 4 quitte l’Angleterre à bord de l’HMS Deptford, à destination de la Jamaïque, sous la garde de son fils William Harrison. Le chronomètre d’Harrison utilise un balancier rapide couplé à un ressort spiral (à spires) qui résout pratiquement toutes les difficultés liées aux mouvements du navire. H4, d’un diamètre de 12 cm,  ressemble à une montre de poche et préfigure déjà nos montres bracelets mécaniques. Après neuf jours de traversée, sur la base de calculs rendus possibles par le chronomètre, William annonce au capitaine qu’ils arriveront en vue de Madère le lendemain matin. Le capitaine parie cinq contre un qu’il se trompe, mais il accepte de garder son cap. William remporte la mise : deux mois plus tard, à la Jamaïque, on peut constater que l’instrument ne retarde que de cinq secondes. Le chronomètre d’Harrison a rempli au-delà de toutes espérances les conditions posées par le Bureau des Longitudes. Cependant, à cause de la négligence de la bureaucratie britannique de l’époque, l’horloger ne reçoit les 8750 livres (une partie seulement des 20 000 livres de récompense promises) qu’en 1773, trois ans avant sa mort. Et, vous comprendrez volontiers que ce n’est que lorsqu’il a la somme entre les mains qu’il divulgue les secrets de son invention. En raison de ce contretemps, le capitaine James Cook entreprend son premier voyage de découverte, en 1768, sans chronomètre…

Lors de sa troisième expédition (1778-9), James Cook parvient à cartographier le Pacifique avec une précision impressionnante, fixant la latitude mais aussi la longitude exactes de chaque île et de chaque côte. Avec leurs longitudes exactes, les cartes du Pacifique de Cook doivent être rangées parmi les tout premiers exemples de cartographie « scientifique » de l’époque moderne.

Dorénavant, grâce aux soins de Cook et au chronomètre de Harrison, aucun navigateur n’a d’excuse de ne pas réussir à trouver une île du Pacifique…, ou de faire naufrage sur une côte surgissant de nulle part !

Elles nous rappellent par ailleurs que l’établissement de très bonnes cartes requiert au moins trois ingrédients de base : de grands voyages de découvertes ; un état d’avancement des sciences mathématiques et cartographiques assez poussé ; des chronomètres perfectionnés.

Cette remarquable invention permet aux cartographes de déterminer avec précision les longitudes, une chose que les Sumériens, les anciens Egyptiens, les Grecs, et en fait toutes les civilisations connues ayant vu le jour avant le XVIIIe siècle, avaient été incapables de faire – du moins le croit-on. Partant, il est surprenant et déroutant de voir des cartes beaucoup plus anciennes donner des latitudes et des longitudes avec une précision toute moderne.

https://sens2lavie.com/piris-reis-et-le-mystere-des-cartes-antiques/

Marine : organe de liaison de l’Association centrale des officiers de réserve de l’Armée de mer, dir. publ. G. Debeury, juillet 2015

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k53274581/f46.item.r=%22john%20Harrison%22chronom%C3%A8tre.zoom#

Horloge marine de Berthoud

En 1763, Ferdinand Berthoud, Étienne Camus et Lalande sont désignés par le Roi pour aller étudier à Londres l’horloge marine H4 de John Harrison. Celui-ci montre ses premiers spécimens contre une récompense de 500 livres ; il refuse de montrer son dernier modèle, sa fameuse H4, la plus aboutie. Berthoud s’introduit néanmoins dans les milieux scientifiques anglais et se fait élire le 16 février 1764 « membre associé étranger » de la Royal Society.

En 1764, l’Académie charge deux de ses membres, Duhamel du Monceau et Jean Chappe de mettre à l’épreuve en mer, la montre marine n° 3 de Berthoud[1]. Ferdinand Berthoud apporte personnellement la montre à Brest et assiste à l’épreuve, sur la frégate L’Hirondelle.

