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Maison « Bestaven »

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Au nord de la place Thiers, nous trouvons la maison « Bestaven ».

Quels sont ces Bestaven ?

Est-ce le négociant Jean Bestaven, né le 24 décembre 1730 à Saint-Paul-en-Born, et décédé le 31 janvier 1795 à Sanguinet ou à Saint-Paul-en-Born ?

Pour la petite histoire, il s’est marié trois fois :

L’union Daisson-Bestaven, après plusieurs années de mariage, reste stérile ;  quand, voilà pas que la dame Daisson met au monde, à 44 ans, une petite fille prénommée Anne-Élisabeth 1797-1865, laquelle vient à point nommé pour ravir à un neveu empressé, Pierre Dejean, le patrimoine Daisson. Or, le couple Daisson est quasiment séparé, et de notoriété publique Auguste Daisson est malade ; de surcroit, à lire entre les lignes du « Précis pour le curateur d’Anne-Élisabeth Daisson », Auguste Daisson est soupçonné d’impuissance !

Anne Élisabeth Daisson se marie le 12 mai 1813, à La Teste-de-Buch avec Pierre Edmond Dignac 1775-1838 ; les jeunes mariés s’installent Place Tournon, dans l’hôtel Daisson (Maison Lalanne), et donnent naissance à Pierre Eugène (1817) et Timothé (1819).

Le 17 prairial an III, Jeanne Lafargue demande à Me Castaignède de régler la succession de Jean Bestaven : Jeanne Lafargue, veuve Bestaven quand vivait négociant à St-Paul-en-Born, agissant au nom de mère et administratrice de Dominique et Marie Bestaven leurs enfants, et Pierre Daisson, négociant à La Teste au nom de Marie Anne Bestaven sa femme, fille d’un premier mariage dudit feu Bestaven, les deux agissant encore comme exécuteurs testamentaires dudit Bestaven ainsi qu’il résulte de son testament devant Castaignède père du 10 janvier 1787.

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Ou la maison Bestaven est-elle la propriété de son fils Dominique Bestaven (ci-dessus) ?

Il est né le 27 août 1779 à Saint-Paul-en-Born, décédé le 24 février 1823 à Dax, marié le 5 décembre 1804 à La Teste-de-Buch, avec Marie Pauline Peyjehan 1784-1835 dont sont issus :

Signalons que durant la deuxième guerre mondiale M. André Jacques Vareille, commandant du grouppe FFI de La Teste le 1er juillet 1943, un résistant de « haut rang » habite cette maison.

Le groupe Grégoire a reçu pour mission de sauvegarder ce qui peut l’être dans la base de Cazaux, d’y récupérer des armes, de surveiller la voie ferrée La Teste-Cazaux par laquelle passe presque tout le trafic militaire et, le cas échéant, de s’opposer aux mouvements des troupes allemandes. C’est donc le 22 août 1944 au soir, que des F.F.I. testerins prennent la route de Cazaux. « Nous devions être une douzaine », se souvient José Diégo qui cite des noms : « Vareille, Villetorte, Lesgoire, Etchebelbert, dit Béber, Desclaus, dit Pinète, Diris, l’ancien secrétaire de mairie et bien d’autres ». Leur premier travail est de couper la route avec des troncs d’arbres. Puis ils passent un petit bout de nuit en s’entassant dans le chai exigu de la maison de la garde-barrière du pont de Saous. C’est là que, vers les six heures du matin du 23 août, ils se mettent en devoir d’attaquer le train allant vers La Teste qui, malgré les circonstances, circule encore. Je vous épargne la suite car elle est… tragique !

André Jacques Vareille, ingénieur (il codirige une entreprise de dépannage maritime à Arcachon) , est maire de La Teste de 1944 à 1945 jusqu’à l’élection du forgeron Clément Ramon.

Après la Libération, Vareille est président de la Délégation spéciale, nommé par arrêté du Commandement régional des FFI en date du 30 août 1944 en remplacement du conseil municipal dissous. Il décède en1985 et alors qu’il réside au Moulleau villa Briséis, 16 allée des Arbousiers.

https://gw.geneanet.org/cloranne?lang=fr&pz=clotilde&nz=robert&p=dominique&n=bestaven [7]

https://shaapb.fr/wp-content/uploads/files/SHAA_096.pdf [8]

https://shaapb.fr/wp-content/uploads/files/SHAA_072_opt.pdf [9]

https://bassin-paradis-academie.com/2016/05/17/rencontres-19-avec-des-resistants-locaux-iii/ [10]

 

Voir video https://slideplayer.fr/slide/5391516/ [11]