En 1765, Berthoud entreprend un second voyage à Londres en 1765, pour rencontrer Harrison par l’intermédiaire de Heinrich von Brühl, ministre de Saxe, mais essuie un nouveau refus : Harrison exige la somme rédhibitoire de 4 000 livres pour présenter la description de sa montre. C’est finalement l’horloger anglais Thomas Mudge qui lui décrit le principe de fonctionnement de la montre H4, sans la lui montrer physiquement.

Le 7 mai 1766, Berthoud adresse un mémoire au Ministre de la Marine – Choiseul – exposant ses projets d’horloges marines n° 6 et n° 8, selon la technique anglaise et assortie de deux revendications : une pension de 3 000 livres en compensation de son travail passé sur les précédentes horloges marines et en prévision des frais qu’il estime pour la réalisation des deux nouvelles, et le titre d’horloger mécanicien du Roi et de la Marine. Le 24 juillet 1766, le Roi accepte de financer le projet de construction des deux horloges marines.

Le 3 novembre 1768, pour s’assurer de la qualité et de l’efficacité des nouvelles montres marines, Choiseul charge Fleurieu et Pingré de les éprouver sur la corvette L’Isis lors d’un voyage aller-retour de Rochefort à Saint-Domingue. Les horloges traversent avec succès les épreuves de ce voyage long de 10 mois.

L’horloge N° 8 aurait pu remporter le prix du Parlement britannique, mais ce prix a déjà été attribué à John Harrison.

En 1769, Berthoud fait venir à Paris, de Couvet (Principauté de Neuchâtel), son neveu Pierre-Louis (dit Louis) Berthoud (1754-1813) pour prolonger sa formation d’horloger et le seconder dans la construction et l’entretien des horloges marines qu’il fournit aux Marines française et espagnole.

Le 1er avril 1770, fort du succès des horloges marines n° 6 et n° 8, Ferdinand Berthoud reçoit le brevet d’Horloger Mécanicien du Roi et de la Marine, une pension annuelle de 3 000 livres et la charge de l’inspection de la construction des horloges marines. Il reçoit une commande royale de 20 horloges marines qui seront rapidement embarquées lors de diverses campagnes maritimes, d’exploration et de cartographie.

Ferdinand Berthoud a donc aussi résolu le problème des longitudes – après Harrison et Pierre Le Roy – comme on l’entendait au XVIIIe siècle.

https://www.horlogerie-suisse.com/horlomag/jsh-histoire/008/des-horloges-marines-de-f-berthoud-et-des-epreuves-qu-elles-subirent-en-mer-jsh-1952-6eme-partie

 

1772 – Océan Atlantique, Claret d’Eveux – Bassin d’Arcachon & Cap Feret

 Nouvelle carte réduite de l’Océan Atlantique

sur laquelle est reportée la campagne de l’Isis effectuée en 1768-69

 Charles-Pierre Claret d’Eveux de Fleurieu (1738-1810). Cartographe

Bassin d’Arcachon & Cap Feret

Charles-Pierre Claret, comte de Fleurieu, est un explorateur, hydrographe et personnalité politique français, né le 2 juillet 1738 à Lyon et mort le 18 août 1810 à Paris. Il est notamment ministre de la Marine sous Louis XVI, membre de l’Institut de France.

Il est le frère du botaniste Marc Claret de La Tourrette. Ils ont pour père Jacques Annibal Claret de La Tourrette. Charles est le dernier fils d’une famille de neuf enfants : la famille Claret de Fleurieu, anoblie par fonction à Lyon, en 1689. Il est, selon l’usage du temps, destiné à l’état ecclésiastique mais, ayant montré de bonne heure de grandes dispositions pour les mathématiques, ses professeurs lui laissent prendre une direction qui résulte évidemment d’une vocation toute particulière : à quatorze ans, il entre dans la marine. Sartine déclare à son sujet : « Il a l’intelligence la plus vaste et la plus élevée que j’aie pu découvrir parmi les marins de l’époque ».

Engagé en tant que garde-marine à la compagnie de Toulon dès l’âge de 13 ans, le 31 octobre 1755, il participe aux campagnes de la guerre de Sept Ans, et prend ainsi part aux combats de Mahon, de Lagos, et des Sablettes qui lui valent successivement les grades de brigadier à la compagnie des gardes de la marine, et d’enseigne de vaisseau. Nommé le 1er juillet 1765 enseigne de port, il est envoyé le 27 du mois à Paris pour étudier l’horlogerie de marine, concurremment avec le célèbre horloger Ferdinand Berthoud. Fleurieu s’adjoint à cet effet Alexandre Guy Pingré, astronome.

Cette entreprise, que protège Choiseul, connait un plein succès. Ces horloges marines qu’il perfectionne avec Ferdinand Berthoud pour les expérimenter ensuite, sont l’objet de luttes sourdes avec Le Roy, horloger du roi. Finalement la confiance est accordée à Charles Pierre et Berthoud. Cette tâche constitue aussi un enjeu politique et scientifique majeur dans la course aux connaissances maritimes engagée avec l’Angleterre.

C’est donc à Fleurieu que l’on doit les premières montres marines fabriquées en France : les essais antérieurs de Julien Le Roy n’ont produit que des instruments imparfaits. Fleurieu lui-même en fait l’épreuve à bord de la frégate Isis qu’il commande pendant le voyage entrepris à ce dessein, par ordre de Louis XV, de l’automne 1768 au 11 octobre 1769.

Lors d’une campagne en mer d’une année, il peut tester la première montre marine à secondes inventée pour faciliter le calcul des longitudes. La montre pratiquement invariable indique l’heure d’après le moment du départ du bateau, comme s’il était resté à quai. Connaissant ensuite, par l’astronomie, l’heure réelle sur le bateau, on peut facilement déterminer sur la carte la position exacte du navire et sa longitude. Le résultat de ses observations est publié en 1773 sous le titre « Voyage fait par ordre du roi, pour éprouver les horloges marines ». On peut citer également parmi ses œuvres majeures le Neptune du Nord ou encore l’Atlas du Cattegat et de la Baltique dont la rédaction lui prend 25 ans.

Nommé lieutenant de vaisseau le 1er octobre 1773, puis inspecteur en second des cartes et plans de la marine, il est promu inspecteur adjoint de l’académie de marine le 15 mai 1776. Présenté au roi, il est nommé capitaine de vaisseau le 5 décembre 1776 et aussitôt après directeur des ports et arsenaux en novembre 1776, fonction créée en sa faveur par Louis XVI. Cette fonction consiste à gérer tout le matériel, les travaux et surtout le mouvement de la flotte. Charles-Pierre occupe ce poste pendant quinze ans.

C’est de cette place qu’il dirige presque tous les plans d’opérations navales de la guerre de 1778 à 1783 contre l’Angleterre, comme ceux de toutes les campagnes de découvertes, telle celle de La Pérouse. Il fait aussi les plans de la guerre d’indépendance des États-Unis.

Nommé par le roi ministre de la Marine et des Colonies le 26 octobre 1790, il souhaite séparer, ainsi que le Roi, la Marine des colonies, mais l’Assemblée est d’un avis contraire et il démissionne le 15 avril 1791.Il est alors nommé gouverneur du Dauphin le 18 avril 1792. Sa présence aux Tuileries le 10 août 1792, où il est resté soutenir le roi, passe inaperçue.

Il a 54 ans lorsqu’il épouse Aglaé-Françoise Deslacs d’Arcambal[2], dont il a trois enfants, un fils mort jeune et deux filles dont Caroline (Madame de Saint-Ouen) assurera la descendance.

Fleurieu est arrêté une première fois le 7 septembre 1793 pendant la Terreur. Il est incarcéré dans la prison des Madelonnettes, rue des Fontaines-du-Temple. Son hôtel de la rue Taitbout est mis sous scellés. Cette arrestation par le Comité de sûreté générale est sans doute la conséquence d’une lettre envoyée par Louis XVI à l’Assemblée Nationale et publiée le 19 avril 1791 dans Le Moniteur universel. Dans cette lettre élogieuse, Louis XVI fait une première demande de nomination de Claret de Fleurieu comme gouverneur du Dauphin. Des gravures ont aussi été offertes par Louis XVI et le Dauphin à Fleurieu, au moment où il était au Temple.

Fleurieu est rapidement relâché faute de preuves. En effet, la loi des suspects autorisant les arrestations préventives n’est pas encore effective. Le 7 décembre 1793, les comités révolutionnaires, mobilisés par la déclaration officielle de la Terreur le 5 septembre 1793, ne disposent pas encore de support juridique.

Fleurieu est assigné à résidence avec sa femme rue Taitbout. Le 21 avril 1794, les révolutionnaires reviennent l’arrêter avec sa femme munis d’un décret d’arrestation du comité. Ils se rendent alors compte qu’il y a erreur sur la personne, le mandat d’arrêt concernant son neveu, Jean-Jacques de Fleurieu. Les révolutionnaires envoient jusque dans l’Ain chercher Jean-Jacques mais ne le trouvant pas, ils reviennent rue Taitbout. Jean-Jacques Fleurieu restant introuvable, le 6 mai 1794, un ordre d’arrestation en bonne et due forme est établi contre Charles-Pierre Fleurieu et sa femme Aglaé, enceinte de deux mois, qui sont placés à la maison d’arrêt de la section révolutionnaire des piques.

Fleurieu est encore en prison trois mois après le 9 thermidor. Le 27 septembre 1793, il écrit un mémoire pour obtenir sa libération, texte retrouvé chez des révolutionnaires. Son affaire est mise en délibéré le 13 octobre 1794 et le couple relâché une semaine plus tard.

Il devient membre du Bureau des longitudes et de l’Institut après la démission de Bougainville en 1795. En 1797 (an V), il est élu député (en fait membre de la Chambre haute, équivalent des actuels sénateurs français) au Conseil des Anciens sous le nom de Claret-Fleurieu. Il y reste deux mois avant d’en être exclu par le coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797).

Il devient membre du Conseil d’État le 24 décembre 1799. Le 30 septembre 1800, il signe un traité d’amitié et de commerce entre la France et les États-Unis à Morfontaine, avec Joseph Bonaparte. Il porte à cette occasion le titre de ministre plénipotentiaire.

Conseiller d’État le 4 nivôse an VIII, il préside la section de la Marine (an IX-180521) et assure à plusieurs reprises entre 1803 et 1804, l’intérim de la Marine. Il est nommé intendant général de la maison de l’Empereur en date juillet 1804, et intendant général de la liste civile impériale le 10 juillet 1804.

Le 24 juillet 1805, il est élu membre du Sénat et nommé grand-officier de la Légion d’honneur. Le 1er août 1805, il est nommé gouverneur du palais des Tuileries et du Louvre ; le 8 septembre 1805 il prête serment à l’Empereur.

Le 2 février 1806, il est l’un des sept sénateurs élus qui entrent dans la composition du conseil d’administration du Sénat pour l’année. Il est nommé conseiller d’État à vie en 1808.

En 1808 il devient comte de l’Empire. Le 7 septembre, Napoléon lui donne mission d’enquêter sur la défaite de Trafalgar.

Il meurt le 18 août 1810 d’une hémorragie cérébrale foudroyante, quelques secondes après avoir embrassé ses deux filles. En récompense de ses services, Napoléon Ier l’honore de funérailles nationales et demande son transfert au Panthéon.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53177402g/f1.item

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Berthoud

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pierre_Claret_de_Fleurieu

[1] – Voir les différents modèles Berthoud : https://www.horlogerie-suisse.com/horlomag/jsh-histoire/009/des-horloges-marines-de-f-berthoud-et-des-epreuves-qu-elles-subirent-en-mer-jsh-1952-5eme-partie

[2] – Quel lien de parenté avec le marquis Deslacs d’Arcambal qui a investi dans les marais salants ?

1775 – Océan Atlantique, Verdun de la Crenne – Bassin d’Arcachon & Cap Feret

Carte réduite d’une partie de l’Océan Atlantique

Jean-René-Antoine de Verdun de La Crenne, (1741-1805). Cartographe

Bassin d’Arcachon & Cap Feret

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53177404c?rk=622320;4

Jean-René Antoine de Verdun, marquis de la Crenne, né le 5 avril 1741 au château de la Crenne à Aucey dans la Manche et décédé le 3 août 1805 à Versailles, est un officier de marine et scientifique français. Il participe à la guerre de Sept Ans et à la guerre d’indépendance des États-Unis. Il termine sa carrière avec le grade de chef d’escadre et prend sa retraite en 1791, pendant la Révolution française.

Jean-René Antoine de Verdun descend d’une ancienne famille anglo-normande, établie en Angleterre et en Normandie dès la fin du XIe siècle. Il est le deuxième fils de René Louis de Verdun, seigneur de la Crenne en Aucey et de Planche Jumelle en Saint-Quentin, et de sa seconde femme Catherine Magdeleine Plessard de Servigny, (née en 1702).

Son père est mousquetaire à cheval de la garde du roi et capitaine général des Garde-Côtes de Pontorson. Son frère aîné, Jacques-Louis (1735-1758) est officier de cavalerie. Il meurt à l’âge de 23 ans.

Verdun entre en 1756 aux Gardes-marine à Toulon, il embarque aussitôt à bord du vaisseau le Guerrier dans l’escadre du comte de La Galissonnière avec lequel il prend part à l’expédition de Minorque et au combat contre l’escadre de l’amiral Byng (20 mai 1756).

Fait deux fois prisonnier, en 1759 et 1762, il passe enseigne de vaisseau en 1763. Blessé grièvement en 1765 lors du bombardement de Larache par l’escadre du comte du Chaffault, il est promu lieutenant de vaisseau la même année, mais doit renoncer à naviguer pendant quelques temps. Il en profite alors pour s’intéresser aux travaux scientifiques de l’époque.

Après avoir mis au point avec Jean-François du Cheyron du Pavillon un nouveau code de signaux tactiques, il rembarque en 1768 avec Cassini pour une expédition scientifique sur les bancs de Terre-Neuve.

Nommé membre adjoint de l’Académie royale de marine en 1771, Verdun prend le commandement de la frégate La Flore, pour un nouveau voyage scientifique. Cette expédition, organisée par l’Académie des sciences, a pour but de tester de nouveaux chronomètres et instruments pour améliorer la mesure des longitudes en mer. Le scientifique Borda, officier en second, l’astronome Pingré, et le peintre Nicolas Ozanne, sont du voyage. Partie de Brest en 1771, la Flore passe aux îles Canaries, à Cadix, aux Antilles, à Terre-Neuve, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Islande et enfin à Copenhague.

Alexandre Pingré rédige le compte rendu de la mission de la Flore, paru en 1778 (2 volumes in quarto) et dont l’original est versé au Dépôt des Cartes et Plans de la Marine ; il reste pour l’Histoire un éminent astronome et un géographe naval de talent.

Le récit du voyage est publiée sous le titre : « Voyage fait par ordre du Roi en 1771 et 1772, en diverses parties de l’Europe, de l’Afrique et de l’Amérique ; Pour vérifier l’utilité de plusieurs Méthodes & Instrumens, servant à déterminer la Latitude & la Longitude, tant du Vaisseau que des Côtes, Isles & Ecueils qu’on reconnoît : Suivi de Recherches pour rectifier les cartes hydrographiques. Par Mrs de Verdun de La Crenne, Lieutenant des Vaisseaux du Roi, commandant la Frégate la Flore ; de l’Académie de Marine établie à Brest ; Le Chevalier de Borda, Lieutenant des Vaisseaux du Roi; de l’Académie Royale des Sciences & de celle de Marine; Et Pingré, Chancelier de Sainte-Geneviève & de l’Université de Paris ; Astronome-Géographe de la Marine, de l’Académie Royale des Sciences & de celle de Marine. »

Cette expédition scientifique est principalement destinée à tester des montres et horloges marines. Après l’expédition de l’Isis en 1768 et 69, cette nouvelle expédition est conçue et financée par l’Académie des Sciences afin d’améliorer encore la mesure des longitudes en mer. À cette occasion, un concours est ouvert, qui permet à des horlogers et autres inventeurs de talents de proposer leurs mécanismes (chronomètres, montres, horloges, instruments de mesure divers …). En fonction des résultats observés sur la fiabilité, la régularité, la précision des instruments testés, une prime sera versée aux inventeurs. La montre de Berthoud n°8 est du voyage (cette horloge a été utilisée par Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec, lors de son second voyage aux Terres Australes de 1773 à 1774) mais elle est hors concours, quant à la Berthoud n° 6, elle navigue à la même époque dans l’Océan Indien.

L’horloge n° 8 est la préférée de Berthoud. Principe : La force qui entraîne le mouvement est produite par la descente d’un plateau lesté de deux poids en plomb. Pour neutraliser les effets du roulis et du tangage, le plateau est guidé entre des colonnes. Il accomplit sa descente en 32 heures. Trois tours de clef suffisent à le remonter pour que l’horloge continue à fonctionner.

La Flore part de Brest en 1771. Elle passe successivement aux Canaries, en Espagne à Cadix, aux Antilles, puis à Saint Pierre et Miquelon et achève son périple scientifique à Copenhague. À son bord, les horloges de Ferdinand Berthoud ont résisté au voyage et ont conservé l’isochronisme avec celles restées à Brest pendant quatorze mois, avec un décalage de quatre ou cinq secondes seulement. Cette mission est un succès et, en récompense, Granchain-Sémerville, astronome-géographe adjoint,  reçoit du roi Louis XV un sextant.

Verdun a ensuite un parcours quelque peu atypique. Il est appelé par Catherine II, impératrice de Russie en 1777, pour une mission de réorganisation de ta Marine Impériale Russe. En 1785, Verdun de la Crenne est nommé commandant de la Station Navales des Antilles, ce qui lui vaut d’accéder au grade de contre-amiral. L’ouvrage qui relate ta mission de la Flore, comprend un certain nombre de cartes dont la Carte Réduite des lies Antilles gravée par Petit. La carte, sera construite selon les spécifications demandées par Claret de Fleurieu. Les apports de la mission de la Flore seront intégrés dans les principales cartes particulières de la Martinique. Notamment celle de Jefferys de 1775, revue et augmentée, par l’atelier de Le Rouge en 1779 puis en 1799.

En 1776, Verdun est fait chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. La même année, à l’occasion d’une campagne scientifique en Baltique à bord de la Tamponne et le Compas, il fait escale à Saint-Pétersbourg, où il est introduit auprès de Catherine II, impératrice de Russie. Il y retourne en 1777, la tsarine l’ayant fait mander pour le consulter sur l’organisation de la Marine française, qu’elle souhaite prendre comme modèle pour la Marine impériale russe.

Nommé membre ordinaire de l’Académie royale de marine en 1777, Verdun reçoit un commandement aux Antilles. Il est promu capitaine de vaisseau en 1779, et reçoit le commandement du vaisseau Le Zodiaque, avec lequel il retrouve Jean-François du Cheyron du Pavillon dans l’escadre de la Manche commandée par le comte d’Orvilliers.

Promu major général des forces navales commandées par le comte d’Estaing en 1780, Verdun reçoit en 1781 le commandement du vaisseau Royal Louis, 110 canons, avec lequel il participe à la guerre d’indépendance américaine dans l’escadre de Beausset, puis devient Major général des forces navales combinées de l’armée franco-espagnole placée sous les ordres de duc de Crillon et Luis de Córdova y Córdova. Le 20 octobre 1782, il participe au combat du Cap Spartel et aux opérations autour de Gibraltar. Il commande à cette occasion la Royal Louis, montée par Beausset.

En 1785, Verdun reçoit le commandement de la station des forces navales aux Antilles, puis est promu contre-amiral en 1786, et nommé chef de division navale à Brest, et enfin chef d’escadre en 1787. Il est nommé membre du Conseil de marine créé à Versailles en 1788. Il quitte le service actif en janvier 1791 et émigre en Espagne.

Rentré en France après la Terreur, il est élu membre de l’Institut national en 1796 à la classe des sciences et des sciences morales et politiques. Il meurt à Versailles le 18 août 1805.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Ren%C3%A9_de_Verdun_de_La_Crenne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Liberge_de_Granchain

http://le50enlignebis.free.fr/spip.php?article5420&id_document=11226

https://www.arts-et-metiers.net/sites/arts-et-metiers.net/files/asset/document/fo_horloge_marine.pdf

http://franpress.blogspot.com/2012/08/sommaire-des-geographes-hydrographes-et.html

Lire : Voyage fait par ordre du roi en 1771 et 1772, en diverses parties de l’Europe, de l’Afrique et de l’Amérique …, Jean René-Antoine marquis de Verdun de la Crenne, Jean Charles de Borda, Alexandre Guy Pingré, 1778

https://books.google.fr/books?id=VuFIAAAAcAAJ&pg=PA28&lpg=PA28&dq=Berthoud+%22montre+n%C2%B08%22&source=bl&ots=q420l1ePsD&sig=ACfU3U1lUZ5qfHCTrtf8QtZFvBa38hLEIg&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiT3L2TgrDwAhUR1BoKHZNWCocQ6AEwAHoECAIQAw#v=onepage&q=Berthoud%20%22montre%20n%C2%B08%22&f=false

1777 – Atlantic, Sayer – Ground of Arcachon, Arcachon Bason, C.Feret

A new general chart of the Atlantic or Western Ocean 

Ground of Arcachon, C.Feret, Arcachon Bason

Robert Sayer (1724?-1794). Cartographe

The détermination of the Longitude as given by the Marine Clocks of Mr Ferdinand Berthoud

Contribution de Charles-Pierre Claret de Fleurieu (1738-1810).

 

Libraire ; marchand d’estampes, de musique et de cartes et atlas. – Fils de James Sayer (1695-1736), avocat à Stockton. Reçu “freeman” de la “Stationers’ Company” de Londres par “rédemption” le 6 sept. 1748, il exerce dès 1745. En décembre 1768, “venu à Paris pour faire le commerce d’estampes indécentes” en compagnie de Thomas Jefferys (1719?-1771), il est surveillé par la police (BnF, ms. fr. 22099, fol. 125-127). Malade à partir de 1791, il s’en remet principalement à ses employés et futurs successeurs Robert Laurie et James White. Dit âgé de 69 ans lors de son décès (Bath, janv. 1794)

De 1745 à 1751, travaille en association avec Philip Overton puis avec la veuve de celui-ci, Mary, qui se remarie en janvier 1747 avec James Sayer, frère aîné de Robert ; de 1774 à 1784 avec John Bennett, son ancien apprenti

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53177407q/f1.item

https://data.bnf.fr/fr/12230994/robert_sayer/

 

1788 – Atlantic, Sayer (1724?-1794) – Arcachon

A new and correct chart exhibiting the whole of the Atlantic or Western Ocean

Robert Sayer (1724?-1794). Cartographe

Arcachon

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53177413b/f1.item

1789 – Atlas, Dezauche – Bassin d’Arcachon

Carte d’Europe

Feuilleter l’Atlas géographique et universel Tome I, Jean-Claude Dezauche, (1745?-1824) (Géographe), (Guillaume Delisle, (1675-1726) (Géographe) et Buache) ; sujet : James Cook (1728-1779)

Bassin d’Arcachon

https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/overnia/view.php?id=/media-dam/CLERCO/carteset/PDF/Atlas_18s_761_Tome_I.pdf

[1] – L’esterlin est une monnaie d’argent ayant circulé en France capétienne et en Angleterre, y compris sur les vastes possessions françaises des Plantagenets, rois d’Angleterre, (Normandie, Anjou, Saintonge, Poitou, Aquitaine, Guyenne) et demeurée monnaie anglaise après son interdiction en France par Saint Louis, qui avait réintroduit la monnaie d’or sur le territoire du royaume de France (source Wikipedia)

1812 – Carte générale de l’Europe où l’on voit le départ et le retour du capitaine Cook – la Tête de Buch

Carte générale de l’Europe où l’on voit le départ et le retour du capitaine Cook

dressée par Eustache Hérisson, (1759-18..). Éditeur : Basset (Paris)

la Tête de Buch

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53092958r.r=cook?

Bureau des longitudes

Créé le 25 juin 1795, le Bureau des longitudes – tandis que le problème de la longitude à la mer, solutionné depuis à peine plus de trente ans, n’est pas encore maîtrisé par tous les navigateurs au long cours -, est notamment chargé de la rédaction de la Connaissance des temps en lien direct avec la question du méridien origine.

Le bureau qui est installé de nos jours dans les locaux de l’Institut, quai Conti, a alors sous sa responsabilité l’Observatoire de Paris.

Parmi les dix membres fondateurs du Bureau des longitudes, il y a d’abord des astronomes, avec Joseph-Jérôme Lefrançais de Lalande et Pierre-Simon de Laplace dont on connaît le rôle majeur dans l’histoire de la compréhension de la marée. Laplace est également l’un des fondateurs du système métrique décimal, comme Jean-Baptiste Delambre qui s’est aussi beaucoup investi dans la mesure de la méridienne avec Pierre-François Méchain, faisant œuvre de géodésiens.

Méchain est par ailleurs le seul véritable ingénieur hydrographe de terrain avant la Révolution française. Il a notamment assisté un autre membre fondateur du Bureau des longitudes, Jean-Dominique II Cassini, lors de la mesure de différence de longitude entre les méridiens origine de Paris et de Greenwich. Cette opération remarquable est réalisée avec le tout nouveau cercle astronomique de Jean-Charles de Borda. Borda que l’on retrouve parmi les dix premiers sociétaires du bureau, tout comme le circumnavigateur Louis-Antoine de Bougainville. Restent le mathématicien Joseph-Louis Lagrange, le fabricant d’instruments d’optique Noël-Simon Caroché et le géographe Jean-Nicolas Buache.

Le premier procès-verbal du Bureau des longitudes, établi le 7 Messidor an III de la République (25 juin 1795) et daté du 18 Messidor an III de la République (5 juillet 1795), est signé de haut en bas par Borda, Lalande, Lagrange, Laplace, Caroché et Buache.

Jean-Nicolas Buache est le seul géographe parmi les dix membres initiaux du Bureau des longitudes. La géographie de position est alors en plein essor, toutes les cartes marines et terrestres devant être corrigées des longitudes qu’on ne cesse de calculer ou de recalculer avec précision.

Pour illustrer les instructions de Fleurieu à La Pérouse, rédigées pour le compte de Louis XVI, la carte manuscrite de l’océan Pacifique est dressée par Jean-Nicolas Buache en 1785, puis dessinée par Beautemps-Beaupré sous sa direction au 1 : 10 000 000. Compilant l’état des meilleures connaissances du Pacifique après les trois voyages de Cook dont les routes figurent, elle est en trois sections – septentrionale, équatoriale et australe -, de deux feuilles chacune, soit six feuilles format grand-aigle pour l’ensemble. Cinq exemplaires de la carte sont réalisés. Ils sont destinés à Louis XVI, au ministre de la Marine de Castries, à Fleurieu, à La Pérouse et à Fleuriot de Langle, les commandants des deux navires de l’expédition.

Plus d’informations …

Bureau des Longitudes, Olivier Chapuis, À la mer comme au ciel, Presses de l’Université de Paris Sorbonne, 1999

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/culture/histoire-de-la-marine/deuxieme-bureau-7ee906b9-a2ec-1743-bdb1-20ccd94f61d7

Raphaël

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